Il s'agit d'un blog contenant les Critiques des livres que j'ai lus. Comme vous vous en rendrez compte, je lis de tout avec une prédilection pour les romans, la fantasy (même si j'ai un peu levé le pied en ce moment avec ce genre) et les policiers/ trillers. Mes auteurs préférés sont : Marc LEVY, Jean-Christophe GRANGE, David EDDINGS pour la Belgariade et la Mallorée, Jean-Louis FETJAINE pour la Trilogie des Elfes et bien d'autres encore dont je vous parlerai sûrement dans ce blog.
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Genre : Roman
Quatrième de couverture :
A l’ombre des pins, ils ont oublié le bruit de la guerre et la douleur de l’exil. Dans cette ferme au cœur des Landes, Aïta, Ama et leurs trois enfants ont reconstruit le bonheur. Dans son journal, Ama raconte leur quotidien, l’amour, la nécessité de s’émerveiller des choses simples et de vivre au présent. Même dans la fuite, même dans la peur, une devise : être ensemble, c’est tout ce qui compte.
Ce que j'en ai pensé :
J’ai vu de très bons avis sur cette auteure et sur ce livre en particulier. Le mien est un peu moins enthousiaste : l’écriture est belle, toute en sobriété mais travaillée, les mots ne sont pas choisis au hasard et le lecteur en est bien conscient. Cependant, je suis resté en dehors de l’histoire, étrangère à ce qui arrive aux personnages, à leur exil, leur lente adaptation à un nouvel environnement, la résignation puis l’acceptation lorsqu’ils comprennent que le retour en Espagne ne sera pas imminent et à cet esprit de famille qui les habite, les guide et les aide à tenir dans toutes les épreuves. Ils échappent à une guerre dans leur propre pays avec l’avancée du franquisme et la prise de pouvoir du dictateur mais celle-ci les poursuit jusqu’en France, avec la Seconde Guerre Mondiale qui sera bientôt à leur porte. Je n’ai pourtant pas réussi à m’attacher totalement à eux, je n’ai jamais été complètement impliquée dans le récit. Je trouve que l’on passe rapidement du ressenti d’un personnage à un autre mais sans aller jamais véritablement au fonds des choses. De plus, le tout est assez monocorde. Je m’explique : chaque personnage exprime donc son ressenti mais le ton employé par l’auteur fait que l’on a l’impression qu’il n’y a qu’une seule et même personne qui parle, d’autant plus que le récit se fait à la troisième personne du singulier, par un narrateur extérieur. La voix utilisée par l’auteur reste donc la même qu’elle fasse s’exprimer Aïta ou Sébastian ou Otzan, Iduri et Zantzu, les enfants. Seule la mère semble avoir droit au chapitre et c’est donc elle qui m’a le plus touchée, mais avec recul, encore une fois, avec toujours cette impression d’être en retrait. Les extraits de son journal intime la rendent plus concrète, lui donne plus de consistance qu’aux autres qui m’ont paru plus lointains, presque inaccessibles. De même, on passe rapidement d’une période à une autre, surtout à la fin, l’auteur nous transporte de 1941 à 1949, un saut dans le temps de huit ans, sans transition. Ça manque de développements pour moi, malgré de très beaux passages. Je n’ai pas eu l’impression non plus de vivre les émotions des personnages, je les ai lues, à travers les mots mais c’est tout, la magie n’a pas opéré, je n’ai pas été transportée lors de ma lecture. Je me suis vue lire ce livre mais je n’étais pas dans le livre, avec les personnages, à leur côté. Il m’a manqué un petit-je-ne-sais-quoi pour accrocher vraiment. Néanmoins, ça reste une lecture très correcte.
Merci aux éditions Points et à Babélio pour cette nouvelle opération Masse critique !