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policiers- thrillers

Juillet de sang de Joe R. LANSDALE

Genre : Policier/ Thriller

 

 

Quatrième de couverture :

 

Parce que Richard Dane a dû se défendre, il a fait un énorme trou dans la tête d’un homme qui se trouvait dans son salon.

 

Le cambrioleur lui a tiré dessus sans une hésitation.

 

Richard a pour lui la légitime défense, la pénombre de la nuit et la protection de sa femme et de son fils qui dormait dans une pièce mitoyenne.

 

Les flics comprennent tout cela très bien.

 

Ce que ne sait pas encore Richard, c’est que s’ils sont à ce point « sympas », ce n’est pas simplement pour soigner leur image auprès du contribuable.

 

Derrière le fait divers se cache une toute autre histoire totalement invraisemblable.

 

Qui était ce type venu de nulle part ?

Que cache la mansuétude des enquêteurs et pourquoi le FBI s’en mêle-t-il ?

 

Richard, bouleversé par sa propre vulnérabilité, sidéré par la révélation de ses instincts, va devenir à son tour une cible.

 

S’il a défendu son enfant, le cambrioleur aussi était le fils de quelqu’un…

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Une histoire qui commence comme un banal cambriolage mais, un cambriolage est-il banal ?

Pas pour ceux qui en sont victimes.

 

Depuis cette nuit, Richard ne se sent plus en sécurité dans sa propre maison, son intimité a été troublée, violée, bafouée.

Il a éprouvé sa propre mortalité, celle de sa femme et pire que tout, celle de son fils, Jordan, 5 ans.

Il vit maintenant avec la peur au ventre et avec le souvenir de cette nuit terrible, où pour sa propre survie et celle de ceux qu’il aime, il a dû tirer sur un homme et l’abattre.

 

Un acte loin d’être anodin pour Monsieur tout le monde comme lui.

 

Pour ne rien arranger, le père du cambrioleur, Ben Russell, vient de sortir de prison et semble bien décidé à se venger.

 

Ce qui paraissait simple comme chou se révèle finalement beaucoup plus complexe, entraînant le lecteur de surprises en surprises, à la suite de ce trio des plus improbables constitué de Richard, citoyen ordinaire, Ben Russell, l’ex-taulard et de Jim Bob, le détective privé aux méthodes éprouvées, droit dans ses bottes, texan jusqu’au bout des ongles, un vieux renard rusé à qui on ne l’a fait pas, bien caché sous des dehors bourrus, rustiques voire bouseux, misogynes et racistes.

 

Que cherche-t-on à leur dissimuler ?

 

Ils vont tout mettre en œuvre pour le découvrir et ce qu’ils vont découvrir ne sera pas forcément pour leur plaire, faisant d’eux d’autres personnes, surtout Richard, qui voit sa petite vie bien tranquille fortement ébranlée, tout comme ses convictions et ses sentiments envers celui qui s’en est pris à son fils, au fil de cette aventure pas piquée des vers…

 

Une écriture « vraie », rude souvent, âpre et crûe que je découvre pour la toute première fois et que j’ai beaucoup aimée.

 

Un auteur que j’ai désormais hâte de relire, qui a su me surprendre, m’emmener loin des sentiers battus, qui va parfois un peu loin, certes, l’histoire prenant une tournure très noire, nous emportant toujours plus loin dans l’horreur et dans les révélations mais finalement, je n’en ai pas tenu compte, j’ai marché à fond avec les personnages, dont on suit les pensées au plus près, à travers le regard de Richard, d’une grande acuité sur la nature humaine et sur lui-même notamment, permettant de dresser de lui un portrait assez réaliste, malgré cette tournure inattendue et improbable.

 

 

 

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Les Disparues du marais de Elly GRIFFITHS

Genre : Policier

Série Ruth Galloway :

1. Les Disparues du marais

2. Le Secret des orphelins

 

Quatrième de couverture :

 

Angleterre, comté du Norfolk.

 

Ruth Galloway, professeur d’archéologie, vit à la lisière d’une zone marécageuse proche de la mer, dans un coin isolé et battu par les vents.

 

Le jour où l’inspecteur Harry Nelson découvre un squelette dans les marais, il requiert son expertise.

 

Alors qu’il espère avoir enfin retrouvé le corps de Lucy, une fillette disparue dix ans plus tôt, la chercheuse est catégorique : les ossements datent de l’âge du fer et sont très certainement ceux d’une jeune fille victime d’un sacrifice.

 

Mais bientôt une autre enfant disparaît.

 

Et pour Ruth le cauchemar ne fait que commencer…

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

L’identité du coupable est évidente : j’ai deviné dès sa première apparition, même si l’auteur essaye de noyer le poisson en brouillant les pistes, ça n’a malheureusement eu aucun effet sur moi…

J’ai trouvé que ça sautait beaucoup trop aux yeux, ce qui gâche le suspense, même s’il reste à savoir pourquoi.

A ce sujet, la révélation finale est très décevante.

 

Beaucoup trop de coïncidences heureuses et de hasard dans la résolution de l’affaire.

 

Une lecture qui manque d’action, estampillée thriller à tort, à mon sens : elle tient davantage du policier, l’auteur prenant le temps d’installer ses personnages et son intrigue.

 

Le véritable « héros » du livre semble finalement être le paysage désolé et isolé du Saltmarsh, lieu sacré baigné de mystère, dangereux à cause des marais qui l’entourent, situé entre ciel et mer, avec l’horizon à perte de vue et les oiseaux pour seule compagnie (à ce titre, mention spéciale pour la couverture, très représentative !).

Le cadre idéal pour un roman policier, très bien exploité d’ailleurs.

 

Malgré la faiblesse de l’intrigue, les personnages sont intéressants : d’un côté, Ruth, archéologue médico-légal, complexée par son physique, experte en son domaine et très professionnelle, indépendante, solitaire et de l’autre, l’inspecteur Harry Nelson, assez renfrogné, brusque, têtu et dynamique.

Ils forment une belle équipe que l’on a envie de retrouver…

 

 

 

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L'Ecorchée de Donato CARRISI

Genre : Thriller

Série Mila Vasquez :

1. Le Chuchoteur

2. L'Ecorchée

 

Quatrième de couverture :

 

Sept ans après s'être mesurée au Chuchoteur, Mila Vasquez travaille aux Limbes, le département des personnes disparues.

 

Incapable d'éprouver la moindre émotion et portant dans sa chair la marque des ténèbres, Mila excelle dans la recherche de ceux qui, un jour, se sont évanouis dans la nature.

Elle seule ne peut oublier ces « victimes potentielles d’homicides ».

 

Soudain, l’un d’eux réapparaît... et tue.

 

Un à un, ceux dont les portraits ornent les murs des Limbes, reviennent, transformés en assassins.

 

Épaulée par l’agent spécial Simon Berish, expert en interrogatoires et féru d’anthropologie, Mila devra échafauder une hypothèse convaincante, solide, rationnelle.

 

Une « hypothèse du mal ».

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

On revoit Mila sept ans après l’affaire du Chuchoteur, qui a laissée des traces et qui explique son affectation volontaire aux Limbes, l’unité de recherche des personnes disparues.

 

Des disparus refont surface et s’en prennent à des gens de leur passé.

Embrigadée malgré elle dans cette nouvelle enquête, Mila va devoir les retrouver avant qu’il ne soit trop tard et que d’autres ne ressurgissent et fassent de nouvelles victimes.

Simple vengeance ou complot orchestré dans l’ombre ?

 

Simon Berish, spécialiste des interrogatoires, devenu paria au sein de la police suite à une affaire qui a mal tourné, va lui apporter son aide.

 

Un personnage que j’ai beaucoup aimé, pour son côté détaché en apparence, et torturé, tout comme Mila, mais beaucoup moins sombre et plus chaleureux et une enquête aussi prenante que celle du Chuchoteur, même si elle m’a paru un peu plus longue, moins trépidante.

 

Néanmoins, le suspense tient la route, jusqu’à la toute fin et les pièces du puzzle ne sont pas aisées à remettre en place.

L’intrigue est complexe, parfaitement maîtrisée et orchestrée par l’auteur.

 

Un bon thriller qui tient toutes ses promesses donc, avec une équipe qui fonctionne et qui nous permet d’en découvrir plus sur Mila, personnage que j’ai encore du mal à cerner, ambivalente et complexe, en raison de son passé douloureux.

J’ai été contente de pouvoir entrer davantage dans son intimité, de la rencontrer de nouveau et de savoir ce qu’elle devient après sa première enquête.

 

La fin semble assez ouverte et énigmatique pour laisser la place à un troisième tome dans lequel j’espère revoir Simon et Mila…

Même si je l’appréhende aussi au vu des dernières lignes…

 

 

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Un Hiver de glace de Daniel WOODRELL

Genre : Roman noir

 

Quatrième de couverture :

 

Jessup Dolly, fabriquant et trafiquant de poudre blanche, est parti au volant de sa capri bleue, abandonnant à leur sort ses trois enfants et une épouse qui n’a plus toute sa tête.

Il a promis de revenir avec un sac bourré de billets.

Mais on ne l’a pas revu et, dans la maison glaciale, les placards sont vides.

 

Ree, la fille aînée, apprend que son père avait bénéficié d’une mise en liberté conditionnelle moyennant une hypothèque sur sa maison et son terrain.

 

Le jour du jugement approche : si Jessup ne se présente pas au tribunal, les Dolly seront sans toit au cœur de l’hiver.

 

Alors, telle une héroïne de Dickens, Ree prend la route, affronte le froid et les dangers, à la recherche de son père…

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Un roman noir, à l’ambiance âpre, comme les paysages des Ozarks et leurs habitants, quasiment tous des Dolly.

 

L’héroïne, Ree, porte sur ses épaules et d’une poigne de fer sa famille, à seulement 16 ans. Sa mère a perdu la tête depuis 4 ans maintenant et ses deux frères, Sonny et Harold ne peuvent compter que sur elle.

 

Des frères qu’elle élève tant bien que mal, avec les moyens du bord, pour qu’ils ne tombent pas à leur tour dans les travers des Dolly, à user de la force bestiale et brute comme l’oncle Larme, qui terrorise la jeune fille mais qu’elle décide tout de même d’affronter ni dans la fabrication de coke, comme leur père, parti on ne sait où, à quelques jours de son procès pour lequel il a mis une hypothèque sur la maison.

 

Pour leur éviter de se retrouver sans toit au-dessus de leur tête, Ree va tout mettre en œuvre pour le retrouver et le ramener à temps, quitte à se mettre en danger car il ne fait pas bon se frotter à certaines personnes dans la région !

 

Un personnage fort, obstiné, rude parfois, comme le climat ambiant, qui ne lâche rien pour maintenir à flot cette famille brisée qu’est la sienne et dont elle est le ciment.

Un personnage comme je les aime et un beau roman, crû, réaliste et qui ne fait aucun cadeau au lecteur mais tellement juste en même temps, qu’il serait dommage de passer à côté !

 

 

Pour info, c'est Cannibal Lecteur qui m'a donné envie de le sortir de ma Pal.

Son billet : ici

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Le Mystère de Callander Square d'Anne PERRY

Genre : Policier historique

Série Charlotte et Thomas Pitt :

1. L’Étrangleur de Cater Street

2. Le Mystère de Callander Square

3. Le Crime de Parangon Walk

4. Resurrection Row

5. Rutland Place

6. Le Cadavre de Bluegate Fields

7. Mort à Devil's Acre

...

 

Présentation de l’éditeur :

 

Cette enquête semblait élémentaire : quelle femme de chambre indélicate du très chic Callander Square a enterré ses nourrissons adultérins dans le parc ?

 

Mais la vérité est loin d'être aussi simple, et le gentleman inspecteur Thomas Pitt n'est pas au bout de ses surprises, dans cette haute société victorienne où les faux-semblants sont rois.

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Suite des aventures de Charlotte et Thomas Pitt, à quelque temps d’intervalle de l’enquête de Cater Street. Nous avons ici quitté le foyer familial des Ellison et l’action se passe dans le quartier huppé de Callander square, comme le titre l’indique, au sein des familles riches qui entourent le square et plus particulièrement chez les Ballantyne.

 

Charlotte semble plus effacée dans ce tome, où Emily lui vole la vedette : c’est elle qui prend les choses en main et décide d’aider Pitt dans son enquête, pour fuir le quotidien et les nombreuses obligations mondaines lui incombant et qui l’ennuient.

 

Un personnage que, malgré son côté manipulateur, j’aime toujours autant !

Elle sait parfaitement jouer avec les codes et l’étiquette, elle comprend les règles du jeu de la bonne société victorienne et même si, extérieurement, elle donne l’impression d’y adhérer totalement, elle maîtrise l’art du contournement afin d’obtenir ce qu’elle veut, tout en ayant l’air de ne pas y toucher et sans froisser les gens ni s’attirer leur courroux et subir des représailles.

 

Elle est plus subtile que Charlotte et donc toute désignée pour mener à bien cette affaire qui demande un certain doigté mais les deux se complètent bien et ne sont finalement pas si différentes l’une de l’autre : elles sont aussi entêtées et tenaces !

 

Je regrette un peu que Charlotte semble plus rangée, plus posée et soumise que dans le tome précédent. J’ai l’impression que le mariage lui a fait perdre un peu en caractère, même si elle garde son franc-parler.

 

Ce tome permet de gratter encore un peu le vernis derrière les portes des foyers de la Haute société.

On s’aperçoit que les femmes règnent en maître, s’occupent de toutes les affaires quotidiennes, quitte à se salir les mains comme Lady Augusta, aux mains de fer : c’est elles qui gèrent le foyer et les domestiques et font tourner la maisonnée, au grand dam de leurs maris qui vont ici s’en rendre compte comme le général Ballantyne, belle personne mais très naïf, auquel on s’attache, tout comme Charlotte.

 

Rien n’échappe à leurs yeux, même si elles n’en parlent pas et mènent leurs affaires avec la plus grande discrétion, une qualité incontournable pour évoluer dans ces hautes sphères.

 

Il faut éviter les scandales, sous peine de tout perdre : sa réputation, ses relations, ses fonctions, son statut et sa bonne fortune et d’être mis au banc de cette société, qui ne vaut finalement pas mieux que les autres et n’est pas moins immorale, bien au contraire !

 

L’affaire des bébés trouvés dans le square va faire voler en éclat les faux-semblants et révèle la vraie personnalité des habitants qui l’entourent et fait sortir au grand jour leurs plus noirs secrets.

 

 

 

 

 

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L'Oiseau de mauvais augure de Camilla LÄCKBERG

Genre : Policier

Série Erica Falck et Patrik Hedström :

1. La Princesse des glaces

2. Le Prédicateur

3. Le Tailleur de pierre

4. L'Oiseau de mauvais augure

5. L'Enfant allemand

6. La Sirène

7. Le Gardien de phare

8. La Faiseuse d'anges

9. Le Dompteur de lion

10. La Sorcière

 

Quatrième de couverture :

 

L'inspecteur Patrik Hedström est sur les dents.

Il voudrait participer davantage aux préparatifs de son mariage avec Erica Falck, mais il n'a pas une minute à lui.

 

La ville de Tanumshede s'apprête en effet à accueillir une émission de téléréalité et ses participants avides de célébrité, aussi tout le commissariat est mobilisé pour éviter les débordements de ces jeunes incontrôlables. Hanna Kruse, la nouvelle recrue, ne sera pas de trop.

 

D'autant qu'une femme vient d'être retrouvée morte au volant de sa voiture, avec une alcoolémie hors du commun. La scène du carnage rappelle à Patrik un accident similaire intervenu des années auparavant. Tragique redite d'un fait divers banal ou macabre mise en scène ?

 

Un sombre pressentiment s'empare de l'inspecteur. Très vite, alors que tout le pays a les yeux braqués sur la petite ville, la situation s'emballe. L'émission de téléréalité dérape. Les cadavres se multiplient.

 

Un sinistre schéma émerge...

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

J’avais hâte de retrouver Anna après ce qui lui était arrivé dans le tome précédent (même si j’ai attendu plus d’un an avant d’emprunter et de lire celui-ci ^^ Hum hum… No comment !). Le début m’a fait énormément de peine pour elle, pour Erica et pour ses enfants, qui la voient chavirer mais semble incapable de la retenir, de la ramener à eux et, paradoxalement, même si je suis très heureuse de la voir sortir de sa torpeur et reprendre goût à la vie, j’ai trouvé cela très rapide, peu réaliste.

 

Pour caricaturer (mais à peine finalement), le jour même, elle est au fond du trou, étrangère à elle-même et au monde qui l’entoure, murée dans son silence et dans sa douleur, semblant porter tout le poids du monde sur ses épaules, n’arrivant pas à reprendre pied et le lendemain, après la visite de Dan et une discussion avec lui, elle resplendit de joie, retrouve tout son allant et s’investit immédiatement dans l’organisation du mariage d’Erica. Ça m’a paru très gros !

 

Pour ce qui est de l’enquête, elle piétine et semble tourner en rond une bonne partie de la lecture.

 

A ma grande surprise et contrairement aux autres tomes, j’ai très vite su qui était le coupable, ça m’a véritablement sauté aux yeux, paru évident alors que d’habitude, il faut quasiment attendre la fin pour en avoir ne serait-ce qu’une petite idée.

 

De plus, la résolution devient très « classique », l’auteur semble reprendre toujours les mêmes ficelles : les faits disent quelque chose à Patrick, il a l’impression vague mais persistante de reconnaître les éléments d’une affaire ancienne. Bref, c’est du déjà-vu dans ses précédentes enquêtes ! Dommage ! J’aurais aimé que l’auteur se renouvelle un peu et tous ses éléments ajoutés font que j’ai un peu moins aimé ce quatrième volet alors même que le troisième m’avait beaucoup plu, plus que les autres.

 

L’impression d’un petit coup de mou de sa part mais ce n’est sans doute qu’une impression car à côté de cela, j’ai été heureuse de retrouver tous les personnages, de reprendre avec eux le cours de leur vie, voir où ils en sont, ce qu’ils sont devenus depuis la dernière fois. Ça devient un véritable plaisir, moi qui ai pourtant eu du mal avec La Princesse des glaces. Comme quoi, il ne faut jamais renoncer ^^ Même les retrouvailles avec Mellberg m’ont plu, pour dire et j’ai aimé rencontrer la nouvelle collègue de Patrick, Hanah Kruse, qui amène un peu de sang neuf à l’équipe et nous change de tous ces messieurs et surtout d’Ernst, pour ceux qui s’en souviennent !

 

Ambitieuse et énergique, elle semble entretenir une relation difficile avec son mari, qu’elle aime pourtant. On sent une tension entre eux tout au long du récit, un poids, un abcès jamais percé qui menace d’exploser. De quoi s’agit-il ?

 

Enfin, Camilla Läckberg s’attaque ici à la téléréalité et à ses dérives, inscrivant encore une fois son œuvre dans des questions de société. Elle nous montre l’envers du décor : ses concurrents en mal de reconnaissance ou à la recherche de gloire dont on utilise les fragilités pour les jeter en pâture aux média mais aussi à ceux qui suivent ces émissions avec avidité, les jugeant sans appel, sans même savoir ce qu’il y a derrière et aux producteurs qui font du fric sur leur dos, en dépit de toute considération humaine.

 

Personne n’est épargné et c’est vraiment jouissif. Elle nous explique les motivations des candidats, toutes leurs attentes, tous les espoirs qu’ils fondent sur ces émissions sans qu’ils ne soient jamais tenus, malheureusement ! Elle les rend humains et profondément attachants, leur donne une âme et une voix au-delà de leur apparence, de ce qu’ils font ou disent à l’écran !

 

En bref, malgré quelques petits défauts, j’ai aimé ma lecture et je me sens de mieux en mieux à chaque tome en compagnie des personnages, que j’ai ensuite du mal à quitter ! Qui l’eut cru ? Certainement pas moi ! ^^

 

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Le Profil de l'assassin de Christian JACQ

Genre : Policier

 

Quatrième de couverture :

 

L’assassin les aimait brunes, plutôt jeunes, et avait un sens aigu de la chasse.

 

Détestant les femmes oisives, il tuait ses proies selon un protocole immuable et semblait laisser derrière lui de précieux indices.

 

Et personne, jamais, ne parviendrait à l’identifier.

 

Personne… Sauf peut-être l’inspecteur Higgins, s’il comprenait pourquoi l’assassin agissait ainsi.

 

Ce que j'en ai pensé :

L’ex-inspecteur chef Higgins reprend du service le temps d’une enquête, pour aider son ami, le superintendant Scott Marlow, mis en échec sur une sale affaire de meurtres en série de jeunes femmes brunes, dans les rues de Londres.

 

Ceci n’est pas du goût d’Angota Kingsley, jeune profileuse ambitieuse, sûre de ses conceptions, aux méthodes plus modernes. Scientifique dans l’âme, elle ne s’appuie que sur des faits et non sur des intuitions comme Higgins, ce qui crée quelques frictions au départ mais une entente et un partage de méthodes et d’expériences va naître entre eux afin de démasquer le meurtrier.

 

Un jeu du chat et de la souris s’installe entre celui-ci et Scotlang Yard. Il ne s’agit pas tant de savoir qui a tué : le lecteur le comprend très vite mais plutôt de savoir comment ils vont réussir à le coincer car le coupable a plusieurs coups d’avance sur eux et est très bien entouré, par une avocate à la dent dure et une psychiatre de renom qui ont des relations et ne sont pas très regardantes quant à l’innocence ou la culpabilité de leur client, en ferventes partisanes de Rousseau qu’elles sont : pour elles, il n’y a pas de coupable, juste une société qui pervertit la nature de chacun.

 

Une enquête un peu poussive mais plaisante dans l’ensemble, malgré quelques grosses ficelles dont use l’auteur.

 

J’ai été contente de retrouver le personnage d’Higgins et ses méthodes traditionnelles qui, une fois de plus, prouvent leur efficacité !

 

 

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Assurance sur la mort de James M. CAIN

Genre : Policier / Roman noir

 

Quatrième de couverture :

 

Séduit par la troublante Phyllis Nirdlinger, l’agent d’assurance Walter Huff conspire avec elle le meurtre de son mari après lui avoir fait signer une police prévoyant une indemnité pharaonique en cas de mort accidentelle.

 

Evidemment la compagnie d’assurance va suspecter la fraude, mais Walter et Phyllis sont intelligents, déterminés et totalement sans scrupules.

 

Le crime parfait existe-t-il ? Peut-on vraiment échapper à une vie rangée pour éprouver le grand frisson aux côtés d’une femme fatale ?

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Walter Huff, brillant agent d’assurance sans histoire, décide de réaliser le gros coup de sa carrière, celui qu’il semblait attendre depuis longtemps, en aidant Phyllis Nirdlinger à supprimer son mari et à encaisser le chèque de sa police d’assurance qu’ils auront préalablement pris soin de lui faire signer.

 

Le lecteur se retrouvent donc dans un nid de vipères, aux côtés de personnages immoraux, manipulateurs et comploteurs, Walter étant aussi coupable que la vénéneuse Phyllis et pourtant, on se prend à espérer qu’ils abandonnent leur projet fou, dans un premier temps.

Peut-être n’est-il pas encore trop tard pour faire marche arrière, Walter étant parfois pris de quelques scrupules, notamment quand il rencontre Lola, la fille du « peut-être futur mort » (^^) ou Phyllis paraissant souvent sur le point de craquer.

 

Mais, finalement, l’un des deux finit toujours par ramener l’autre sur cette voie dangereuse mais ô combien tentante.

 

Walter, tout comme l’auteur, orchestre tout jusqu’au plus petit détail, anticipant la moindre réaction de sa compagnie d’assurance, planifiant froidement tout à la minute près, faisant répéter Phyllis et elle, usant de ses charmes pour parvenir à ses fins.

 

Au final, une fois leur projet sur les rails, on se prend à espérer qu’ils s’en sortent, contre toute morale !

 

La machine lancée, impossible de l’arrêter, tout comme le livre une fois ouvert, difficile de le reposer avant la dernière page, tellement la tension et le suspense nous prennent à la gorge.

 

L’auteur maîtrise parfaitement son intrigue, il a pensé à tout. Difficile de savoir comment tout cela va terminer, sûrement pas là où on l’attendait en tout cas, la fin s’avérant comme tout le reste, magistrale !

 

Pas étonnant que ce livre ait fait l’objet d’une adaptation cinématographique tant son écriture se prête bien à l’exercice, on n’a aucun mal à « voir » jouer les personnages, notamment grâce aux dialogues très bien écrits, tel un scénario de film. Un très bon film noir que j'ai vraiment envie de visionner !

 

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Le Diable de la Tamise d'Annelie WENDEBERG

Genre : Roman policier

Série Anna Kronberg et Sherlock Holmes :

1. Le Diable de la Tamise

2. La Dernière Expérience

 

Quatrième de couverture :

 

Londres, 1889.

 

Quand une victime du choléra est retrouvée dans la Tamise, le Dr Anton Kronberg, bactériologiste de son état, est appelé pour confirmer les causes du décès. Toutes les précautions sont prises pour éviter une épidémie.

 

Alors que Scotland Yard souhaite classer ce cas, Kronberg, intrigué par les résultats de l’autopsie, se rapproche de Sherlock Holmes.

 

Et il ne faut que peu de temps au détective pour percer le secret du médecin qui, en réalité, est… une femme – un secret qui pourrait la mener droit en prison s’il venait à être révélé.

 

Tous deux vont unir leurs forces pour débusquer un criminel aussi redoutable que Jack l’Eventreur…

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Nous sommes donc en pleine époque victorienne, celle de Sherlock Holmes, une époque où les femmes ne peuvent ni faire des études ni exercer en tant que médecin, sous peine d’être expulsées d’Angleterre et emprisonnées dans leur pays d’origine, comme c’est le cas pour Anna Kronberg, qui se fait passer pour le Dr Anton Kronberg afin d’exercer sa profession, devant ainsi renoncer à une partie de sa féminité. Elle s’en sort plutôt bien… jusqu’à ce qu’elle fasse la rencontre de Sherlock, qui la démasque en un rien de temps, lors d’une enquête qu’ils vont devoir mener conjointement, mettant en commun leurs talents de détective et de bactériologiste.

 

J’ai beaucoup aimé le duo formé par ces deux personnages, Sherlock Holmes est assez fidèle à celui de Conan Doyle, mais passe peut-être davantage au second plan ici, derrière Anna, femme forte, intelligente, indépendante, duelle, ni totalement femme ni totalement homme, qui va malgré tout au bout de ses passions, même s’il faut pour cela renoncer à une partie d’elle-même. Ella va souvent mettre à mal le détective, utilisant les mêmes armes que lui, son fabuleux don d’observation, acquis pour sauvegarder son identité secrète et éveille en lui des sentiments qui lui étaient jusque-là étrangers : admiration ? fascination devant ses raisonnements tout aussi affûtés que les siens ? ou plus ? Lui-même ne semble pas bien sûr de ce qu’il éprouve pour la jeune femme…

 

La fin n’en est pas vraiment une, elle est ouverte, appelle une suite car tous les participants du « club » ne sont pas arrêtés, et la tête du réseau elle –même n’a sans doute pas encore été démasquée. Toutes les ramifications de l’affaire, qui s’avère finalement plus complexe qu’il n’y parait, qui s’appuie sur l’exploitation de la misère des quartiers pauvres de l’époque et se fait dans l’ombre – ou pas d’ailleurs, on ne sait pas bien encore une fois la dernière page tournée si les autorités de l’Etat sont impliquées, si elles ferment les yeux mais n’en sont pas moins dupes ou si tout leur a échappé et n’impliquent que des personnes du système isolément – n’ont pas été découvertes et mises au grand jour, ce qui donne très envie de poursuivre afin d’éclaircir tous ces mystères et de retrouver Anna et Sherlock.

 

 

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Mon petit doigt m'a dit d'Agatha CHRISTIE

Genre : Policier

 

Quatrième de couverture :

 

(…) [Tommy et Tuppence Beresford] ont vieilli et, retirés des affaires, ils goûtaient des jours paisibles jusqu’au moment où ils se rendent à La Crête ensoleillée, maison de retraite pour personnes âgées où vit une tante de Tommy, Ada.

 

Tante Ada s’éteint doucement et une pensionnaire – Mrs Lancaster – part dans des conditions si mystérieuses que Tuppence est intriguée. Malgré les moqueries de son mari, elle décide de retrouver cette Mrs Lancaster.

 

Lorsque Tommy rentrera chez lui après avoir assisté à une conférence, ce sera pour apprendre que sa femme n’est pas revenue de la mission qu’elle s’est imposée.

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Voilà un épisode que j’ai tout d’abord vu dans la série TV Miss Marple, laquelle menait l’enquête, Tuppence et Tommy n’étant que des personnages secondaires (mais c'est tout de même cet épisode qui m'a donné envie d'en apprendre davantage sur eux car on voit déjà le caractère de Tuppence qui m'a plu d'emblée !) alors que dans l’œuvre originale d’Agatha Christie, on retrouve mon couple préféré dans une nouvelle enquête de leur cru, point question de Miss Marple !

 

Lors d’une visite à La Crête ensoleillée, pour aller voir tante Ada, Tuppence fait la connaissance d’une charmante vieille dame, Mrs Lancaster, qui lui demande s’il s’agit de « sa malheureuse enfant » en regardant la cheminée. Délire de vieille femme ou souvenir bien réel qui émerge d’une mémoire vacillante ?

 

Trois semaines plus tard, celle-ci a mystérieusement disparu, retirée de cet endroit par une certaine Mrs Johnson dont il est impossible de trouver la trace. Il n’en faut pas plus à Tuppence pour se lancer tête baissée à leur recherche, persuadée que Mrs Lancaster est en danger, avec pour seul indice un tableau représentant une maison près d’un canal qui semble être au centre de bien des tragédies et la clé de cette énigme. C’est un personnage à elle seule.

 

L’intrigue se divise alors en trois parties : dans la première, on suit Tuppence qui défie toute prudence et se jette tête la première dans la gueule du loup. Dans la seconde, Tommy part à sa recherche et se faisant, ce n’est plus une mais trois enquêtes qu’il mène de front : sont-elles liées ? Ou sont-elles indépendantes les unes des autres ? Enfin, dans la troisième ils se retrouvent et mettent en commun les informations glanées chacun de leur côté.

 

Une intrigue donc qui parait simple au départ mais se complexifie au fur et à mesure que l’on avance dans la lecture et dont la résolution parait d’autant plus compliquée que les indices reposent davantage sur des « on-dit », sur les ragots et commérages rapportés par Mrs Copleigh, nombreux et sans queue ni tête à propos des habitants du village et de cette mystérieuse maison. Quelle est la part de vérité dans tout cela ? Comment faire le tri entre réalité et fiction ?

 

L’ajout des deux autres enquêtes vient encore ajouter à la confusion ambiante et si la résolution finale ne m’a pas paru claire dans un premier temps (malgré le fait que je me souvenais parfaitement du « coupable », de la fin de l’épisode mentionné mais il me semble que dans celui-ci beaucoup de choses ont été épurées, notamment les deux enquêtes parallèles, sur Mr Eccles et sur les soupçons du Dr Murray concernant des morts suspectes à la pension qui ont été purement et simplement supprimées, si mes souvenirs sont bons ou alors ça ne m’a pas autant marquée que dans le livre), contrairement à d’habitude, la petite ampoule ne s’est pas immédiatement allumée, je ne me suis pas exclamée « mais oui, bien sûr ! J’aurais dû m’en douter » (sans avoir rien vu venir comme dans toutes les intrigues de dame Agatha ^^), elle a fait jour au fil des jours (d’où l’intérêt parfois de laisser mûrir un avis après lecture au lieu de l’écrire de suite lol) et démontre encore une fois tout le talent de l’auteur pour tirer les ficelles, nous balader et avoir une maîtrise parfaite de ses intrigues.

 

De même, j’ai retrouvé avec joie son écriture et cette ironie délicieusement grinçante qui apparaît surtout au début, quand elle parle des vieilles tantes Ada (qui tiennent beaucoup de nos taties Danièle ^^) et des maisons de retraite où les membres de leur famille les mettent afin de s’en débarrasser, leur rendant visite une fois de temps en temps, par devoir plus que par plaisir.

 

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