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policiers- thrillers

Le Chien des Baskerville d'Arthur CONAN DOYLE

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Genre : Policier

 

Quatrième de couverture :

Une malédiction pèse sur les Baskerville, qui habitent le vieux manoir de leurs ancêtres, perdu au milieu d’une lande sauvage : quand un chien-démon, une bête immonde, gigantesque, surgit, c’est la mort.

Le décès subit et tragique de Sir Charles Baskerville, les hurlements lugubres qui s’échappent parfois du marais, le grand bourbier de Grimpen accréditent la sinistre légende. Dès son arrivée à Londres, venant du Canada, Sir Henry Baskerville, seul héritier de Sir Charles, reçoit une lettre anonyme : « Si vous tenez à votre vie et à votre raison, éloignez-vous de la lande ».

Malgré ces menaces, Sir Henry décide de se rendre à Baskerville Hall, accompagné (…) de (…) Watson.

 

Ce que j'en ai pensé :

Au départ, j’avoue m’être un peu ennuyée, l’intrigue et les personnages se mettant doucement en place. C’est la première fois que je lis une enquête de Sherlock Holmes et j’ai été surprise qu’il soit aussi peu présent : on le voit au tout début et il ne réapparait que vers la fin de l’histoire. De plus, je me l’étais imaginé tel que représenté dans le Sherlock Holmes cinématographique, celui de Guy Ritchie et j’ai découvert un personnage assez arrogant, suffisant et parfois même un peu méprisant envers son acolyte, le docteur Watson. Il ne m’a donc pas franchement plu. Certes, il est très intelligent, a le goût du mystère et aime résoudre les énigmes mais il a aussi et surtout un petit côté odieux, pédant qui m’a dérangé. Finalement, heureusement qu’il n’est pas très présent ! Je lui préfère et de très loin, le docteur Watson, plus modeste, loyal et fidèle à un ami qui ne l’épargne guère même s’il n’est effectivement pas très perspicace, notamment vers la fin : j’avais compris bien avant lui quel était le plan de Sherlock Holmes, lequel me paraissait évident… M’enfin, personne n’est parfait

 Ce qui m’a le plus plu dans cette enquête, c’est l’ambiance brossée par l’auteur : lugubre, étrange, inquiétante et où plane l’ombre de cette obscure légende du chien des Baskerville, de quoi vous glacer le sang. La lande est vraiment un endroit hostile et d’autant plus inquiétante qu’elle est désolée, quasi déserte, si ce n’est le voisinage des Stapleton frère et sœur, du vieux Frankland et du docteur Mortimer. Mais alors, qui est cet homme que l’on peut voir de nuit sur la lande ? Et ses hurlements ? Sont-ils de nature surnaturelle ou réelle ? Autant de mystères qu’il faudra élucider, grâce aux indices et observations récoltés par ce bon vieux Watson et analysés, décortiqués par le très célèbre Sherlock Holmes, jusqu’à ce qu’elles prennent sens, qu’elles forment un puzzle où toutes les pièces s’emboîtent. Finalement, l’identité du tueur est très vite connue, pour un peu que l’on soit attentifs mais c’est surtout le comment et le pourquoi qui importent et qui tiennent le lecteur en haleine.

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Arsène Lupin, gentleman cambrioleur de Maurice LEBLANC

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Genre : "Policier" (dans le sens où il y a des énigmes à résoudre)

 

Quatrième de couverture :

Vif, audacieux, impertinent, rossant sans arrêt le commissaire (qui ici en l’occurrence, s’appelle l’inspecteur Ganimard), traînant les cœurs après lui et mettant les rieurs de son côté, se moquant des situations acquises, ridiculisant les bourgeois, portant secours aux faibles, Arsène Lupin, gentleman cambrioleur, est un Robin des Bois de la « Belle Epoque ». Un Robin des Bois bien français : il ne se prend pas au sérieux, ses armes les plus meurtrières sont les traits d’esprit ; ce n’est pas un aristocrate qui vit comme un anarchiste mais un anarchiste qui vit comme un aristocrate.

Arsène Lupin [] après plus d’un demi-siècle, n’a pas vieilli. Il ne vieillira jamais en dépit de son chapeau haut de forme, de sa cape et de son monocle.

 

Ce que j'en pense :

Chaque court chapitre est dédié à une aventure d’Arsène Lupin. Certains se suivent véritablement comme les trois premiers mais les autres peuvent se lire indépendamment les uns des autres pour une bonne raison : le personnage a été créé par l’auteur sur commande d’un grand éditeur, Pierre Laffite et ces anecdotes ont vocation à paraitre une fois par mois dans le magazine Je sais tout. Elles sont donc publiées plus ou moins sous forme de feuilleton. J’ai eu plaisir à retrouver chaque soir le personnage d’Arsène Lupin, n’en lisant qu’un chapitre à chaque fois, pour mieux faire durer le plaisir. C’est tout à fait le genre de personnage que j’affectionne dans les fictions : plein d’assurance, facétieux et provocateur, ingénieux, ayant toujours deux voire même trois coups d’avance sur la police et la justice, il se sort haut la main des pires situations et le lecteur se plait à essayer de comprendre comment il est parvenu à entrer en possession de tel ou tel objet ou sous quelle identité il se cache. Autant d’énigmes à résoudre et dont la solution ne nous apparait qu’à la toute fin de l’aventure en question. J’ai adoré cette façon de faire. Notre héros a vraiment le goût de la mise en scène et du spectacle, c’est un caméléon capable de prendre n’importe quelle identité, narguant sans vergogne voire avec un malin plaisir les autorités et ses riches victimes. Il a su se mettre dans la poche les média et l’opinion publique, ajoutant ainsi au mystère qui l’entoure car on n’en sait finalement très peu sur lui, sur qui il est en réalité, qui se cache derrière le masque de Lupin, même si l’un des chapitres vient quelque peu éclairer notre lanterne. Tout cela participe de son charme ! De plus, il n’est pas dépourvu d’une certaine moralité même si celle-ci tourne toujours à son avantage : il lui arrive parfois de venir en aide à des femmes notamment, bien qu’il en profite pour les dépouiller au passage comme dans l’affaire du sept de cœur, où il est question de trahison envers le pays ou celle de la perle noire où il tombe sur le cadavre de la comtesse d’Andillot... Enfin, que dire de cette fin en apothéose où il est question de la première confrontation entre Lupin et Herlock Sholmès, librement inspiré du héros d’Arthur Conan Doyle et qui promet encore de très bons moments ! Bref, c’est un coup de cœur pour moi et il va sans dire que je lirai d’autres recueils consacrés au personnage. De plus, il se lit très facilement, le style est simple et fluide alors que je redoutais un langage pompeux et dépassé, vieilli. J’étais dans le faux et heureusement que je ne me suis pas arrêtée sur cette première idée !

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La Promesse des ténèbres de Maxime CHATTAM

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Genre : Thriller

 

Quatrième de couverture :

New York, mégapole de tous les possibles. De tous les excès. Où la verticalité des buildings s’oppose à celle des souterrains, toujours plus profonds, peuplés de SDF. Où des hommes se déguisent en vampires pour se repaître de la vie de leurs victimes. Où l’industrie pornographique underground se développe à une inquiétante vitesse.

Au cœur de la cité, le journaliste Brady O’Donnel, dans le sillage de Rubis, femme mystérieuse et envoûtante, entame une enquête à hauts risques. L’enfer lui ouvre ses portes, fidèle à la promesse des ténèbres.

 

Ce que j'en ai pensé :

Brady O’Donnel, le mari d’Annabel, l’héroïne de In Ténébris et Maléfices, assiste au suicide d’une jeune femme travaillant dans le milieu du porno. Se sentant coupable de ne pas avoir su trouver les mots pour suspendre son geste ou fait les gestes qu’il faut, il décide d’enquêter sur la vie de Rubis, ce qui l’a conduit à cette extrême. Annabel et Jack Thayer, son coéquipier, sont également sur l’affaire. Le lecteur suit donc les deux enquêtes en parallèle, sachant que Brady a souvent plusieurs longueurs d’avance sur le duo de policiers, ce qui donne parfois lieu à des situations haletantes : Brady est souvent à deux doigts de se faire prendre et cela met les nerfs du lecteur à vifs ! Néanmoins, cette construction donne également lieu à quelques redites, les trois personnages ne progressant pas à la même cadence.

Si je ne devais retenir qu’un seul mot pour définir cette lecture, ce serait « noirceur », celle du milieu dans lequel évolue Rubis, le porno underground, celle des bas-fonds de New-York, celle des personnages, que ce soit le héros ou la Tribu, qui n’a aucune limite. En effet, Brady traverse une crise dans sa vie de couple et professionnelle. Il semble blasé, désabusé. Il s’est enfermé dans les habitudes et le train-train quotidien, dans la facilité et a l’impression de ne plus se reconnaître. L’entrée et la sortie toutes aussi rapides de Rubis dans sa vie vont lui permettre de se remettre en cause, redonner un but à sa vie et devient très vite une obsession qui l’emmène à côtoyer les bas instincts de l’homme. Rien n’est épargné au lecteur, on est dans le trash. Autant le sang ne me dérange pas (enfin dans mes lectures, dans la vie, si vous vous coupez un bras ou une jambe devant moi, ne comptez pas sur mon aide : je serai déjà dans les pommes ^^), autant certaines scènes m’ont fait froid dans le dos, notamment le viol de Rubis ou la description des deux derniers films qu’elle a tourné. Si je me suis attachée aux personnages, ni tout blanc ni tout noir, j’ai eu du mal à avancer dans ma lecture. Ce titre de Maxime Chattam m’a paru manquer de rythme, par comparaison avec mes autres lectures de l’auteur. Je me suis souvent ennuyée. Du coup, j’ai mis quasiment un mois pour en venir à bout et avec beaucoup de difficultés mais je suis contente de savoir désormais ce qu’il en est de la disparition du mari d’Annabel, que l’on évoque dans In Ténébris. La fin m’a surprise, je ne m’attendais pas à cela !

 

Du même auteur :

La Trilogie du mal :

1. L'Ame du mal

2. In Tenebris

3.  Maléfices

 

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Dix Petits Nègres d'Agatha CHRISTIE

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Genre : policier

 

Quatrième de couverture :

En a-t-on parlé de l’île du Nègre ! Elle avait, selon certains, été achetée par une star de Hollywood. Des journaux avaient insinué que l’Amirauté britannique s’y livrait à des expériences ultrasecrètes. Bref, quand ils reçurent – sans savoir de qui – cette invitation à passer des vacances à l’île du Nègre, tous les dix accoururent.

 

Ce que j'en ai pensé :

Qui est ce O’Nyme qui les a conviés sur l’île du Nègre ? Et surtout, que leur veut-il ? Pas que du bien, semble-t-il… A peine arrivés, les ennuis commencent. Le piège se referme doucement sur nos dix personnages, tous différents les uns des autres mais pas aussi innocents qu’ils veulent bien le faire croire. Agatha Christie met en place sa machination infernale, un huis-clos angoissant et prenant. La paranoïa monte lentement au sein de ce groupe d’individus et on se demande comment et s’ils vont s’en sortir. La fin est grandiose ! Impossible de démêler les fils de cette intrigue, même si j’ai trouvé toutefois que les personnages mettaient du temps à faire le lien avec la comptine, alors qu’il m’a tout de suite sauté aux yeux mais c’est peut-être l’habitude de livre des romans policiers et de voir des séries policières…

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L'Etrangleur de Cater Street d'Anne PERRY

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Genre : Policier

Série Charlotte et Thomas Pitt :

1. L'Etrangleur de Cater Street

2. Le crime de Parangon Walk

3. Resurrection Row

4. Rutland Place

5. Le Cadavre de Bluegate Fields

6. Mort à Devil's Acre

...

 

Quatrième de couverture :

(…) L’indomptable Charlotte Ellison contrarie les codes et manières victoriens et refuse de se laisser prendre au badinage des jeunes filles de bonne famille et au rituel du tea o’clock. Revendiquant son droit à la curiosité, elle parcourt avec intérêt les colonnes interdites des journaux dans lesquels s’étalent les faits divers les plus sordides. Aussi bien le Londres des années 1880 n’a-t-il rien à envier à notre fin de siècle : le danger est partout au coin de la rue et les femmes en sont souvent la proie.

Dans cette nouvelle série « victorienne », la téméraire Charlotte n’hésite pas à se lancer dans les enquêtes les plus périlleuses pour venir au secours du très séduisant inspecteur Thomas Pitt de Scotland Yard (…).

 

Ce que j'en ai pensé :

Depuis mon adolescence et la lecture de Jane Eyre de Charlotte BRONTE, j’ai une passion pour les romans se déroulant à l’époque victorienne, passion qui s’est vue renforcée en classe de première lors du visionnage du film Le Tableau de Dorian Gray inspiré par le livre éponyme d’Oscar Wilde. Autant dire que j’avais bon espoir avec cette série policière de retrouver l’ambiance propre à mes lectures passées. Pari réussi ? Je ne vous ferai pas languir plus longtemps : j’ai adoré, à la limite du coup de cœur ! L’auteur prend le temps d’installer le décor, la bonne société victorienne, le plus souvent dans le grand salon de la famille Ellison et ses personnages. Les femmes tiennent une grande place. D’abord Charlotte, atypique pour l’époque. Elle est spontanée, directe, franche, presque trop, ne sait pas tenir sa langue (je n’ai eu aucun mal à m’identifier à elle ! Ahem !). Elle se laisse guider par ses émotions et fait preuve de beaucoup de compassion. Elle ne triche pas, est naturelle, ne se sert d’aucun artifice, contrairement à Emily, que j’ai beaucoup aimé aussi mais d’un tout autre genre. Elle est lucide, pragmatique et utilise le protocole des convenances en vigueur à son avantage, est plus sournoise que Charlotte. C’est une ambitieuse qui rêve de faire un beau mariage, une mondaine qui ne recule devant rien pour parvenir à ses fins. Il ne vaut mieux pas se mettre en travers de son chemin !

Voici ce que dit l’inspecteur Pitt à son sujet (il parle avec Charlotte) :

« - Je pense que vous vous faites trop de souci pour Emily. Elle est bien plus réaliste que vous ne semblez le croire. Ashworth s’imagine peut-être qu’il mène le jeu, mais à mon avis, qu’il l’épouse ou non, la décision appartiendra à Emily. Une femme comme elle pourrait être un atout pour un homme dans sa position. Emily est beaucoup plus intelligente que lui, et suffisamment fine pour le lui cacher, ne jamais lui laisser sentir une quelconque infériorité. Elle réussira, mais elle le convaincra qu’il s’agissait de son idée à lui.

-          Vous la faites passer pour une… intrigante.

-          Elle l’est.

Pitt sourit.

-          Elle est votre opposé en tout. Au moment où vous chargez tête baissée, Emily attaquera par la bande et surgira par-derrière. »

 

Nos petites demoiselles Ellison semblent avoir de qui tenir, même si leur mère, Caroline, est plus effacée, plus discrète, elle sait sortir les griffes quand on s’attaque à ses enfants, notamment à Charlotte. J’ai eu beaucoup plus de mal avec Sarah, son côté dévote et moralisatrice. Une vraie trouble-fête, rabat-joie au possible ! Ne parlons même pas de la grand-mère (que j’aurais bien baffé, je ne vous raconte pas le sourire qui m’est venu aux lèvres quand Charlotte la remet à sa place), une femme acariâtre, détestable et méprisante. A côté, les personnages masculins sont un peu fades, exception faite de Thomas Pitt. Un très bon policier, fin observateur, il cerne très rapidement les personnes qui l’entourent. Impossible de lui cacher quoi que ce soit, d’autant plus qu’il est obstiné, acharné, peu importe les conventions et sa position sociale inférieure à la famille Ellison. J’ai aimé ses échanges cinglants avec Charlotte, leur répondant à tous deux ! C’est aussi lui qui va lui ouvrir les yeux sur une autre réalité, celle des petits orphelins, laissés pour compte, des petites gens dont la vie est très éloignée de celle de Charlotte et qui se démènent comme ils peuvent pour survivre, dans l’indifférence générale. Enfin, nous est offert un beau tableau des relations hommes/ femmes, de la condition de ces dernières dans cette époque austère.

L’intrigue policière passe au second plan, elle est surtout un prétexte pour installer un climat de tension, de suspicion. Le doute s’insinue doucement dans les esprits, tout le monde pouvant être l’assassin. Ce sera l’occasion de faire surgir des secrets enfouis, un révélateur de la vraie personnalité des gens. Chacun se rend finalement compte qu’il ne connait pas réellement celui avec qui il/ elle vit ou est marié(e) depuis de longues années, bien qu’ils se côtoient chaque jour. A ce niveau-là, j’ai trouvé la fin un peu rapide : après avoir épuisé plusieurs pistes, j’ai eu l’impression que l’auteur nous révélait le nom du tueur comme un cheveu sur la soupe, parce qu’il fallait conclure, trois pages avant la fin du livre (bon en fait on commence à suspecter quelqu’un avant (surtout que comme d’habitude, j’ai lu la fin bien avant, arrivée à la moitié du livre et non pas pour connaitre le nom de l’assassin – promis, juré, craché, je vous l’ai dit, l’intrigue policière est très secondaire, ce n’est pas ce qui m’a fait tourner les pages avec ardeur – mais pour savoir si Charlotte et Thomas allaient finir ensemble à la fin de ce tome ou s’il faudrait encore attendre ^^ Pas bien ! Quelle idée aussi de révéler le nom de l’assassin dans les dernières pages ! Si les auteurs voulaient vraiment maintenir le suspense, ils le cacheraient ailleurs, c’est le premier endroit où vont voir les curieux ! Hum…) mais cela arrive assez tard et en comparaison avec la longueur de l’affaire, la conclusion est très hâtive !)… C’est pour cela que ce ne sera pas un coup de cœur mais il s’en est fallu de peu. Bien sûr, je compte lire la suite, tant pis pour ma Pal !

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L'Enfant des cimetières de Sire Cédric

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Genre : Policier/ thriller

 

Lecture commune de novembre 2011 (forum Livraddict)

 

Quatrième de couverture :

Un fossoyeur vivant près d’un cimetière est pris d’une folie hallucinatoire et tue toute sa famille avant de se suicider.

Un adolescent, se croyant poursuivi par des ombres, menace de son arme les occupants d’un hôpital et tue Kristel, une artiste peintre. David, photo-journaliste – et compagnon de Kristel -, décide de découvrir l’origine de cette vague de meurtres sordides et de suicides, qui ne cesse d’augmenter. Bientôt, il va être confronté à l’inimaginable…

 

Ce que j'en ai pensé :

Dès le prologue, le ton est donné pour ce mélange de thriller et de fantastique. J’ai beaucoup aimé ce début, où l’on ne sait pas très bien si l’on est dans un rêve, un cauchemar, le délire d’un psychopathe ou la réalité. Passé ce prologue, place à l’action teintée d’angoisse. J’avoue avoir eu peur pendant quelques jours, allumant toutes les lumières sur mon passage. Malheureusement, l’effet n’a pas duré et très vite, l’écœurement devant des scènes plus que sanglantes prend le pas sur l’angoisse et m’a un peu lassée, de même que le suspense s’essouffle. Je ne suis pas du genre chochotte, j’aime me faire peur en lisant un bon thriller, ne rechigne pas devant un peu d’hémoglobine mais l’auteur en fait ici beaucoup trop. Ames sensibles (aux effusions de sang, viscères et autres tripailles) s’abstenir !

Néanmoins, c’est une lecture rapide qui m’aura tout de même fait passer un bon moment mais je n’ai pas trouvé cela transcendant ou extraordinaire, peut-être avais-je placé la barre un peu haut suite aux nombreux commentaires élogieux vus çà et là… Par contre et contrairement à beaucoup, même si la fin (notamment la séance d’exorcisme pratiquée par David avec un naturel et une facilité désarmants alors que encore quelques jours plus tôt, c’était un monde qui lui était totalement étranger) est facile, je l’ai beaucoup aimé : elle permet de faire le lien avec le prologue et est en cela assez « cohérente ». Je ne me suis pas attachée plus que cela aux personnages, mis à part Kristel. Même si elle est peu présente, elle a un rôle important dans l’histoire. A vous de le découvrir (ou pas…).

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L'Epopée des Normands de Sicile tome 1 : Le Peuple du vent de Viviane MOORE

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Genre : Policier historique

Série L'Epopée des Normands de Sicile :

1. Le Peuple du vent

2. Les Guerriers fauves

3. La Nef des damnés

4. Le Hors-venu

5. Le Sang des ombres

6. Les Dieux dévoreurs

7. A L'Orient du monde

 

coeur_rouge.jpgCoup de coeur 

 

Quatrième de couverture :

Pirou, château-fort accroché au rivage du duché de Normandie, n'aurait dû être qu'une brève étape de Tancrède et de son maître Hugues de Tarse. Mais en ce mois de septembre 1155, alors qu'un froid terrible s'abat sur le Cotentin, la Mort s'invite dans la citadelle. Le haut-mal (épilepsie) en est-il responsable ? (…)

Pris dans les remous des passions, des haines et de la peur qui règnent dans la forteresse, Tancrède découvrira-t-il le secret de ses origines ? Verra-t-il se réaliser la prophétie de l'inquiétant moine rencontré sur la lande de Lessay (…) ?

 

Ce que j'en ai pensé :

C'est un coup de cœur pour moi ! Cela faisait longtemps que ça ne m'était plus arrivé mais cette lecture m'a captivée du début à la fin, impossible de reposer mon livre : il fallait que je sache, même si certains éléments sont évidents Attention spoiler comme l'empoisonnement de Muriel : dès le début, j'ai compris ou l'identité de son meurtrier mais justement, je me suis dit que c'était trop évident, que le coupable devait donc être quelqu'un d'autre mais non, je me suis fait avoir ! Fin du spoiler Et pourtant, le suspense est maintenu tout du long. Les morts se multiplient au château de Pirou : que se passe-t-il ? Qui en veut à la vie du seigneur et maître des lieux, Serlon de Pirou ? C'est ce que vont tenter de découvrir Hugues de Tarse et son protégé, Tancrède. Les personnages sont tous très charismatiques, notamment ces deux-là. En plus de ces morts mystérieuses se pose la question de l'identité de Tancrède : qui est-il ? Pourquoi son maître et lui sont-ils venus au château de Pirou ? Qui ou que fuient-ils ? L'étrange personnage tout de noir vêtu ? Que leur veut-il ? Le lecteur n'en saura pas beaucoup plus à ce sujet en refermant ce premier tome mais l'auteur m'a mis l'eau à la bouche : j'ai hâte de démêler les fils de cette intrigue !

Le contexte historique est très bien représenté tant au niveau factuel que stylistique, avec le vocabulaire de l'époque : Viviane Moore connaît son sujet et j'ai aimé (re)découvrir l'époque dans ce lieu qu'est le duché de Normandie, appartenant alors au roi d'Angleterre, Henri II Plantagenêt : une particularité historique sur laquelle on passe rapidement en cours d'Histoire. D'ailleurs j'ai encore quelques questions suite à cette lecture. Notamment, je n'ai pas bien compris le lien entre la Normandie, la Sicile et l'Italie mais peut-être aurais-je des réponses dans le tome 2. La vie des seigneurs et de leurs domestiques et surtout, la condition des femmes sont très réalistes. Celles-ci ne servent qu'à perpétuer la lignée, elles sont mariées très jeunes (12 ans pour Muriel, avec un homme beaucoup plus âgée qu'elle!), sans considération aucune pour leur ressenti, leurs sentiments. Elles sont quantité négligeable, un fardeau dont il faut se débarrasser. Seule Sigrid sort un peu du lot : elle s'habille, se comporte, parle et pense comme un homme, une femme libérée avant l'heure, au comportement et aux manières très masculins. Elle est hautaine, brusque, impulsive. Un être très difficile à cerner, même si le lecteur comprend très vite qu'elle agit ainsi avant tout pour attirer l'attention de son père, lequel ne jurait que par son fils décédé, Osvald.

L'amour et la haine sont au cœur de l'intrigue, les passions se déchaînent, les secrets sortent des placards dans lesquels ils ont été maintenus enfermés, faisant exploser cette famille et ceux qui l'entourent. Il est bien difficile de plaindre Serlon ou Ranulphe dans cette histoire !

Vivement le tome 2 !

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Le Serment des limbes de Jean-Christophe GRANGE

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Genre : Policier/ Thriller

 

Quatrième de couverture :
Quand Mathieu Durey, flic à la brigade criminelle de Paris apprend que Luc, son meilleur ami, flic lui aussi, a tenté de se suicider, il n'a de cesse de comprendre ce geste. Il découvre que Luc travaillait en secret sur une série de meurtres aux quatre coins de l'Europe dont les auteurs orchestrent la décomposition des corps des victimes et s'appuient sur la symbolique satanique. Les meurtriers ont un point en commun : ils ont tous, des années plus tôt, frôlé la mort et vécu une 'Near Death Experience'. Peu à peu, une vérité stupéfiante se révèle : ces tueurs sont des 'miraculés du Diable' et agissent pour lui. Mathieu saura-t-il préserver sa vie, ses choix, dans cette enquête qui le confronte à la réalité du Diable ?

 

Ce que j'en ai pensé :

Les cent premières pages m'ont paru très longues : l'intrigue prend du temps à se mettre en place et le personnage principal ne m'a pas plu dès le départ. Il nous raconte les grandes lignes de sa vie et ce qui ressort surtout c'est sa foi inébranlable : en effet, Mathieu Durey est un fervent catholique et est devenu flic, après avoir suivi le Séminaire de Rome et être parti en mission humanitaire au Rwanda dont il est revenu traumatisé par les massacres des Hutus sur les Tutsis (ou le contraire, je confonds à chaque fois!!!!!). Cette foi prend beaucoup de place dans sa vie et j'ai eu peur qu'elle ne devienne un peu trop envahissante tout au long du roman mais il n'en est rien, elle sait se faire plus discrète ensuite et s'insère parfaitement dans l'histoire. Il enquête sur le suicide de son ami d'enfance, Luc Soubeyras, lui aussi fervent catholique, beaucoup plus fanatique dans ses croyances que Mathieu, on le snet très « border line ». Il ne comprend donc pas son geste et se plonge dans ses anciennes affaires pour savoir ce qui a provoqué un tel déclic en lui....

Finalement, il suit la piste Sylvie Simonis et l'aventure commence alors véritablement. A partir de ce moment-là, je suis enfin rentrée dans l'histoire, l'auteur m'a embarquée sur les traces du Mal. Il nous mène de pistes en pistes : chaque indice débouche sur une nouvelle piste et pose de nouvelles questions. Nous suivons donc Mathieu en temps et en heure, menant l'enquête au même rythme que lui, pataugeant avec lui, même si certaines révélations me sont apparues bien avant lui !!!!! J'ai aimé la tournure fantastique que prend cette histoire et j'ai d'ailleurs regretté le retournement de la fin pour revenir à une explication plus terre à terre, plus rationnelle. Environ 150 pages avant la fin, mon intérêt est retombé : je sentais venir les choses et le tout m'a paru encore une fois très long : j'avais hâte que cela se termine, d'avoir le fin mot de l'histoire et de pouvoir passer à autre chose.

 

En conclusion donc, si l'on met de côté les 100 premières pages et les 100 dernières qui souffrent en longueur, j'ai apprécié ce Grangé même s'il m'a manqué le côté haletant, palpitant de mes autres lectures de l'auteur (L'Empire des loups et La Ligne noire). Ce n'est donc pas mon préféré de lui...

 

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En lieu et place de Les Rivières pourpres du même auteur

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La Mémoire fantôme de Franck THILLIEZ

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Genre : Thriller

 

Quatrième de couverture :

Quatre minutes. C'est le temps d'un souvenir pour Manon. Après, tout s'efface. Puis recommence. Pour quatre minutes.

Dans ces conditions, pas faciles pour Lucie Henebelle, fraîchement promue lieutenant à la brigade criminelle de Lille, de trouver par qui la jeune femme vient d'être agressée. Et de comprendre la signification des mots gravés au creux de sa paume : « Pr de retour ».

S'agit-il du Professeur, ce tueur en série qui a sévi quatre ans plus tôt dans la France entière, semblant obéir à quelque sordide logique mathématique ?

Lucie le pressent , la clé de cette affaire jamais résolue réside dans la mémoire fragmentée de Manon. Une mémoire à laquelle plus personne n'a accès, pas même l'intéressée...

 

Ce que j'en ai pensé :

Un thriller très dynamique, qu'il est difficile de lâcher une fois commencé. Je me suis énormément attachée aux deux héroïnes, Lucie Henebelle, inspecteur de police et surtout à Manon Moinet, la clé de l'énigme : elle détient la solution mais, malheureusement, souffre d'amnésie depuis un cambriolage qui a mal tourné. Elle seule est en mesure de découvrir l'identité du Professeur, tueur en série qui fait son retour après 4 ans d'absence. Malgré son handicap, son intelligence et sa ténacité restent intactes. Elle m'a souvent fait monter les larmes aux yeux, pour son courage sans faille qui lui permet de faire face, de garder la tête hors de l'eau, malgré ses souvenirs défaillants. Elle est très émouvante : on la voit véritablement se débattre contre elle-même et elle s'en sort, je trouve, admirablement bien, grâce à cette force en elle, cette obsession pour retrouver le meurtrier de sa sœur, Karine. L'auteur nous en apprend beaucoup sur la mémoire et ses nombreuses subtilités. Ainsi, je sais maintenant qu'il existe différentes mémoires : celle où sont stockés nos souvenirs, dans nos hippocampes (c'est celle-ci qui a été affectée chez Manon), la mémoire procédurale (par exemple, lorsque l'on apprend à conduire : cela devient ensuite un automatisme), la mémoire du corps... Toutes ces données ne sont pas faciles à appréhender au départ : je n'y comprenais pas grand-chose au début de ma lecture mais elles sont nécessaires pour bien comprendre ce qui se passe dans le cerveau de Manon. Cela la rend « réelle ». Les mathématiques ont également une place de choix dans ce thriller : en effet, le Professeur laisse des énigmes sur les lieux de son forfait qui font toutes référence à des théories mathématiques, d'où l'importance de Manon dans l'enquête car c'est une brillante mathématicienne. Là, j'ai eu plus de mal, notamment concernant les explications sur le nombre Pi ou sur les spirales : je suis limite allergique aux maths ! Heureusement, là encore, l'auteur instruit son lecteur de manière simple mais efficace.

La fin en surprendra plus d'un (à moins de lire les dernières lignes avant... et comme par hasard de tomber pile poil sur le passage où est révélée l'identité du tueur... Cela m'apprendra à être trop curieuse!!!!!).

J'ai bien envie de lire La Chambre des morts, où apparaît pour la première fois, si j'ai bien tout compris, le personnage de Lucie...

 

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Avec quasiment une semaine de retard !!!!

Les billets des autres particpants sont ici

Prochain rendez-vous : le 26/03/2011 autour de Yasmina KHADRA. N'hésitez pas à vous inscrire

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L'Enigme du second prince d'I. J. PARKER

Genre : policier (???)

 

Les Enquêtes de Sugawara Akitada :

  1. 1. L’Enigme du dragon tempête
  2. 2. L’Enigme de la porte Rashomon
  3. 3. L’Enigme de la flèche noire
  4. 4. L’Enigme du second prince
  5. 5. L’Enigme du paravent des enfers

 

Quatrième de couverture :

Jeune gouverneur de la lointaine province d’Echigo, Sugawara Akitada n’aspire qu’à une chose : rentrer à la capitale. Mais, quand le second prince Okisada est retrouvé empoisonné sur l’île de Sado, c’est Akitada qu’on dépêche sur place.

Frère de l’empereur, accusé de haute trahison, Okisada vivait en exil sur l’île depuis des années, parmi les prisonniers politiques et les détenus de droit commun. Pour mener l’enquête, Akitada n’a d’autre choix que de se faire passer pour l’un d’eux. Quitte à subir les mêmes sévices que les autres malfrats…

Hommes de lois sadiques, jeunes filles manipulatrices et familles princières corrompues… Akitada n’aura pas trop de l’aide de son irrévérencieux serviteur, Tora, pour déjouer une sombre conspiration qui pourrait menacer l’empereur en personne…

 

Ce que j'en ai pensé :

Il s’agit de la quatrième aventure de Sugawara Akitada. Ma médiathèque n’avait pas les trois premiers : j’ai donc tout de même emprunté celui-ci me disant que si les différents tomes ne pouvaient être lus indépendamment, je le rendrai. Finalement, pas besoin d’avoir lu les précédents pour lire celui-ci. Tout est compréhensible, si ce n’est qu’à certains moments, il est fait référence à des passages des trois autres tomes mais rien de gênant pour la suite de la lecture. Cela m’a surtout donné envie de lire les précédents pour suivre l’évolution du personnage d’Akitada puisque dans ce tome, il a été envoyé à Echigo, province perdue au fin fond du Japon féodal, en tant que « gouverneur intérimaire ». J’aurais aimé savoir comment il en est arrivé là : il est fait allusion à une « promotion » pour avoir résolu une autre énigme mais on comprend bien vite que c’est surtout une façon pour ses supérieurs de se débarrasser  de lui. En effet, il est peu apprécié par sa hiérarchie pour sa tendance à se mêler des affaires des autres, son insolence, sa détermination. C’est un homme de loi, loi qu’il applique d’ailleurs au pied de la lettre, qui est incapable de tenir sa langue, ce qui lui vaut de nombreux problèmes et surtout de nombreux ennemis… J’ai adoré le personnage. Il est ici envoyé sur Sadoshima sous une fausse identité pour résoudre le meurtre du second prince, Okisada.

En fait, la résolution de cette énigme ne constitue pas le cœur du livre, autant être prévenu tout de suite. Cela ne m’a pas dérangée. J’ai aimé suivre Akitada dans ses aventures à travers l’île. Cela permet également de « remonter le temps », dans le Japon de l’époque, de voir comment sont traités les prisonniers exilés sur Sadoshima et le fonctionnement politique et administratif des provinces japonaises, avec à leur tête le gouverneur, représentant du pouvoir impérial mais surtout les seigneurs locaux, véritables détenteurs du pouvoir. On sent que l’uteur s’est bien documentée sur le sujet, ce qui est confirmé à la toute fin du livre, où une annexe appelée « Note sur la période » revient sur la véracité des faits, sur le contexte historique.

J’ai commencé à trouver quelques longueurs lorsqu’il part en tournée avec l’inspecteur, Osawa. J’ai tout de même poursuivi pour connaître le responsable de la mort du second prince (la solution est d’ailleurs très décevante…du moins jusqu’au retournement de situation de la fin !). Mon intérêt est remonté lorsque Tora (je l’adore lui aussi : c’est un séducteur invétéré mais il est très loyal et droit, un vrai chevalier !)  arrive sur l’île afin de retrouver son maître (Akitada). Là, je n’ai plus pu lâcher mon livre, me demandant comment les personnages allaient s’en sortir ! Une lecture avec des hauts et des bas donc mais finalement bien appréciée et qui m’a fait voyager dans le temps et dans l’espace. J’essayerai de lire le tout premier et les suivants, pour voir…

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