Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

fantasy- sf- horreur

Mercy Thompson Tome 2 : Les Liens du sang de Patricia BRIGGS

Genre : Bit-lit

Série Mercy Thompson :

1. L' Appel de la lune (lu avant blog)

2. Les Liens du sang

3. Le Baiser du fer

4. La Croix d'ossements

5. Le Grimoire d'argent

6. La Marque du fleuve

7. La Morsure du givre

8. La Faille de la nuit

 

Quatrième de couverture :

(…)

La mécanicienne auto Mercedes Thompson a des amis un peu partout… y compris dans des tombeaux. Et elle doit une faveur à l’un d’entre eux. Pouvant changer de forme à volonté, elle accepte de prêter main-forte à son ami vampire, Stefan, pour remettre un message à un autre mort-vivant.

Mais ce vampire inconnu est loin d’être ordinaire… tout comme le démon qui le possède.

 

Ce que j'en ai pensé :

Une éternité que ce deuxième tome traînait dans ma Pal. Je l’ai acheté peu après la lecture du premier, soit en 2009. Pourquoi ne l’ai-je pas lu plus tôt ? A vrai dire, je n’en sais trop rien. D’autant que le 1er m’avait plu, même si Mercy n’est pas mon héroïne de bit-lit préférée, ce que confirme ce deuxième tome, que j’ai bien aimé malgré cela. J’adore sa personnalité, son esprit contradictoire qui la pousse à faire le contraire que ce que les loups, qu’elle côtoie depuis son enfance, attendent d’elle, notamment Adam, le voisin hyper protecteur avec qui un lien étroit semble se nouer, rendu particulier (et problématique) par sa nature d’Alpha, Samuel, son premier amour qui a emménagé chez elle sans lui laisser vraiment le choix et Bran, le Marrock, qui l’a plus ou moins élevée et sa nature de changeuse la démarque des autres. Parions d’ailleurs qu’elle sera davantage encore exploitée dans les prochains opus, même si Les Liens du sang nous offre un avant-goût de ce qu’elle pourrait être capable de faire.

Dans cette seconde aventure, elle est enrôlée par Stefan, le vampire, dans une enquête dangereuse. Idéal pour en apprendre davantage sur les créatures de la nuit, leur fonctionnement et les rivalités internes à l’essaim de la maîtresse vampire, Marsilia et sur les démonologues. Même si Mercy reste un peu en retrait et ne s’engage réellement que dans la deuxième moitié du récit pour trouver le responsable des meurtres et de la montée de violence afférente, je ne me suis pas ennuyée une seule seconde. La lecture reste fluide et les informations disséminées par l’auteur la rendent intéressante. Ça manque cependant un peu de punch (dans les deux cent premières pages en tout cas même si le début semblait commencer sur les chapeaux de roue) et le combat final est un peu décevant car trop facilement gagné au vu de l’adversaire qui leur faisait face.

Le troisième semble plus centré sur les faes, que l’on entrevoit ici. Espérons qu’il ne me faudra pas à nouveau attendre 5 ans avant de le lire (ça ne tient qu’à moi, me direz-vous ^^) !

Voir les commentaires

Valisar Tome 1 : L'Exil de Fiona McINTOSH

Genre : Fantasy

Série Valisar :

1. L'Exil

2. Le Tyran

3. La Colère

 

Quatrième de couverture (très inexact et incorrect mais j'avoue je n'ai pas envie de faire mon propre résumé) :

A la tête d’une terrifiante armée de mercenaires et de renégats, Loethar a déjà conquis deux nations, ne laissant dans son sillage que dévastation et vies brisées. Il convoite maintenant le royaume de Penraven. Mais cette fois, le tyran veut davantage qu’une couronne, il rêve d’empire. S’il veut renverser le roi Brennus de Penraven, [huitième] de la lignée des Valisar, c’est parce qu’il possède le pouvoir de soumettre entièrement les gens à sa volonté : un don sinistre que possède tous les héritiers Valisar. Si Loethar s’imprègne de la magie de ces êtres d’exception, nul ne pourra plus l’arrêter.

 

Ce que j'en ai pensé :

Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu un livre de fantasy aussi bon, aussi prenant que celui-ci. J’ai été tenu en haleine du (presque) début jusqu’à la fin ! Presque début car ce dernier est un peu long et il y a beaucoup de choses à intégrer – l’auteur nous plonge directement dans l’intrigue, sans réel préambule – et peu d’action pour commencer mais les choses s’accélèrent dès la confrontation entre Loethar et Brennus et là, tout s’enchaîne à la vitesse de l’éclair. Les nombreux dialogues donnent également du rythme au récit. Un récit parfaitement maîtrisé, construit : l’auteure sait où elle va et nous propose une intrigue complexe et riche, aux nombreux rebondissements. Complots, trahisons, secrets, machinations et imbroglios politiques sont au rendez-vous. Si j’ai deviné certaines choses, d’autres me sont tombées dessus comme des bombes lâchées par l’auteur au bon moment. Elle place ses pions avec dextérité. Ses personnages sont aussi très travaillés, du roi Brennus en passant par la servante du château, Genrie. Rien n’est laissé au hasard.

J’ai eu un peu de mal au départ avec Leo, le jeune prince héritier, très mature pour ses douze ans, trop pour que j’y crois, dans un premier temps. Puis, fils de roi oblige, on se dit qu’il a effectivement dû murir plus vite que les enfants de son âge. Il a été élevé pour prendre la suite de son père et endosser la responsabilité de la couronne. Les événements auxquels il va assister vont encore participer à cette maturité. A ce sujet, âmes sensibles s’abstenir (surtout évitez de lire en mangeant… Je dis ça comme ça… lol) : les horreurs de la guerre et de la conquête ne nous sont pas épargnées et Loethar tient très bien sa réputation de barbare. Mais là encore, il serait réducteur de ne le limiter qu’à ça. Notre « grand méchant » a lui aussi une personnalité complexe. S’il ne nous est pas entièrement sympathique, il est néanmoins très intéressant, peut-être même LE personnage le plus intéressant, à égalité avec Freath pour moi. Il est intelligent, un fin stratège qui a réussi à les défaire grâce à sa ruse. C’est aussi un être solitaire habité par la haine. Pourquoi en veut-il autant aux Valisar ? Quel passif a-t-il avec eux ? Avec Brennus, en particulier ?

Je ne vais pas revenir sur chaque personnage, il y en a beaucoup trop : l’insaisissable Freath, Gavriel et Corbel de Vis, les jumeaux du légat auxquels seront confiées de lourdes responsabilités dont dépend l’avenir du royaume, les Investis Kirin et Clovis, Piven, Lily, etc… Ils ont tous un rôle à jouer.

La fin de ce premier tome n’a pas fini de nous étonner et a un petit effet frustrant : après avoir avalé plus de 600 pages, on a tout de même envie de se jeter sur le second tome. Pire que ça : il y a certaines interactions – minimes mais bien présentes – avec Percheron, une autre saga de l’auteur et même sans avoir lu les 2ème et 3ème volets de Valisar, je sais que je n’en resterai pas là avec l’auteur : je commence déjà à loucher sur cette autre saga ! C’est dire si j’ai aimé !

 

Il s'agit d'une lecture commune avec Lisalor qui a aussi beaucoup aimé (un message subliminal se cache ici. Je décode : Courez acheter ce livre si ce n'est pas déjà fait, nom de Dieu !!!! lol)

Voir les commentaires

Désolation de Stephen KING

Genre : Fantastique

 

Quatrième de couverture :

La route 50 coupe droit à travers le désert du Nevada, sous un soleil écrasant. On n’y entend rien que le jappement lointain des coyotes.

C’est là qu’un flic étrange, un colosse aux méthodes très particulières, arrête des voyageurs, sous des prétextes vagues, puis les oblige à le suivre à la ville voisine : Désolation. Et le cauchemar commence… (…)

 

Ce que j'en ai pensé :

J’ai beaucoup aimé le début : le désert du Nevada que traverse Mary et Peter Jackson dans leur voiture, l’ambiance créée par l’auteur, l’angoisse qui monte doucement puis ce véhicule de police au comportement bizarre et leur arrestation par un agent à la taille et la stature immenses, inquiétant, qui leur demande de les suivre jusqu’à une ville au nom qui suscite lui aussi la peur : Désolation, d’autant plus lorsqu’on se rend compte qu’il est plutôt bien trouvé puisqu’il n’y a pas un chat dans les rues, elle parait déserte, inhabitée, comme si tout le monde était parti précipitamment, laissant tout en plan comme ces trois vélos retournés sur la chaussée, dont les roues grincent sous l’assaut du vent. Puis, au chapitre suivant, nous découvrons de nouveaux personnages : les Carver, viennent ensuite Johnny Marinville, l’écrivain pédant et Steve, le chauffeur et Cynthia et leur rencontre avec le même policier et cela pendant les deux cent premières pages, le temps que les personnages soient enfin tous mis en présence les uns avec les autres. Du coup, j’ai trouvé le temps long, même si cette mise en place parait néanmoins nécessaire et permet vraiment de bien faire connaissance avec chacun, les personnages étant assez fouillés. Cependant, elle conduit aussi à de nombreuses répétitions car chaque arrestation se ressemble. On a donc l’impression de lire plusieurs fois la même chose, à quelques détails près et si l’on fait abstraction des repères donnés par l’auteur et qui aident à se situer dans le temps. Finalement, lorsqu’ils se retrouvent tous au même endroit, Steve et Cynthia les rejoignant plus tard, je me suis dit que ça allait peut-être enfin bouger un peu. Et oui, c’est le cas… pendant quelques pages mais on retombe vite dans les travers de l’auteur : les longueurs et les temps morts qui rendent la lecture pénible et ardue et qui m’ont poussée à l’abandon, au bout de 600 et quelques pages, avec cette impression désagréable de ne plus en voir la fin, de ne pas avancer.

Pourtant, il y a bien un peu d’action et encore une fois, l’ambiance est très bien rendue : le suspense vous conduit à continuer, l’envie de savoir ce qu’il va arriver aux personnages, les questions qui vous taraudent et qui tardent elles aussi à trouver des réponses : qui est cette entité qui s’est emparé du corps de Collie Entragian, que leur veut-elle (pas du bien ^^, ça on le comprend rapidement !), vont-ils s’en sortir, comment ? Mais, ce n’est pas assez et d’autres points m’ont chagrinée, comme le cliché de la lutte du bien et du mal et la vision du jeune garçon, David, comme le sauveur, le Messie, l’instrument au service de Dieu pour éradiquer le Mal. L’aspect religieux prend une grande place. Je ne m’attendais pas du tout à cela ! Quant à l’écriture, j’avais encore en tête celle des Yeux du dragon, roman que l’auteur a écrit pour la jeunesse. J’étais totalement dans le faux : c’est cru, parfois vulgaire, même si elle est fluide, on est davantage dans le style oral et j’avoue que ce n’est pas du tout ce que je préfère : je n’aime pas les livres où l’on écrit comme on parle. Je ne recherche pas non plus les formules ampoulées et les grandes phrases stylées qui ne veulent plus rien dire tellement elles sont enrobées de belles parures grandiloquentes mais bon, je m’attends au moins à un langage courant, sans vulgarité excessive. Je pense qu’il n’y aurait eu que cela, je serai sans doute passé outre mais ça + ça + ça, ça fait beaucoup au final ! Si je relis un jour du Stephen King, je prendrai soin d’éviter scrupuleusement les gros pavés de 800 et quelques pages ou je me contenterai des classiques comme Misery, Carrie, ça, Shining…

 

Voir les commentaires

La Communauté du Sud Tome 5 : La Morsure de la panthère de Charlaine HARRIS

Genre : Bit-litt

Série La Communauté du Sud :

1. Quand le danger rôde

2. Disparition à Dallas

3. Mortel corps à corps

4. Les Sorcières de Shreveport

5. La Morsure de la panthère

6. La Reine des vampires

7. La Conspiration

8. Pire que la mort

...

 

Quatrième de couverture :

« Moi, Sookie, 26 ans, je suis toujours serveuse Chez Merlotte et, à mon grand désespoir, à nouveau célibataire. Non contente d’être aux prises avec des mutants – dont mon frère Jason ! -, me voilà confrontée à un tueur de mutants ! Et j’ai jusqu’à la prochaine lune pour trouver le vrai coupable… »

 

Alors qu’un sniper bien décidé à éliminer les non-humains fait régner la terreur dans la petite ville sudiste de Sookie Stackhouse, elle est appelée à l’aide par le séduisant Len… et se retrouve plongée au cœur d’imbroglios politiques, mêlant vampires, loups garous et autres créatures ! Et ses sentiments aussi sont mis à rude épreuve, avec le beau vampire-pirate qui a investi son bar…

 

Ce que j'en ai pensé :

Un cinquième tome qui n’apporte pas grand-chose à l’intrigue, à mon sens. Déjà, il peine à démarrer avec le « résumé » de la situation façon Sookie, retraçant les grandes trames des tomes précédents. Au lieu de ne faire que quelques lignes et de passer ensuite à l’histoire de ce tome, on a droit à des chapitres et des chapitres de rabâchage. L’ennui m’a donc vite gagné ! De plus, mordus d’action, passez votre chemin car il n’y en a pas beaucoup non plus, à part les nombreux coups du sort qui accablent la télépathe (incendie, coups de feu, …) et elle arrive finalement un peu par hasard car, si l’on croit au départ que Sookie est partie pour démasquer le tueur de changelings, on se trompe. Elle le fera mais sans avoir réellement menée d’enquête : le tueur va tout simplement lui « tomber » dessus (par contre, pour une fois, j’ai été surprise par son identité : bravo !). Du coup, on a surtout droit aux trop nombreux déboires sentimentaux de notre héroïne : ce n’est plus un  triangle mais un décagone amoureux auquel on assiste : elle semble fondre pour tous les mâles qui passent et fait la girouette puissance mille. C’était déjà un peu énervant dans les volumes précédents, ça devient ici franchement ridicule, entre déjà Bill, Eric et maintenant, Sam, Calvin, Quin, Len… Il serait peut-être temps de la caser, histoire qu’elle arrête de baver devant tous les beaux étalons masculins qui passent à côté d’elle ! J’ai par contre apprécié le fait qu’elle semble prendre un peu du poil de la bête, elle ne se laisse plus entraîner malgré elle dans des situations qui la dépassent, elle est plus « maîtresse de son destin » ^^, moins naïve au fur et à mesure des tomes et ça fait plaisir à voir !

Bref, cela semble plus être un tome de transition, en espérant que les suivants feront davantage avancer le schmilblick. Néanmoins, ça reste une lecture agréable, sans prise de tête et ce n’est déjà pas si mal !

Voir les commentaires

Les Gardiens des éléments Tome 1 : La Maîtresse du vent de Rachel CAINE

Genre : Fantasy

Série Les Gardiens des éléments :

1. La Maîtresse du vent

2. Vague de chaleur

3. Sueur froide

4. Vent de discorde

 

Quatrième de couverture :

Les gardiens des éléments existent depuis toujours. Certains contrôlent le feu, d’autres la terre, l’eau ou le vent. Sans eux, Mère Nature ferait sans mal disparaitre l’humanité de la surface de la Terre…

 

Joanne Baldwin est une gardienne du vent : en général, il lui suffit de faire un geste de la main pour apprivoiser la tempête la plus violente. Mais quand elle doit faire face à de terribles accusations de meurtres, Joanne n’a plus qu’une seule solution : s’enfuir…

 

Son seul espoir s’appelle Lewis, un gardien très puissant. Sans lui, les chances de survie de Joanne fondent comme neige au soleil… Elle part donc à sa recherche sur les routes des Etats-Unis au volant de sa Mustang, en espérant qu’il puisse l’aider, tout en essayant d’échapper à la tempête qui menace de s’abattre sur elle…

 

Ce que j'en ai pensé :

Nous suivons donc Joanne dans sa fuite. Au début, on ne sait pas grand-chose : qui fuit-elle ? Pourquoi ? Qui a-t-elle tué ? Dans quelles conditions ? Qui semble contrôler la tempête qui la poursuit ? L’auteur répond à ses questions au fur et à mesure, grâce à des retours dans le passé qui alternent avec le présent. J’ai beaucoup aimé ces passages : ils permettent de mieux faire connaissance avec Joanne, ses amis, ses pouvoirs, comment elle en est arrivée là, etc… Pour ceux concernant le présent, dans la grande majorité du livre, Joanne se contente de fuir, il y a donc juste assez d’action pour maintenir l’intérêt du lecteur, sans l’ennuyer, malgré donc ce côté un peu répétitif. De plus, tous les mystères à résoudre font que finalement, les pages défilent toutes seules, la tension latente participant également à cette impression ainsi que les quelques obstacles que rencontrent notre héroïne, à qui l’on s’attache très rapidement. Le concept de gardiens des éléments est original, intrigant, de même que Joanne, qui apparait comme très puissante et que l’on soupçonne très vite d’être plus que ce qu’elle pense, par des petites remarques ou répliques d’autres personnages placées ici ou là. Par contre, elle est très naïve ou inattentive, certaines révélations finales n’en étant pas réellement pour le lecteur, pour un peu que l’on ait compris les indices disséminés par l’auteur (pour ma part, j’ai trouvé qu’ils étaient faciles à trouver, pas très subtils, du coup, j’ai été très étonnée que l’héroïne semble tomber des nues à plusieurs reprises. J’avoue qu’elle m’a un peu déçue par rapport à cela, mais rien de bien méchant). La lecture n’est pas exempte de quelques petites faiblesses comme certaines incohérences notées une fois arrivées à la fin, notamment : Attention spoilers Star nous dit que Lewis pouvait apparaitre et disparaitre à sa guise : pourquoi n’a-t-il pas dans ce cas-là prévenu lui-même Joanne du danger ? Et comment a-t-elle fait pour le mettre sous sa coupe sachant qu’il est en principe beaucoup plus puissant qu’elle ? et autres petites incongruités du genre… Fin des spoilers L’auteur s’en sort avec quelques pirouettes maladroites donc, bancales mais rien de gênant ou qui pousse à fermer le livre et à passer à autre chose. De plus, les explications lorsque Joanne exerce son art me sont parfois apparues trop techniques et me sont passées au-dessus de la tête. Or, elles sont nombreuses au début. Heureusement, elles sont plus disparates au fur et à mesure de l’avancement de la lecture.

En bref, malgré quelques bémols, j’ai passé un bon moment et j’ai bien envie de poursuivre avec cette série. Ce n’est pas la lecture du siècle mais ça reste agréable et facile à lire, nous permettant de passer un bon moment de détente, pour peu que l’on ne soit pas trop regardant sur les « détails ».

Il s'agit d'une lecture commune organisée par Galléane (et pour laquelle je suis très en retard). Vous pouvez retrouver l'avis des autres participants dans ce topic.

Voir les commentaires

Alpha et Oméga Tome 1 : Le Cri du loup de Patricia BRIGGS

Genre : Fantasy

Série Alpha et Oméga :

0. L'Origine

1. Le Cri du loup

2. Terrain de chasse

3. Jeu de piste

 

Quatrième de couverture (modifié par mes soins) :

Anna a toujours ignoré l’existence des loups-garous, jusqu’à la nuit où elle a survécu à une violente agression… et en est devenue un elle aussi. Dans sa meute, elle aappris à faire profil bas et à se méfier des mâles dominants jusqu’à ce que Charles Cornick, Alpha, et fils du chef des loups-garous d’Amérique du Nord entre dans sa vie.

Il affirme qu’Anna est non seulement sa compagne, mais qu’elle est aussi une Oméga d’une puissance rare… ce qui se révélera très utile pour traquer un loup-garou [solitaire, qui attaque des humains dans les Cabinet Mountains, juste à côté du territoire du Marrock : est-ce un loup hors de tout contrôle ou un traquenard ?] (…)

 

Ce que j'en ai pensé :

J’étais très enthousiaste à l’idée de retrouver Charles et Anna dans la suite de leur aventure, d’autant que le début de ce premier tome est immédiat à la fin du tome 0 : on reprend donc tout de suite là où on les avait laissés. Aussi, pour ceux qui voudraient débuter cette saga, il vaut peut-être mieux commencer par ce fameux tome 0 si vous ne voulez pas être perdus ou du moins, avoir la fâcheuse impression d’avoir loupé un chapitre. Malheureusement, mon enthousiasme est très vite descendu : pendant une grosse moitié du récit, il ne se passe pas grand-chose, à part les manœuvres de Charles pour se rapprocher d’Anna et les doutes et atermoiements de celle-ci, encore sous le coup des traumatismes passés, exportée dans un nouvel environnement, entourée de nouveaux loups, qu’elle ne connait pas, bref totalement déboussolée et ayant tout à réapprendre, notamment le véritable fonctionnement de la meute, ses us et coutumes, les rôles des différents loups, dont celui d’Oméga, etc… Ces dernières explications ne sont pas inintéressantes en soi seulement, elles sont beaucoup trop nombreuses et conséquentes, rajoutant encore à l’ennui ambiant. La psychologie des personnages n’est pas très développée, recherchée : l’auteur aurait pu mieux exploiter les dons de chacun (notamment la magie de Charles, qui parait très sommaire au final), mieux les travailler, comme elle le fait par exemple avec Asil, plus complexe, moins lisse. Bref, je suis très déçue, d’autant que j’attendais beaucoup notamment du personnage de Charles, déjà entraperçu dans la série Mercy Thompson et que je pensais plus intéressant. Finalement, la romance prend trop de place, au détriment de l’intrigue. Je ne suis pas contre un peu de sentiments, bien au contraire, moi aussi j’ai mon petit côté midinette mais il ne faut pas qu’elle soit trop envahissante, qu’elle passe au premier plan et que l’histoire, l’action, ce qui fait, à mon sens, le piment de la lecture, ne soit que secondaire, ce qui est le cas ici. Pour imager mes propos : pour moi, la romance doit être la cerise sur le gâteau et non le gâteau sinon je frise vite l’indigestion ! J’ai d’ailleurs failli abandonner ma lecture en cours de route. Il faut attendre plus de la moitié du livre pour qu’il y ait enfin un peu d’action mais même là, ça m’a paru long, on avait encore droit à de longues digressions ou du blabla inutile. De plus, cette confrontation finale avec « l’ennemi » est finalement assez décevante. Bref, j’ai refermé mon livre et j’en suis heureuse : je vais pouvoir passer à autre chose après cette lecture laborieuse et pénible ! Je ne suis pas sûre de revenir à cette série, mais il me reste la suite des Mercy Thompson à lire pour me consoler…

Il s'agit d'une lecture commune organisée par Freelfe sur le forum Livraddict. Retrouvez l'avis des autres participants ici.

Voir les commentaires

Kara Gillian Tome 1 : La Marque du démon de Diana ROWLAND

kara-gillian--tome-1---la-marque-du-demon-952712-250-400.jpg

Genre : Fantasy

Série Kara Gillian :

1. La Marque du démon

2. Le Sang du démon

3. Les Secrets du démon

4. Les Péchés du démon

5. Touch of the demon

 

Quatrième de couverture :

Kara espérait utiliser ses pouvoirs pour arrêter un tueur en série. Mais son invocation n’a pas eu l’effet escompté : Rhyzkahl, un seigneur démon à la beauté surnaturelle, est apparu dans sa cave. La jeune femme est partagée entre la peur et le désir que cet être éveille en elle. Peut-elle lui demander son aide pour arrêter un meurtrier qui a déjà pris la vie et l’âme de treize personnes ? Kara est la seule à pouvoir résoudre cette énigme, mais avec Rhyzkahl qui hante ses rêves et un charmant agent du FBI qui surveille ses moindres faits et gestes, elle risque d’être complètement dépassée…

 

Ce que j'en ai pensé :

Une lecture agréable mais qui manque sincèrement d’originalité. Par certains côtés, j’ai souvent pensé aux Dossiers Dresden : une enquête policière sur fond de magie, ici d’invocation mais cela revient à peu près au même. Il y a quelques longueurs, notamment dans la première moitié du livre. La narratrice répète 156 000 fois la même chose (j’exagère mais juste un peu ^^), ce qui m’a « légèrement » agacée. On ne sait jamais, des fois que le lecteur n’ait pas compris, il est peut-être un peu neuneu ! Passé cet écueil, le style est plutôt fluide et l’histoire attractive, même si l’énigme est longue à se mettre en place et à trouver un dénouement. Néanmoins, la fin m’a vraiment captivée, j’avais hâte de connaitre le fin mot de l’histoire, découvrir l’identité du tueur et pour une fois, je ne m’y attendais pas du tout ! Je me suis fait surprendre ! Bien sûr, il y a aussi la dose attendue de romance et là, je n’ai pas franchement été convaincue ! La première apparition de Rhyzkahl a bien failli me faire refermer le livre. Entendons-nous bien, je ne suis pas du genre prude. J’ai déjà lu des scènes beaucoup plus hot en bit-litt sans être choquée pour autant. Seulement, j’aime qu’il y ait un minimum de crédibilité, que ce genre de scènes s’intègrent parfaitement au récit et qu’on n’ait pas l’impression comme ici qu’elles n’ont lieu que pour remplir le quota de scènes X inhérent à tout livre d’urban fantasy qui se respecte ! Je suis un peu sévère mais je vous assure que j’ai roulé les yeux au ciel. La minute d’avant, le démon veut la trucider de manière atroce et 5 secondes plus tard il n’a plus qu’une envie : lui faire l'amour ! Euh… Mais bien sûr… Et, la marmotte, elle met le chocolat dans le papier alu ! Que dire également de l’attitude de notre héroïne qui fait sa sainte-nitouche pendant trois secondes et se laisse gentiment culbuter ensuite ! Ça sonne vraiment faux et heureusement, je ne me suis pas arrêté à ça… mais il s’en est fallu d’un cheveu ! L’agent du FBI Ryan Kristoff et ses relations complices avec Kara m’ont davantage plu et permettent d’entrevoir un triangle amoureux là encore attendu.

En bref, un livre qui ne révolutionne pas le genre mais qui se laisse facilement lire, pour peu que l’on fasse l’impasse sur certains défauts grossiers. Cependant, j’ai suffisamment accroché pour me laisser tenter par la lecture du tome 2, savoir comment vont évoluer les choses et découvrir notamment le potentiel de Ryan dont il est question à la fin…

 

Il s'agit d'une lecture commune organisée par Galléane avec Mycoton, Simi, A S K !, karline05, isa1977, livromaniac et Benjamin59.

logo p11

Challenge - IMAGINAIRE

 

Voir les commentaires

Les Dossiers Dresden Tome 1 : Avis de tempête de Jim BUTCHER

les-dossiers-dresden--tome-1---avis-de-tempete-60043-250-40.jpg

Genre : Fantasy

Série Les Dossiers Dresden :

1. Avis de tempête

2. Lune enragée

3. L'aube des spectres

4. Le Chevalier de lété

5. Masques mortuaires

 

Quatrième de couverture :

Tous les bons magiciens s’appellent Harry, et Harry Dresden est le meilleur. Techniquement, c’est même le seul dans sa « catégorie » : lorsque la police de Chicago est sur une affaire qui la dépasse, c’est vers lui qu’elle se tourne. Car notre monde regorge de choses étranges et magiques… et la plupart ne s’entendent pas très bien avec les humains.

La magie, ça vous flingue un gars en moins de deux !

  

Ce que j'en ai pensé :

Harry est appelé par l’inspecteur Karrin Murphy, une amie, pour l’aider dans son enquête sur la mort étrange de Jennifer Stanton, prostituée et Tommy Tom, l’homme de main du mafieux local. Leur cœur a littéralement explosé dans leur poitrine. Aucun doute n’est permis : il ne peut s’agir que de magie, la spécialité d’Harry. En parallèle, une certaine Monica l’embauche pour retrouver son mari disparu.

Le début est un peu lent, le temps que l’intrigue et les personnages se mettent en place mais le rythme monte crescendo jusqu’à devenir insoutenable dans la deuxième partie du livre, que j’ai avalé quasiment d’une traite. L’action est très présente et ne s’essouffle jamais et le personnage d’Harry est  intéressant et atypique. Il n’a rien du super héros. C’est un magicien au passé trouble, dont on entrevoit seulement quelques bribes, très puissant et à l’humour (noir) ravageur. Il manie l’ironie avec brio ! Ses relations avec la Blanche confrérie, organe de contrôle et instance supérieure des magiciens adeptes de la magie blanche, ne sont pas au beau fixe : il a une épée de Damoclès au-dessus de la tête et un gardien, Morgan, veille sur ses moindres faits et gestes. Ce dernier est détestable au possible : aveuglé par sa haine et sa certitude quant à la culpabilité d’Harry, il semble avoir trouvé le coupable idéal et ne voit pas ce qui se passe alentour, un peu comme quand les policiers de série télé (ou dans la réalité) sont persuadés d’avoir le suspect et s’entête dans cette voie, négligeant les autres pistes possibles et faisant en sorte que leurs indices collent avec leur hypothèse… En clair, il ne brille pas par son intelligence et j’ai eu des envies de meurtre sur lui pendant toute ma lecture !

Quant à l’identité du coupable, je l’avais deviné quasiment dès le début. Il n’y a donc pas vraiment de suspense sur ce point-là. Heureusement, l’intérêt du lecteur est maintenu par les péripéties auxquelles doit faire face notre héros et par la lutte qui l’oppose à l’autre sorcier ainsi que sa situation précaire quant à son avenir.

J’ai donc passé un bon moment en compagnie d’Harry, de l’inspecteur Murphy et de Susan : j’ai beaucoup aimé les relations entre le magicien et les deux jeunes femmes. Pas de triangle amoureux ou d’un héros qui brise tous les cœurs, Harry est très maladroit avec le sexe opposé et facilement déstabilisé quand une femme lui fait du rentre-dedans. A ce titre, le dialogue entre lui et Susan au McAnnally est des plus croustillants et drôles ! Une petite pépite qui m’a bien fait rire !

polar

logo p11

Voir les commentaires

Les Dents de la nuit : petite anthologie "vampirique" de Sarah COHEN-SCALI

arton7485.jpg

Genre : Fantastique

 

Quatrième de couverture :

Dracula est peut-être le plus célèbre des vampires, il est loin d’être le premier, ou le dernier…

De Théophile Gautier à Stephen King en passant par Dumas, Bradbury et d’autres maîtres du genre, dix nouvelles pour découvrir toutes les facettes de cet être mythique. Romantique, sanguinaire ou tyrannique, le suceur de sang revêt des visages différents, mais toujours inquiétants.

Préparez-vous à trembler…

 

Ce que j'en ai pensé :

L’auteur de ce recueil, Sarah Cohen-Scali, a divisé son ouvrage en deux parties, d’un côté les classiques, les nouvelles « vampiriques » écrites avant Dracula de Bram Stocker, lesquelles ont toutes été abrégées pour éviter les répétitions (La Morte amoureuse de Théophile Gautier, La Dame pâle d’Alexandre Dumas, La Famille du Vourdalak d’Alexis Tolstoï et L’Invité de Dracula de Bram Stocker), à l’exception de La Morte, nouvelle très courte (3 pages) de Guy de Maupassant et de l’autre côté les « modernes » (L’Homme du second de Ray Bradbury, La Voix du sang de Richard Matheson, Processus de sélection d’Ed Gorman, Le Choc de Sarah K.), qui elles sont complètes, mise à part Le Rapace nocturne de Stephen King.

Dans l’ensemble, j’ai beaucoup aimé cet ouvrage et notamment les nouvelles dites classiques, toutes empreintes de romantisme : il s’agit d’abord et avant tout d’une histoire d’amour mettant en scène un humain, souvent un homme et un vampire, souvent une femme, un amour impossible et voué à l’échec. Point de sang ou de scènes macabres ici, tout est suggéré, par l’apparition d’éléments surnaturels (le cavalier venu chercher Romuald pour le conduire auprès de Clarimonde dans La Morte amoureuse, les « cauchemars » du jeune homme, où il ne sait plus où est le rêve et où est la réalité, etc…) ou par la mise en place d’une ambiance, d’un décor sordide, isolé, étrange et angoissant (la peur du cocher lorsque Jonathan demande à emprunter le chemin menant à un village déserté et où ont eu lieu de sombres événements, le ciel qui se couvre à l’approche de ce même village, la nuit qui tombe… dans L’Invité de Dracula). Le suspense, l’angoisse sont parfaitement maîtrisés par ces auteurs.

Dans les modernes, le vampire est parfois confronté à des enfants, beaucoup plus effrayants, dérangeants que lui et dont les réactions font froid dans le dos (dans L’Homme du second et La Voix du sang). On échappe pas non plus à l’image du vampire sanguinaire, sans état d’âme, une véritable machine à tuer (dans Le Rapace nocturne, nouvelle que j’ai le moins aimé, trop glauque, macabre et malsaine à mon goût tant par la figure du vampire que celle du journaliste avide de scoop et ne reculant devant rien pour obtenir ce qu’il souhaite, même s’il prend finalement conscience de son comportement). Le Choc de Sarah K. est une version moderne du Dracula de Bram Stocker, empreinte de sensualité et d’une écriture très soignée, il s’agit d’une de mes nouvelles préférées (avec La Morte amoureuse de Théophile Gautier).

 

En bref, j’ai beaucoup aimé ces différentes nouvelles qui, même si elles présentent des points communs, arrivent toutes à se distinguer les unes des autres, ce qui fait que ce recueil n’a rien de répétitif. Le vampire prend plusieurs visages et souvent, les personnages humains peuplant ces nouvelles sont plus dérangeants et dérangés que la créature de la nuit. J’ai aimé les ambiances sombres, angoissantes créées par les auteurs pour faire monter la tension et certaines m’ont laissé une sensation d’étrangeté ou m’ont carrément fait froid dans le dos, ce qui est bien le but de pareilles lectures ^^

 

fangsaddict2j

 

logo p11

Voir les commentaires

Neverwhere de Neil GAIMAN

neverwhere.jpg

Genre : Fantasstique

 

Quatrième de couverture :

Londres, un soir comme tant d’autres. Richard Mayhew découvre une jeune fille gisant sur le trottoir, l’épaule ensanglantée. Qui le supplie de ne pas l’emmener à l’hôpital… et disparait dès le lendemain. Pour Richard, tout dérape alors : sa fiancée le quitte, on ne le reconnait pas au bureau, certains, même, ne le voient plus… Le monde à l’envers, en quelque sorte. Car il semble que Londres ait un envers, la « ville d’En Bas », cité souterraine où vit un peuple d’une autre époque, invisible aux yeux du commun des mortels. Un peuple organisé, hiérarchisé, et à la tête duquel les rats jouent un rôle prépondérant. Plus rien ne le retenant « là-haut », Richard rejoint les profondeurs…

 

Ce que j'en ai pensé :

Une jolie façon de voyager à travers Londres et son double fantôme, la Londres d’En Bas où vivent les rejetés, ceux qui n’ont plus leur place en Haut, les parle-aux-rats, toute une population parallèle dont Richard va faire la connaissance suite à sa rencontre avec Porte. Des personnages hauts en couleurs comme le marquis de Carabas, Chasseur, Messieurs Croup et Vandemar, etc… et un héros ordinaire. En effet, Richard n’a rien du chevalier sans peur ni reproche que l’on croise souvent dans l’univers de la fantasy, aux côtés de la jeune fille douée de pouvoirs magiques, qui vient lui apporter son aide afin de remplir la mission qui lui a été confiée. Non, Richard Mayhew est un homme comme l’on en croise tous les jours dans la rue, il a une petite amie qui prend les décisions pour lui, un job de financier qui lui permet de mener une vie confortable, moyenne. Il n’est pas particulièrement brave, ne plonge pas dans les dangers tête la première. Il réagit comme tout le monde, n’est pas exempt de défauts et c’est ce qui le rend si attachant. Sa vie va être chamboulée du jour au lendemain par l’intrusion de Porte dans son train-train quotidien. En lui ouvrant sa porte, il devient invisible aux yeux de ses pairs, ceux qui vivent dans la Londres d’En Haut. Il n’a donc plus le choix et part à la recherche de la jeune femme, à la découverte d’un autre monde dont il ne soupçonnait même pas l’existence et nous, d’embarquer avec lui ! L’humour n’est pas en reste, entre les jeux de mots de Mr Croup et les lieux communs énoncés par le héros, perdu au milieu d’une Londres étrange, atypique et dangereuse. J’ai beaucoup aimé et ai souvent ri. L’écriture est très fluide, limpide et les pages se tournent toutes seules. Aucun temps mort ! Un auteur à suivre, j’y reviendrai, pas de doute !

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 > >>