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fantasy- sf- horreur

L'Empire invisible de Jérôme NOIREZ

Genre : Fantastique

 

Quatrième de couverture :

1858. Sous le soleil brûlant de Caroline du Sud, les esclaves ramassent le coton, avec la mort comme seule promesse d'une vie meilleure. Nat Walker est l'un d'eux, le chef officieux de leur communauté. La nuit, en secret, il offre à ses pairs un peu de réconfort en disant la messe pour ceux qui n'ont plus d'espoir. Mais les milices privées du maître ont l'alcool violent et la main lourde : Nat est battu à mort.

Désormais, Clara [sa fille] ne vit plus que pour se venger, se repaître du sang de ses bourreaux. Seule, elle ne peut rien, mais un étrange personnage, un esclave qui dit s'être libéré de ses chaînes par la mort et par le feu, lui propose un pacte. Jusqu'où la mènera la voie de la vengeance?

 

Ce que j'en ai pensé :
J'ai beaucoup aimé ce livre. En France, l'histoire des Etats-Unis n'est pas beaucoup étudiée et enseignée (je parle du primaire, collège, lycée), juste esquissée pendant les cours d'anglais. J'ai toujours voulu en savoir plus sur le sujet et je trouve que ce petit livre est un bon moyen de rentrer en douceur dans le sujet. Il traite exclusivement de l'esclavage, vu du point de vue de l'une d'entre eux, Clara, avant et après la mort de son père, Nat Walker. Il est d’ailleurs intéressant de suivre son évolution. Le style d’écriture est fluide. L’histoire est racontée au présent, ce qui nous rapproche d’autant plus des événements et des personnages. Tout s’enchaîne à une allure vertigineuse. On tremble pour Clara. On sent la colère gronder en elle et l’on se demande jusqu’où sa soif de vengeance va l’emmener. Beaucoup de thèmes sont évoqués : les relations privilégiées entre un père et sa fille, la vie quotidienne des esclaves dans une plantation de coton, le mépris et la froideur des maîtres qui les considèrent comme des objets que l’on marchande, la vengeance et ses conséquences, l’amitié, la solidarité, la révolte de Clara opposée au fatalisme des autres esclaves, … Le contexte est bien respecté au niveau historique, je pense. A ce sujet, j’ai beaucoup aimé les annexes en fin de livre qui présentent une chronologie de l’esclavage, la naissance du KuKlux Klan, entre autres et montre que l’auteur s’est bien documenté avant d’écrire son livre.

Juste une petite remarque : après lecture, je me suis demandée pourquoi ce livre était classé en fantastique. Le seul élément plus ou moins fantastique est le personnage d’Aaron et encore, sa « mort » mystérieuse n’est pas le thème principal de cet ouvrage (je me suis d’ailleurs demandé s’il était réellement mort ou s’il s’agissait d’une erreur faite par ses bourreaux au moment de sa pendaison). Puis, je me suis dit que le côté fantastique du livre consistait dans cet Empire Invisible. De quoi s’agit-il ? Certains éléments de réponse nous sont donnés au cours de notre lecture mais j’avoue qu’une certaine phrase vers la fin vient remettre en cause cette première explication (je ne vous mets pas cette phrase de crainte de vous gâcher le suspense. A vous de la trouver). Le mystère reste donc entier.

 

Merci au forum PartageLecture et aux éditions J'aiLu pour cette jolie découverte. Je ne connaissais pas l'auteur avant ce partenariat mais je serais curieuse de lire un autre de ses livres! Je vais voir ce qu'ils ont à ma médiathèque.

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Les Jumelles de Highgate d'Audrey NIFFENEGGER

Genre : fantastique

Quatrième de couverture
:
Valentina et Julia, inséparables soeurs jumelles, reçoivent un étrange héritage d'une tante (Elspeth) qu'elles ne connaissent que de réputation. Et pour cause, il s'agit de l'énigmatique soeur jumelle de leur mère (Edie), toutes deux ne s'étant plus parlé depuis vingt ans. Le testament est formel : le legs de l'appartement ne sera effectif que si les jeunes filles viennent habiter pendant un an dans cet immeuble victorien, situé près d'un des plus anciens cimetières de Londres ... et à condition que leur mère n'y mette jamais les pieds.
Intriguées, les deux jeunes filles quittent leurs parents pour ce lieu inconnu, où le fantôme de leur tante semble hanter chaque recoin de l'appartement, où les murs paraissent abriter des secrets et les extravagants voisins cacher bien des mystères. Livrées à elles-mêmes, Valentina et Julia se laissent séduire par cette atmosphère dangereusement romantique, au risque d'avoir pénétré dans un monde d'où elles ne pourront plus revenir.

Mon avis
:
La couverture, la quatrième de couverture et les premières lignes m'ont tout de suite plu. Le style est léger, simple. On entre tout de suite dans l'histoire avec la mort d'Elspeth, la présentation des jumelles, Valentina et Julia et le testament assorti d'étranges conditions qui font présager un lourd secret de famille.
Puis, tout est retombé comme un soufflé. Une fois les jumelles arrivées à Londres, on entre dans une routine qui m'a ennuyée! J'ai bien cru que j'allais laisser tomber ce livre car cette attente dure très longtemps. J'ai continué et j'ai bien fait. Une fois que Valentina et Julia font réellement la connaissance de Robert, le compagnon d'Elspeth et exécuteur testamentaire, les événements s'enchaînent à un rythme effréné. La fin arrive sans que l'on s'en aperçoive. Le secret liant Elspeth à sa jumelle Edie, nous est enfin révélé.
Cette fin est grandiose, étrange, étonnante.

A propos des personnages, il y a bien sûr Julia et Valentina dont la relation est assez complexe. Julia est la dominante, elle mène la danse mais, je pense qu'elle est plus compliquée qu'il n'y parait. En effet, elle n'est pas aussi forte qu'on le pense car, malgré ses airs autoritaires, elle est aussi et surtout très dépendante de sa soeur. Leur gémellité est pour elle un cocon dont elle ne veut pas sortir. J'ai eu l'impression qu'elle refusait de grandir. Au contraire, Valentina qui parait plus fragile tant physiquement que mentalement, est plus indépendante. Elle refuse d'être considérée comme ne faisant qu'un avec Julia et revendique son individualité. Elle va prendre un peu du "poil de la bête" durant le livre et chercher à se détacher de Julia.
Les personnages gravitant autour des jumelles ne sont pas en reste : Martin m'a beaucoup touché avec ses tocs et ses phobies. Il m'a fait pensé à Monk, le détective dans la série du même nom même s'il est beaucoup plus atteint (je ne pensais pas que c'était possible!). Elspeth, Edie, Robert, Jessica, Marijke... ne sont pas en restent non plus.

En conclusion, j'ai bien aimé ce livre, malgré quelques longueurs (notamment dans la première moitié). Je tiens d'ailleurs à remercier le forum Partage Lecture et l'éditeur, Oh Editions pour cette découverte!

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Romans terrifiants

Pour l'instant, je mets de côté Le Rapport de Brodeck de Philippe CLAUDEL car j'ai du mal à le lire! J'ai déniché un ouvrage qui m'a interpellé à la médiathèque : Romans terrifiants (édition Robert Laffont, 1984 pour la première édition). Il regroupe 5 oeuvres de différents auteurs :
- Le Château d'Otrante de Horace WALPOLE
- L'Italien ou le confessionnal des pénitents noirs d'Ann RADCLIFFE
- Le Moine de Matthew Gregory LEWIS
- Les Elixirs du Diable d'Ernst Theodor Amadeus HOFFMANN
- Melmoth ou l'homme errant de Charles Robert MATURIN.

Je ne pense pas tous les lire et peut-être pas dans l'ordre. J'ai commencé celui d'Ann RADCLIFFE.

Voici un extrait de la quatrième de couverture présentant chacun de ces 4 romans :
"(...) Horace WALPOLE, initiateur du genre avec Le Château d'Otrante (1764), Ann RADCLIFFE, spécialiste du surnaturel expliqué, et dont Le Confessionnal des pénitents noirs (1797) montre le triomphe de l'amour sur l'inquisition et ses chambres de torture. Avec Le Moine (1795) de Matthew Gregory LEWIS, l'intervention directe du Diable porte le surnaturel à l'incandescence et l'amour jusqu'au blasphème. Le roman de la terreur a cédé la place au roman du Mal. Un Mal qui, dans Melmoth ou l'homme errant (1820) de C.R. MATURIN, va quitter les lieux de l'inspiration gothique pour écraser des hommes sous leur destin aux quatre coins du monde.
Parmi les nombreux écrivains que le Roman Noir terrifiant a fasciné à l'aube du romantisme,(...) on retiendra l'auteur des célèbres contes. Les Elixirs du Diable (1816) d'HOFFMANN constitue l'hommage du Romantisme à un genre qu'on jugera frénétique et mal famé."

Mes lectures seront entrecoupées par d'autres livres pour ne pas ressentir une certaine lassitude. J'espère que cela me plaira! Je vous en parlerai donc au fur et à mesure.

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