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policiers- thrillers

Apnée noire de Claire FAVAN

Genre : Policier

 

Quatrième de couverture :

« Vêtue d’un pyjama en satin écru, la jeune femme repose dans une baignoire remplie, en position de fœtus inversé. Ses mains et ses chevilles sont étroitement liées derrière son dos et elle flotte encore avec un soupçon de grâce ».

 

A Columbia, sur la côte Est des Etats-Unis, c’est la scène macabre que découvre le lieutenant Sandino. Officier intègre, c’est aussi un homme brisé depuis la disparition de sa famille.

Pour mener cette enquête, il doit collaborer avec Megan Halliwell, l’agent du FBI qui a permis l’année précédente l’arrestation de Vernon Chester, un tueur psychopathe qui vient d’être exécuté. Très vite pourtant, il apparait que ce dernier meurtre présente des ressemblances troublantes avec les crimes commis par Chester. Comment est-ce possible ? Tandis que Megan n’ose imaginer le pire, une erreur judiciaire, Sandino se concentre sur certaines incohérences. De discordes en silences la relation des deux policiers évolue, alors que chaque jour le tueur semble se rapprocher d’eux, omniprésent et insaisissable…

 

Ce que j'en ai pensé :

Un duo d’enquêteurs très classique avec un policier alcoolique rongé par ses démons et l’agent du FBI sans aucun tact, aux dents longues. J’ai beaucoup aimé Vince Sandino, broyé par la culpabilité suite à la mort de sa femme, Janice et de sa fille, Laura lors d’un braquage ayant mal tourné et qui noie sa détresse dans la bouteille, en espérant les rejoindre au plus vite. Avec cette série de meurtres ressemblant en tout point à ceux de Vernon Chester, exécuté environ un an plus tôt, il semble remonter quelque peu à la surface. A ses côtés, se trouve Megan Halliwell, une carriériste antipathique, caractérielle et prête à écraser tout ce qui lui fait obstacle. Elle se sert des hommes comme d’ascenseurs sociaux ou professionnels et les jette comme des mouchoirs usagés une fois qu’ils n’ont plus aucune utilité pour elle. Malgré cela, on sent également des failles en elle et cette enquête fait ressurgir les doutes…

J’ai beaucoup aimé le début, je me suis tout de suite attachée à Vince, beaucoup moins à Megan et l’écriture de l’auteur m’a plu d’emblée. Puis, l’intrigue prend une tournure moins plaisante. Je n’y ai pas cru un instant. Pire, déjà que je n’aimais pas trop Megan, là elle devient carrément ridicule. Quand je lis un policier, j’aime les solutions très terre à terre, cohérente, plausible or, ici, j’ai eu l’impression que la théorie de Megan sortait de nulle part, comme un cheveu sur la soupe, elle ne tenait sur rien ou pas grand-chose et ma réaction a oscillé entre l’éclat de rire moqueur et l’énervement. Après ça, difficile pour moi d’accrocher au reste de l’histoire. Je l’ai donc lu en diagonale dans un premier temps et me suis vraiment demandé si j’allais la reprendre. Finalement, oui et j’ai accroché de nouveau au moment où Vince prend les choses en main, où il mène sa propre enquête, en solo mais je n’étais déjà plus tout à fait là. Ça me fait un peu l’effet d’une rencontre ratée, d’autant que j’avais lu auparavant de nombreux avis positifs sur ce livre… Peut-être avais-je mis la barre trop haut mais je crois sincèrement que c’est cette tournure prise par les événements qui m’a refroidi. Ça reste néanmoins une lecture correcte et j’ai très envie de retenter ma chance avec l’auteure avec Le Tueur intime, en espérant ne pas être déçue…

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Le Mystère Sherlock de J.M. ERRE

Genre : Policier

 

Quatrième de couverture :

(…)

Parmi les [huit professeurs] réunis à l’hôtel Baker Street, un seul aura l’immense honneur d’être nommé titulaire de la première chaire d’ [holmésologie] de la Sorbonne. Et quoi de mieux, pour passer ces profils à la loupe, qu’un bon crime à résoudre ? Qu’importe le cadavre, pourvu qu’on ait l’indice ! Meurtre, motif, trahison, rebondissement, suspense et humour (anglais) : « Elémentaire, mon cher Watson ! ».

 

Ce que j'en ai pensé :

Un livre et un auteur complétement déjantés avec des personnages tous plus farfelus les uns que les autres entre le professeur Gluck, qui entre dans la peau des héros de roman, le vieux Bobo totalement gâteux et sénile, la rivalité entre la bimbo, Eva et celle qui l’a précédé dans le même rôle quelques années plus tôt, Dolorès, l’hystérique, le séducteur McGonaghan, imbu de sa personne, le cocaïnomane qui entend la voix de Sherlock, Perchois, etc… et leur amour passionné pour Sherlock Holmes qu’ils connaissent (ou croient connaître) sur le bout des doigts, ça ne peut être qu’une bonne lecture au petit goût de « j’y reviendrai ». L’écriture est fluide, le ton drôle car les mots d’esprit et les références littéraires fusent, l’auteur n’hésite pas à mettre ses personnages dans des situations loufoques et s’amuse avec les codes du roman policier. D’ailleurs ce huis clos où les protagonistes sont tués les uns après les autres n’est pas sans rappeler les Dix Petits Nègres d’Agatha Christie et l’on sent le travail de documentation derrière concernant notamment le canon holmésien et les pastiches qui ont suivi. J’ai beaucoup aimé les extraits de Sherlock Holmes pour les nuls où l’on retrouve l’humour noir et l’ironie d’Audrey Marmouzin, la journaliste du roman et principale narratrice et l’intrigue n’est pas en reste. Elle offre une énigme digne du détective anglais et le commissaire Lestrade (tiens tiens, ça me dit quelque chose ^^) en est le digne héritier ! La fin remet bien des choses en perspective. Et si…

Bref, un bon roman français à l’humour très British, il fallait oser ! C’est aussi un bel hommage au personnage de Conan Doyle, très présent du début à la fin du récit. Pourtant, sous couvert d’humour, les universitaires et leur ambition démesurée qui les pousse à tous les coups bas pour obtenir une chaire bien en vue et leur hypocrisie en prennent pour leur grade.

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Le Colporteur et la mort de Kate SEDLEY

Genre : Polar historique

Série Les Enquêtes de Roger le colporteur :

1. Le Colporteur et la mort

2. La Cape de Plymouth

3. La Corde au cou

4. Les Saints innocents

5. La Chanson du trouvère

6. Un Cruel Hiver

7. La Combe du Nocher

8. La Fortune de l'échevin

...

 

Quatrième de couverture :

Trop curieux de la vie pour se satisfaire de la discipline monastique, Roger choisit de se faire marchand ambulant pour arpenter les chemins du monde. Malgré son jeune âge, le colporteur a plus d’un tour dans sa besace et, mieux que marottes ou colifichets, c’est un profond sens de l’observation et de l’analyse qu’il va mettre au service des heurs et malheurs de ses contemporains. En cette fin du XVè siècle, alors que la guerre des Deux-Roses déchire l’Angleterre, ce ne sont pas de minces atouts. Pour ce digne descendant de frère Cadfael, auquel on l’a souvent comparé, Kate Sedley réinvente et reconstitue les faits divers de l’époque haute en couleur où le Moyen-Âge anglais vit ses derniers instants.

 

Ce que j'en ai pensé :

Je vais tout d’abord reprendre un peu le résumé qui ne dit pas grand-chose (mais c’est toujours mieux que de trop en dire ^^) : Roger vient de quitter l’abbaye de Glastonbury où il ne se sentait pas à sa place, pour se faire colporteur. Un jour où il se trouve à Bristol pour vendre ses produits, il fait la rencontre de Marjorie Dyer, servante de l’échevin Weaver, qui lui raconte la disparition mystérieuse du fils de son maître, Clement. Plein d’espoirs, l’échevin charge alors Roger d’enquêter sur cette affaire une fois qu’il sera à Londres, ville où ont eu lieu les faits. Le colporteur reprend alors la route et une fois à destination, s’acquitte de sa tâche, complétée par une autre disparition dans des circonstances similaires.

L’intrigue se déroule dans une période troublée : celle qui oppose les Lancastre aux York, les deux familles royales rivales. C’est une période que je ne maîtrise pas du tout et j’avoue que ça m’a posé problème. J’ai donc fait quelques recherches sur Wikipédia avant de me plonger dans le récit. Un arbre généalogique des personnages historiques ayant existé en début d’ouvrage ainsi que quelques notes sur le contexte en fin d’ouvrage n’auraient pas été de trop, bien au contraire. Leur absence se fait cruellement ressentir pour qui en connait peu ou pas du tout sur la Guerre des Deux-Roses, même s’il ne s’agit que d’un contexte qui n’a pas vraiment de lien avec l’intrigue principale.

Ensuite, avant d’entrer véritablement dans le cœur du sujet : la disparition de Clement Weaver qui est rapidement évoquée au début, il faut attendre un bon moment, le temps que notre héros se rende de Bristol à Londres, ce qui tarde à arriver. J’ai souvent trouvé le temps long. Ses pérégrinations comme la visite de Saint Thomas à Cantorbéry ne sont pas des plus intéressantes. Je me suis ennuyée et n’eut été le peu de pages que compte ce livre, je l’aurais sans doute abandonné, d’autant que les indices laissés par l’auteur nous amènent très vite à deviner l’identité du coupable. L’enquête manque de finesse et arrivée au bout, me reste une impression de « tout ça pour ça ». Mouais, bof. Je n’ai pas vraiment aimé ce polar historique. J’en ai un autre de la série dans ma Pal, La Fête des moissons, le 11ème de la saga, reçu en cadeau pour deux livres de l’éditeur achetés, ce qui m’a poussé à acheter le premier d’occasion, histoire de ne pas me sentir perdue, surtout dans la vie de Roger puisque chaque enquête est indépendante des autres. J’avoue qu’il (La Fête des moissons) me tentait davantage que celui-ci et peut-être aurais-je dû m’écouter et commencer par lui. J’essayerai tout de même de le lire mais pas tout de suite. J’espère qu’il sera meilleur que Le Colporteur et la mort dont les imperfections sont peut-être dues au fait qu’il s’agit du premier…

Bref, une lecture peu concluante…

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Mort aveugle de Karin SLAUGHTER

Genre : Policier

 

Quatrième de couverture (un peu modifié par mes soins car très inexact) :

La jeune Sara Linton est pédiatre et, à l’occasion, médecin légiste à Grant County, une paisible bourgade du Sud des Etats-Unis. Un jour, elle découvre Sibyl, la sœur aveugle de [Léna, une inspectrice de la ville], violée et sauvagement mutilée…

Tout semble indiquer qu’un fanatique religieux s’apprête à instaurer la terreur dans cette petite ville où de vieilles haines racistes ressurgissent.

L’enquête piétine et certains habitants souhaitent faire justice eux-mêmes. D’autant [que dans le même temps, une étudiante, Julia Matthews, a disparu du campus. S’agit-il du même homme ou a-t-on affaire à deux enquêtes bien distinctes et donc deux criminels qui sévissent dans la même ville ?] (…)

 

Ce que j'en ai pensé :

J’étais pressée de débuter cette autre série d’une auteure que j’ai découverte il y a peu avec Irréparable, qui met en scène l’agent Will Trent du GBI et Faith Mitchell.

Dans Mort aveugle, le décor n’est pas très éloigné puisque l’on reste en Géorgie mais Grant County n’a rien à voir avec Atlanta. C’est une petite ville du Sud, avec ses préjugés bien implantés et qui ont la vie dure, où tout le monde se connait et où les rumeurs vont bon train. On y fait la connaissance de Sara Linton, médecin légiste, très froide au premier abord, et Jeffrey Tolliver, son ex-mari, chef de la police locale, beaucoup plus sympathique, ainsi que de son équipe dont Léna Adams, sœur de la première victime, une petite teigneuse, toujours sur la défensive, qui réagit au quart de tour et n’aime personne. Un portrait peu flatteur, certes, vous comprendrez donc qu’il m’a fallu un certain temps avant de véritablement m’attacher à ce duo (car pour Léna, ce n’est toujours pas gagné, même après ce qui lui arrive dans les dernières pages). Ce n’était pas acquis d’avance mais progressivement, on rentre dans leur univers et leur intimité, on apprend à mieux les connaitre, on comprend leurs réactions, à la lumière de leur vécu. Ici encore, la vie privée des enquêteurs prend une grande place mais l’enquête n’est pas négligée pour autant, même si elle prend son temps avant d’être dénouée, dans les toutes dernières pages. Impossible donc de mettre le doigt sur l’identité du tueur tant que l’auteur ne lâche pas elle-même l’information. Il faut donc accepter de se laisser porter. Mon gros bémol concerne les sévices infligés aux victimes, difficilement supportables. J’ai souvent eu l’impression de tomber dans la surenchère, l’auteure en faisant beaucoup trop à mon avis, ce que je n’avais pas noté dans Irréparable. Peut-être est-ce dû au fait qu’il s’agit d’un de ses premiers romans, elle n’avait pas encore appris à doser ou peut-être que cela tient au fait qu’un des personnages principaux est légiste, les faits étant présentés de manière plus cliniques, impression que j’ai également ressentie lors des passages à la morgue, pendant les autopsies. On est parfois à la limite du dégoûtant, tombant presque dans le glauque. A ne pas mettre entre toutes les mains donc…

  

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La Princesse des glaces de Camilla LÄCKBERG

Genre : Policier

Série Erica Falck et Patrick Hedström :

1. La Princesse des glaces

2. Le Prédicateur

3. Le Tailleur de pierre

4. L'Oiseau de mauvais augure

5. L'Enfant allemand

6. La Sirène

7. Le Gardien de phare

8. La Faiseuse d'anges (à paraître le 4 juin 2014)

 

Quatrième de couverture :

Erica Falck, trente-cinq ans, auteur de biographies installée dans une petite ville paisible de la côte ouest suédoise, découvre le cadavre aux poignets tailladés d’une amie d’enfance, Alexandra Wijkner, nue dans une baignoire d’eau gelée. Impliquée malgré elle dans l’enquête, Erica se convainc très vitre qu’il ne s’agit pas d’un suicide. Sur ce point – et sur beaucoup d’autres -, l’inspecteur Patrick Hedström, amoureux transi, la rejoint.

A la conquête de la vérité, stimulée par un amour naissant, Erica (…) plonge dans les strates d’une petite société provinciale qu’elle croyait bien connaitre et découvre ses secrets (…).

 

Ce que j'en ai pensé :

Ne vous attendez pas à un rythme trépidant. L’auteur prend son temps pour installer l’histoire et ses personnages et ménage le suspense en distillant ses indices au compte-goutte par l’intermédiaire de son héroïne, Erica, laquelle a toujours un temps d’avance sur nous. Ceci n’empêche nullement le lecteur d’échafauder des théories sur le fondement de non-dits, d’attitudes chez les protagonistes qui nous poussent à soupçonner bien plus que ce qui n’est dit ou ce qui ne parait. C’est toute une ambiance qui est reproduite : celle d’un petit village suédois, qui vivait jusqu’ici de la pèche mais se trouve contraint de subvenir autrement à ses besoins, par le biais du tourisme balnéaire notamment, où les rumeurs et autres ragots vont bon train comme dans tout petit village qui se respecte. C’est aussi l’ambiance d’une famille ayant enfoui ses secrets au plus profond des membres qui la composent : celle des Carlgren, les parents d’Alex, la victime. Le mystère perce à tous les coins de rue et fait avancer le lecteur, curieux de les mettre à jour même si le temps m’a souvent paru long. Heureusement, les personnages sont sympathiques et très bien rendus, au moins les principaux : Erica et Patrick (car il est dur de s’attacher aux autres : Mellberg est un gros porc grossier et vulgaire, Lucas un sadique qui prend plaisir à tabasser sa femme, Anders est un peintre ravagé, torturé, qui s’applique à s’autodétruire avec une très grande rigueur, quant à Anna et Henrik, ils m’ont plus inspiré de la pitié qu’autre chose, etc…) et leur amourette naissante vient un peu pimenter les choses. L’enquête est très bien ficelée, elle se tient et la révélation finale en surprendra plus d’un ! Il s’agit donc d’un bon polar, malgré sa lenteur…

 

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Fractured de Karin SLAUGHTER

Titre français : Irréparable

Genre : Policier

 

Quatirème de couverture :

When Atlanta housewife Abigail Campano comes home unexpectedly one afternoon, she walks into a nightmare. A broken window, a bloody footprint on the stairs and, most devastating of all, the horrifying sight of her teenage daughter lying dead on the landing, a man standing over her with a bloody knife. The struggle which follows changes Abigail's life forever.

When the local police make a misjudgement which not only threatens the investigation but places a young girl's life in danger, the case is handed over to Special Agent Will Trent of the Criminal Apprehension Team - paired with detective Faith Mitchell, a woman who resents him from their first meeting. 

But in the relentless heat of a Georgia summer, Will and Faith realise that they must work together to find the brutal killer who has targeted one of Atlanta's wealthiest, most privileged communities - before it's too late...

 

Traduction perso et approximative ^^ :

Quand Abigail Campano, femme au foyer d'Atlanta, rentre chez elle de manière impromptue, elle plonge en plein cauchemar. Une fenêtre cassée, une empreinte de pied pleine de sang dans les escaliers et plus troublant encore, l'horrible vue de sa fille adolescente allongée, morte, sur les lieux, un homme debout au-dessus d'elle avec un couteau ensanglanté. La lutte qui suit va changer la vie d'Abigail pour toujours.

Quand la police locale commet une erreur de jugement qui ne menace pas seulement l'investigation mais met aussi en danger la vie d'une jeune fille, le cas est transmis à l'Agent Spécial Will Trent [du GBI, en équipe avec Faith Mitchell, une femme qui lui en veut depuis leur première rencontre.

Mais dans l'implacable chaleur de l'été géorgien, Will et Faith réalisent qu'ils doivent travailler ensemble pour trouver le meurtrier brutal qui s'en est pris à l'une des plus riches et privilégiées des communautés d'Atlanta - avant qu'il ne soit trop tard...

 

Ce que j'en ai pensé :

Il s’agit ici de la deuxième aventure de Will Trent, si j’ai bien tout compris ^^ mais il n’y a aucun souci pour la lire avant ou sans avoir lu la précédente, ce que j’ai fait. Elles sont indépendantes les unes des autres. Je dois avouer que j’ai beaucoup aimé, même si l’enquête concernant la mort et l’enlèvement des deux jeunes femmes passe un peu au second plan, après les personnages, qui sont très fouillés et leurs histoires personnelles. Dans cette affaire, Will va être confronté à son passé immédiat – il doit faire équipe avec l’agent Faith Mitchell dont il a fait tomber la mère dans une affaire de corruption sur laquelle l’avait mis Amanda Wagner, la chef ambitieuse du GBI (un vrai dragon avec qui il vaut mieux être en bons termes car elle ne fait pas de quartier et a fait pleurer plus d’un homme travaillant pour elle et pourtant, elle semble presque maternelle avec lui, protectrice. Presque…) – et lointain – le père d’une des victimes, Paul Campano, n’est autre que la petite brute qui le martyrisait lorsqu’ils étaient tous deux à l’orphelinat. Autant dire qu’il risque de marcher sur des œufs plus d’une fois avec un tel entourage. Le personnage de Will est celui que j’ai le plus aimé. Malgré ou à cause de son passé douloureux, il est très compatissant, en empathie avec les victimes et leurs familles, loin de l’image du flic blasé et désabusé. Il est très intelligent, remarquant des détails ignorés par la police locale. C’est donc lui qui va les mettre sur la bonne voie et prendre l’enquête en mains. Néanmoins, il a du mal à travailler en équipe. Les frictions avec Faith seront donc nombreuses, d’autant qu’elle admet mal d’être laissée à l’écart. Ils vont quand même trouver un terrain d’entente et l’évolution de leur relation est aussi très intéressante. La famille de la jeune fille enlevée a également voix au chapitre, ce qui est appréciable, notamment la mère, Abigail, dont on a le ressenti au cours des différents chapitres.

Concernant l’enquête, le rythme n’a rien d’effréné, l’auteur prend son temps pour tirer les fils menant au coupable. J’ai d’ailleurs trouvé un peu facile le chemin emprunté pour nous conduire jusqu’à lui et avait pressenti son identité assez facilement, même si la suite m’a surprise et captivée.

Un bon policier donc, et une auteure que je relirai. Une fois fermée la dernière page de Fractured, j’ai d’ailleurs très envie de me plonger maintenant dans le premier tome, Tryptique, en savoir davantage sur Will et ses débuts pour ensuite me précipiter sur le troisième, Genesis !

Ce billet participe également au challenge Read in English dont je n'arrive pas à mettre l'image...

 

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Rites de mort d'Alicia GIMENEZ BARTLETT

(L'image est moche, je sais mais c'est la seule où il n'y a pas de blanc sur les côtés ou qui ne fait pas trois mètres de long ^^)

Genre : Policier

 

Quatrième de couverture :

Après son deuxième divorce, Petra Delicado, la petite quarantaine, s’achète une maison avec jardin pour oublier qu’elle végète au service de documentation de son commissariat, et surtout échapper à ses ex-maris qui ne cessent de débouler dans sa vie au moindre prétexte. Un soir, contre toute attente, on l’appelle pour la charger d’une affaire : une jeune fille des quartiers périphériques de Barcelone a été violée et marquée au bras d’un étrange sceau évoquant une fleur. Petra comprend que seul le manque d’effectifs explique qu’on lui confie cette enquête. Surtout quand elle voit qu’on lui désigne un collaborateur apparemment aussi terne que l’inspecteur adjoint Garzon. C’est purtant cet improbable tandem qui, derrière les murs de l’hypocrisie, découvrira une vérité au goût amer.

 

Ce que j'en ai pensé :

Je n’en dirai pas plus sur l’histoire, la quatrième de couverture reprenant très bien le début de celle-ci, sans qu’il soit nécessaire de revenir dessus.

J’ai eu un peu de mal au départ avec cette lecture. Ne vous attendez pas à du polar qui ressemblerait à une série TV à l’américaine. Ici, nous sommes au plus proche de la dure réalité du métier de policier : tout ne va pas à 100 à l’heure avec des rebondissements à la pelle et des retournements de situation abracadabrants permettant de remonter miraculeusement jusqu’au coupable. Petra et Garzon vont devoir retrousser leurs manches, écumer les bars de la ville pour trouver des témoins, éplucher les PV et les fichiers nationaux retraçant les délinquants sexuels, interroger de nombreuses personnes, victimes et suspects potentiels, avant de trouver enfin une piste à suivre. Pas de péripéties à la chaîne donc ni de rythme palpitant. C’est ce qui m’a un peu refroidie, j’avais envie de quelque chose de plus pêchu, plus mouvementé mais, ça n’a duré qu’un temps. Car finalement, j’ai beaucoup aimé le réalisme apporté par l’auteur dans cette enquête et ses personnages principaux, très travaillés psychologiquement parlant et que l’on finit par apprécier, même si ce n’était pas gagné au départ, surtout avec Petra. Propulsée pour la première fois sur le devant de la scène, elle manque cruellement d’expérience et cherche absolument à faire ses preuves, quitte à en faire beaucoup trop. Je l’ai trouvée très agressive, sur la défensive, prête à montrer les griffes à la moindre occasion avec son adjoint, Garzon, au début de l’affaire, parce qu’elle est une femme et qu’elle défend sa place, essaye de s’imposer dans un monde d’hommes, avec tout de même cette idée en tête qu’elle risque de se faire débarquer à tout instant. Quant à son équipier, il est très placide, taciturne, sur la réserve. Attaché aux convenances, pour lui, un ordre est un ordre. Il est très vieux jeu et peu loquace, ce qui le rend d’autant plus mystérieux. Leurs relations sont donc très tendues, dans un premier temps, Petra ne se privant pas de remettre de l’eau sur le feu à la moindre occasion. Mais, on finit par s’attacher à ce duo assez improbable et j’ai beaucoup aimé les voir évoluer, se révéler sous le regard du lecteur et montrer un autre visage. L’auteur nous les montre également dans la sphère privée. On découvre ainsi les deux ex maris de Petra : le premier, Hugo, patriarche dont elle est encore sous la totale emprise et le second, Pepe, pour qui elle est une figure maternelle de substitution. Cela donne lieu à des scènes cocasses, qui donnent le sourire ou font vraiment bien rire, en particulier lorsque Garzon vient mettre son grain de sel ! Je déplore un peu par contre que les victimes ne soient pas mieux décrites : elles restent très impersonnelles et j’avoue que cela m’a un peu choquée, au départ : l’auteur met d’ailleurs très longtemps avant de nous donner leurs prénoms et là encore, elles ne sont pas montrées sous leur meilleur jour. C’est aussi une réalité sociale qui nous est présentée, celle des quartiers populaires et de leurs habitants, fatalistes, mais aussi capables de beaucoup de résilience car habitués aux coups durs. A ce titre, même le coupable suscite une certaine compassion au lecteur mais je ne peux en dire plus…

En bref, même si le début  a été un peu difficile, parce qu’il ne correspondait tout simplement pas à mes attentes, j’ai fini par me laisser porter par l’intrigue et par l’équipe de policiers composée de Petra et Garzon et j’en lirai très certainement d’autres de l’auteur car cette première lecture m’a plutôt emballée, même s’il ne faut pas s’attendre à un rythme soutenu, les personnages et l’intrigue sont bien travaillés. En ce qui concerne le dénouement, j’ai tout de même vu une révélation arrivée bien avant qu’elle n’ait lieu mais le suspense est quand même bien gardé.

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La Maison d'à côté de Lisa GARDNER

Genre : Thriller

 

Quatrième de couverture :

Un fait divers dans une banlieue résidentielle de Boston passionne les médias. Sandra Jones, jeune [professeur de collège] et mère modèle, a disparu. Seul témoin : sa fille de quatre ans. Suspect n°1 : son mari Jason. Tente-t-il de brouiller les pistes ou cherche-t-il à protéger sa fille ? Mais de qui ?

Après Sauver sa peau, une nouvelle enquête particulièrement surprenante de la non moins surprenante D.D. Warren. Vous ne regarderez jamais plus une porte déverrouillée, une fenêtre entrouverte ou une page web de la même façon…

 

Ce que j'en ai pensé :

J’ai bien aimé ce thriller. Néanmoins, je ne l’ai sans doute pas apprécié à sa juste valeur, n’en ai pas pleinement savouré les pages (d’ailleurs, j’ai lu les dernières en diagonale). Quand je l’ai débuté, j’avais envie d’une bonne intrigue policière. Mais, passé quelques pages, l’envie s’est envolée. Je l’aurais peut-être arrêté et remis à plus tard, s’il ne faisait pas également partie d’un challenge et si la curiosité aidant, je n’avais pas été trop loin dans l’intrigue pour être tout de même désireuse de savoir comment tout cela allait se terminer, qui était le coupable, comment il s’y était pris et pourquoi. Du coup, je l’ai continué mais sans réelle motivation. Voilà pour mon état d’esprit du moment qui a bien sûr influé sur ma lecture. Je pense que ce n’était pas le bon moment car il avait vraiment tout pour me plaire : un bon suspense qui ne s’évapore pas en cours de lecture, bien au contraire, plus on tourne les pages et plus l’adrénaline augmente et le besoin de savoir, beaucoup de mystères autour des personnages de Jason et Sandra Jones qui sous des dehors de charmant petit couple sans histoire cachent un lourd passé dont on ne découvre les tenants et les aboutissants qu’à la fin, une intrigue bien ficelée, des suspects à la pelle dont le n°1 n’est autre que le mari avec son attitude froide, glaciale, même si le lecteur lui laisse le bénéfice du doute devant ses pensées révélées dans différents chapitres : est-il sous le choc ? Incapable de réagir car il n’a pas vraiment réalisé ? Cherche-t-il à préserver sa fille, Ree, seul témoin de la disparition de sa mère ? A-t-il autre chose à cacher ? Et notamment le fait qu’il est l’auteur du crime ? C’est difficile à savoir ! En fait, je crois que la froideur des personnages, que ce soit le mari ou l’inspectrice, le commandant D.D. Warren, qui semble focalisée sur le mari, même si elle ne néglige pas les autres pistes, Sandra, Max, etc… n’a pas non plus aidé à une immersion pleine et entière dans l’histoire. Je ne me suis attachée à aucun d’entre eux, n’ai éprouvé aucune empathie pour l’un ou l’autre. Seule Ree m’a touchée, plus humaine, plus sympathique que les autres protagonistes en présence. J’ai aimé voir les rouages du système judiciaire américain, notamment le traitement des délinquants sexuels comme Aidan Brewster et j’ai aussi apprécié que l’auteur aille là où on ne l’attend pas en nous faisant suivre ce personnage pour lequel j’ai également pu éprouver une certaine compassion (mais attention, je ne cautionne pas ses actes, seulement, je trouve que Lisa Gardner amène le lecteur à une certaine réflexion sur le sujet en nous poussant à ne pas tous les mettre dans le même panier, ce que l’on a du mal à faire, au départ, et sans pour autant les « excuser »).

En bref, une bonne lecture qui aurait pu être encore meilleure si ce livre et moi nous étions rencontrés au bon moment et qui m’a tout de même donné envie de lire les autres titres de l’auteur.

Merci à Julie pour avoir bien voulu être ma partenaire de challenge. Pour sa part, elle a lu Le Chant des sorcières Tome 1 de Mireille CALMEL. Vous pouvez retrouver son avis ici.

 

 

La Maison d'à côté de Lisa GARDNERLa Maison d'à côté de Lisa GARDNER

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Jusqu'à ce que la mort nous unisse de Karin GIEBEL

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Genre : Policier

 

Mon résumé :

D’un côté, nous avons un homme : Vincent, la quarantaine, guide de montagne, passionnée par son métier et sa région qu’il aime faire découvrir aux touristes à la belle saison. Facétieux, charmant et séducteur, il sait aussi se montrer dangereux, notamment pour les femmes qui croisent sa route. Il les collectionne, les prend et les jette aussi facilement que des vieilles chaussettes, en représailles de sa femme, Laure, qui l’a quitté pour un autre, sans préavis, en laissant juste une phrase laconique sur son écran d’ordinateur. Depuis, il souffre et fait donc souffrir la gente féminine qu’il considère comme responsable de son malheur. Il a peur de s’engager à nouveau, jusqu’à ce que son attitude provoque la mort d’une jeune femme fragile et manquant d’équilibre psychique.

 

De l’autre côté, Servane, brigadier de la gendarmerie, débarquée de son Alsace natale pour prendre un nouveau départ, faire table rase du passé et se reconstruire. Avec son caractère bien trempé, sa répartie, son mordant, sa fierté dont ce petit côté j’ai-peur-de-rien-ni-de-personne, elle va se lier d’amitié avec le bourreau des cœurs, se montrant tantôt moralisatrice et blessante quand il va trop loin et tantôt maternelle et protectrice lorsqu’il est sur le point de craquer. Un vrai soutien moral.

 

L’auteure prend le temps de nous les présenter, alternant les points de vue de chacun, ce qui les rend encore plus proches de nous, attachants et sympathiques, malgré leurs défauts respectifs.

N’oublions pas le « déclencheur » propre à tout roman policier. Ici, la mort de Pierre, ami d’enfance de Vincent. Accident ? Suicide ? ou meurtre ? Celui-ci penche pour cette dernière hypothèse et va découvrir des secrets enfouis depuis bien longtemps et qui ne demandent qu’à éclater au grand jour, par l’intermédiaire d’un expéditeur anonyme qui semble informé de tous les tenants et les aboutissants mais reste dans l’ombre. Pourquoi ne se rend-t-il pas à la gendarmerie ? Par jeu ? Par peur ? D’autant qu’il semblerait que des personnes d’influence soient mêlées à l’histoire.

 

Ce que j'en ai pensé :

Un roman policier où la psychologie des personnages, leurs motivations et leurs magouilles priment sur l’action. Ce qui est bien, c’est que les héros vivent les choses en même temps que le lecteur, découvrent les éléments du puzzle au même rythme que nous. L’inconvénient, c’est que le tout parait long, très long, trop long. Même les scènes d’action sont ralenties par la description du ressenti de chacun ou de leurs moindres faits et gestes. Ce qui aurait pu être captivant devient vite ennuyeux et lassant. Il me tardait d’arriver à la fin, d’en finir et ce n’est pas non plus mon rythme de lecture qui m’a aidée à changer d’opinion puisque j’ai mis quasiment trois semaines pour le lire, les deux premières avec un bon rhume bien vicieux ! Quant à l’intrigue en elle-même, l’enquête menée par les personnages, elle est tout de même bien retorse et l’auteure nous mène sur des chemins que l’on n’attendait pas. Enfin, si, j’avais une des clefs de l’énigme, je l’ai vu venir mais n’ai pas su comment la relier au reste, certains indices m’ayant mis la puce à l’oreille mais je ne m’attarderai pas dessus, n’ayant pas envie de tuer le suspense. Pour moi, le point fort de ce roman, ce sont véritablement ses personnages, même les seconds rôles comme le clan Lavessières, le père Joseph, Vertoli, Pierre, etc…, très travaillés, peut-être trop au détriment de l’histoire et de l’action. Néanmoins, toutes ces longueurs ne m’ont pas rebutée pour autant et je sais que je reviendrai vers cette auteure à un moment ou un autre !

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Mma Ramotswe détective d'Alexander McCALL SMITH

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Genre : Policier

Série L'Agence n°1 des dames détectives :

1. Mma Ramotswe détective

2. Les Larmes de la girafe

3. Vague à l'âme au Botswana

4. Les Mots perdus du Kalahari

5. La Vie comme elle va

...

 

Quatrième de couverture :

(…) Un beau jour, l’inénarrable « Mma » se jette à l’eau et ouvre à Gaborone, capitale du Botswana, un bureau d’un nouveau genre : la première agence de détectives strictement au féminin. En compagnie de son assistante, Mma Makutsi, Precious Ramotswe déclare la guerre aux belles-filles têtues, aux maris en fuite et aux escrocs sans vergogne.

 

N.B. : Ne lisez surtout pas le début de la 4ème de couv, elle dit n’importe quoi ! Encore une fois, on se demande si les éditeurs (ou ceux qui travaillent pour eux) lisent les livres qu’ils publient avant de l’écrire ! Je l’ai donc supprimé…

 

Ce que j'en ai pensé :

Nous faisons tout d’abord la connaissance de Mma Ramotswe, son enfance joyeuse et choyée auprès d’un père aimant et d’une cousine qui fait figure de mère de substitution, la sienne étant morte trop tôt, son adolescence studieuse et ses débuts au sein de l’agence de transports du mari de la cousine, comme comptable douée, intelligente et observatrice, à qui rien n’échappe. Puis, vient la rencontre avec Note, le musicien aussi beau qu’il est dangereux et qu’elle épousera néanmoins, malgré les réticences d’Obed, son père. Une vie faite de joies et de souffrances. Et cette envie d’ouvrir une agence de femmes détectives. Nous allons donc suivre les débuts de cette création, les premières enquêtes de la vie quotidienne : mari disparu, imposture, escroquerie à l’assurance, infidélités conjugales, filature d’une jeune fille, vol de voiture… et la disparition suspecte du fils de l’instituteur de Katsana comme fil rouge du livre. Des énigmes vite résolues par la vivacité d’esprit et l’intuition de notre héroïne, qui ne s’en laisse pas compter, pleine d’amertume envers les représentants de la gente masculine, volages, inconstants et fourbes, sauf son ami et confident, Mr J.L.B. Matekoni, bien sûr. Vous l’aurez compris, c’est elle qui fait tout le charme de cette lecture, par son tempérament de feu, son petit côté pète-sec et rentre dedans. Elle n’est pas non plus dénuée de générosité et d’attentions envers ceux qui, comme elle, ont connu la souffrance et elle tente de leur apporter du réconfort. Point de sang, de meurtres, ou autres joyeusetés ici. L’auteur nous fait part du quotidien des habitants de ce pays pacifiste d’Afrique, entre traditions et modernité, avec une touche d’humour. Une lecture agréable, qui m’a fait passer un bon moment. Peut-être y reviendrai-je, lorsque j’aurai envie d’intrigues sans prise de tête et surtout, pour retrouver Mma !

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