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mois anglais

Orgueil et Préjugés de Jane AUSTEN

(Réflexion ô combien importante (hem hem) mais je préfère les nouvelles couvertures de l'éditeur (10/18) beaucoup plus jolies (j'ai mis celle de mon exemplaire - que je n'aime pas -, je vous mets la "nouvelle" en fin de billet, pour vous faire votre propre opinion))

 

Genre : Roman (classique)

 

 

Présentation de l’éditeur (Gallimard) - je n'aime pas celle de mon édition et j'ai la flemme de faire un résumé moi-même ^^ :

 

Orgueil et préjugés (1813) est le roman le plus populaire de Jane Austen.

 

L'histoire en est simple : Elizabeth Bennet, qui se croit dédaignée par Darcy, jeune homme riche et hautain, s'amourache d'un bel officier, Wickham.

 

Au roman sentimental et de coup de foudre, Jane Austen substitue celui qui décrit l'évolution d'une psychologie plus complexe, où se mêlent la raison, le sentiment de gratitude, la méfiance à l'égard des «premières impressions».

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Première lecture de Jane Austen dont j’ai tellement entendu parler. En effet, même sans l’avoir lu, impossible de passer à côté de l’évocation des personnages : Elizabeth Bennett et Mr Darcy, sur la blogosphère littéraire !

 

Le début de ma lecture ne s’est pourtant pas fait sans heurt.

L’histoire tourne principalement autour du mariage des filles de Mrs Bennett, en somme rien de très excitant (je sens que je vais me faire lyncher mais tant pis, c’est dit ^^).

 

De plus, l’écriture est également très classique (mais pas désagréable, bien au contraire, seulement, cela m’a demandé un certain temps d’adaptation ! –«  Comme à chaque fois que j’ouvre un classique » me souffle la petite voix dans ma tête ^^).

 

Bref, je craignais déjà d’être (encore une fois !) le vilain petit canard en passant totalement à côté de cette lecture et puis, est arrivé le passage où Mr Darcy donne une lettre d’explication à Elizabeth, une lettre qui remet en cause tout ce qu’elle pense de lui – et que le lecteur partage avec elle !

 

Ma lecture est alors devenue beaucoup plus intéressante avec ce changement de perspective et l’habilité de l’auteur à remettre en question la clairvoyance de notre héroïne, jusqu’ici joliment vantée et mise en avant ^^

 

L’auteur analyse finement l’âme humaine, ne cachant rien des qualités et des défauts de ses personnages dont elle semble d’ailleurs s’amuser, comme le montre son ton ironique et sarcastique mais sans méchanceté, plutôt avec une grande acuité et sans complaisance non plus.

 

Je n’avais aucun mal à me la représenter avec un petit sourire en coin, en train d’écrire son manuscrit, le même petit sourire qui est souvent venu soulevé mes lèvres, quand elle évoque Mrs Bennett, par exemple, qu’elle prend plaisir à tourner en ridicule, soulignant son manque d’intelligence flagrant et sa manie d’en faire et d’en dire toujours trop, mettant souvent ses filles, Jane et Elizabeth, dans l’embarras.

 

Si Mrs Bennett n'est pas épargnée, tous en prennent pour leur grade : Mr Collins et sa flagornerie, son côté obséquieux qui m’insupportait et me faisait doucement rigoler en même temps, un vrai lèche-botte patenté doublé d’un personnage sûr de son importance, Lydia et sa futilité, son sans gêne hérité de sa mère sans doute et son aplomb qui frise l’inconscience et Catherine, qui semble suivre le même chemin, Mary, toujours plongée dans un livre, avide de se cultiver ou même la douce Jane, extrêmement charitable, d’humeur toujours égale, la confidente de notre héroïne mais d’une grande naïveté dans son désir de ne voir chez les autres que le bien, jamais le mal, Charlotte et son pragmatisme, Lady de Bourgh, toujours prompte à donner son opinion sur tout et sur tout le monde, qui n’aime pas qu’on la contredise (avec Elizabeth, elle va être servie !), les sœurs Bingley, de vraies pimbêches, hypocrites et qui, dans l’ombre, vont tout mettre en œuvre pour empêcher l’union de Jane et de leur frère, assez volatile de son côté ou encore Mr Bennett, n’aimant rien tant que se moquer de sa femme et la faire tourner en bourrique mais n’ayant finalement aucune prise sur les événements car réagissant trop tard, et qui perd ainsi de sa superbe, même aux yeux de sa fille préférée, Elizabeth (et même si j’ai une grande tendresse pour lui, un de mes personnages préférés !).

 

Les héros n’échappent pas eux non plus à l’œil et à la critique acérés de leur créatrice : on voit bien que l’opinion d’Elizabeth à l’égard de Mr Darcy souffre beaucoup de l’affront qu’il lui fait lors de leur première rencontre.

Il a froissé son ego et elle a aussi la vilaine habitude de porter des jugements souvent plein de bon sens et véridiques mais parfois hâtifs, comme vont ensuite le montrer les événements, sur les personnes qui l’entourent, que ce soit sur Mr Wickham ou sur Mr Darcy.

 

En même temps, comment lui en vouloir concernant ce dernier ?

Il est vrai qu’il n'apparaît pas sous son meilleur jour, au tout début du roman. Il nous est finalement décrit par contraste avec Mr Bingley. Les deux sont comme l’ombre et la lumière ou comme le jour et la nuit.

Autant Mr Bingley est avenant, de bonne compagnie, agréable et disert, autant Mr Darcy parait peu sympathique, hautain, suffisant et ombrageux. Heureusement, il se dévoile peu à peu au cours du récit et là où on voyait de l’arrogance et un sentiment de supériorité se substituent une grande discrétion, un sens accru des responsabilités et des convenances, un homme avec la tête sur les épaules, à la différence de son ami, qui parait plus impulsif, moins apte à prendre des décisions seul, en se faisant sa propre opinion.

Sans doute aussi la réaction d’Elizabeth à sa demande l’a-t-elle poussé à se remettre en question, comme il le lui fait savoir à la fin et à changer…

 

Finalement, seuls les Gardiner semblent échapper aux sarcasmes de l’auteur…

 

Je vous invite à lire la préface de Virginia Woolf (présente dans l’édition 10/18), très instructive sur l’ensemble de l’œuvre de Jane Austen et qui fait également une belle analyse de ce livre-ci en particulier !

 

Je ne saurai faire mieux !

 

En bref, ne vous laissez pas décourager par le premier quart de la lecture, poursuivez.

Même si l’histoire en elle-même n’a rien d’extraordinaire, avec sa thématique du mariage, en vogue à l’époque pour les demoiselles de bonne famille et notamment pour celles de la petite bourgeoisie, dont font partie les sœurs Bennett, pour asseoir leur position sociale, notamment et pourquoi pas, entrer dans « la cour des Grands », l’écriture de Jane Austen et la psychologie des personnages, justes, sans concession et faisant preuve d’une grande acuité et d’une ironie sans appel, sauront sans nul doute vous séduire, reproduisant avec un grand réalisme les préoccupations et les esprits de ses contemporains de la « bonne » société, plein d’orgueil et de préjugés, des travers très (trop) humains ! - et très courants, pas seulement dans la "bonne société", que ce soit à l'époque ou de nos jours, je ne prétends d'ailleurs pas y échapper ^^, ce qui rend cet ouvrage finalement très moderne aussi en un sens !

 

 

Chose promise, chose due, la "nouvelle" couverture des éditions 10/18 :

 

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Harry Potter : A la découverte de l'histoire de la magie

Genre : Document

 

 

Quatrième de couverture :

 

Passionnante exploration du monde magique de Harry Potter, cet ouvrage plonge au cœur même de la création de J.K. Rowling.

 

Vous y apprendrez la part de vérité qui se cache derrière les mythes et légendes qui peuplent la saga Harry Potter : origines de la pierre philosophale, premier atlas des étoiles, racines de mandragore, apparition du mot « abracadabra » dans un grimoire du XIIIè siècle…

 

Découvrez toutes les créatures, images et traditions qui ont inspiré l’univers de J.K. Rowling.

 

Vous entrerez dans les secrets de ses propres brouillons et croquis de travail.

 

D’activités magiques en expériences de sorcellerie (avez-vous déjà mis un fantôme dans une bouteille ?), vous testerez vos connaissances en la matière !

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Récemment, sur Arte ou sur la 5, je ne sais plus, est passé un reportage pour fêter les 20 ans du premier tome de Harry Potter, sorti en 1997, en Angleterre et en 1998, en France.

Tout comme cet ouvrage, il reprenait les archives de la British Library consultées par J.K. Rowling à titre de recherches pour l’écriture de son livre.

Malheureusement, et contrairement au livre que je vous présente, il ne m’avait pas passionnée outre mesure : trop de blabla et le tout manquait d’animations, de vie et m'avait ennuyé plus qu'autre chose. Je ne l’avais donc pas regardé jusqu’au bout.

 

Mais, quand je suis tombée sur ce livre en librairie, il m’a tout de suite attirée et à peine feuilleté, je savais déjà qu’il allait me plaire !

 

Richement illustré et documenté, revenant sur les croyances anciennes, sur les accessoires intimement liés à l’univers de la sorcellerie et leurs usages, les plantes et leurs propriétés supposées aux époques évoquées, l’astronomie et les différentes méthodes de divination, etc…, il offre une belle rétrospective de l’histoire de la magie à travers les siècles, en Europe et ailleurs dans le monde comme en Chine ou en Thaïlande.

 

Il fait également la part belle à la genèse de l’univers créé par J.K. Rowling en montrant les plans d’écriture de certains tomes, des dessins qu’elle a réalisés elle-même pour représenter ses personnages (plutôt réussis d’ailleurs), les listes des professeurs et des matières enseignées ainsi que des brouillons d’écriture du premier tome essentiellement et même des scènes inédites, qu’elle a ensuite supprimées ou modifiées, montrant tout le travail effectué en amont de la publication, toute la préparation et les recherches suscités par l’écriture d’un livre.

 

Une belle façon de fêter cet anniversaire et d’en découvrir encore plus sur la magie et l’univers Harry Potter, le tout accompagné notamment par les magnifiques illustrations de Jim Kay, que l’on retrouve dans les versions illustrées et qui me donnent grandement envie de me les procurer.

 

Les informations sont claires, concises et très intéressantes, présentées de manière vivante, ludique et aérée, ce qui suscite d’autant plus l’envie et la curiosité du lecteur !

 

 

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Black Butler Tome 10 de Yana TOBOSO

Genre : Manga

Série en 26 tomes au Japon (en cours) dont 25 traduits en France

Tome 1

Tome 2

Tome 3

Tome 4

Tome 5

Tome 6

Tome 7

Tome 8

Tome 9

 

Attention risque de spoilers sur les tomes précédents !

 

Quatrième de couverture :

 

Plusieurs meurtres ont été commis à l’occasion d’une fête donnée à Phantomhive.

 

Le maître des lieux, qui a perdu son majordome, se lance dans une enquête.

 

Tandis que le mystère s’épaissit, la cape marron d’un pasteur au rire hautain voltige, voltige…

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Sebastian est donc bel et bien mort.

Vraiment ?

J’ai encore beaucoup de mal à y croire…

 

Un invité inattendu fait son apparition au manoir : le pasteur Jeremy Rathbone, qui ressemble fort à Sherlock Holmes. D’ailleurs, ce nom m’évoque quelque chose : serait-il présent dans le canon holmésien ? Si oui, quelqu’un peut-il me dire à quelle occasion il apparaît ? Car cela me trotte dans la tête depuis ma lecture ^^

 

Il prend les choses en main afin de démasquer l’assassin et même ses méthodes d’investigation ne sont pas sans évoquer le personnage créé par Arthur Conan Doyle, lui-même présent au manoir ^^

 

Un des meurtres résolus ressemble fort dans sa résolution à une affaire du détective de papier mais je ne peux vous en dire plus sans vous révéler une partie de l'intrigue ^^.

 

Bref, l’auteur semble s’être beaucoup amusé avec cette affaire et avoir puisé dans les œuvres de l’auteur, pour le plus grand plaisir du lecteur qui s’amuse lui aussi de tous ces petits clins d’œil à l'oeuvre du "maître" !

 

Une fin que j’attendais mais pas sous cette forme : je me suis donc fait surprendre. Elle pose encore davantage de questions qu’elle n’offre de réponses car on sent bien que tout n’a pas été dit…

Il me faut donc lire le 11 dans les plus brefs délais (ce qui est déjà fait au moment où j’écris ces lignes, je n’ai donc pas traîné ^^ C’est vous dire à quel point cette enquête m’a plu et captivée !).

 

 

 

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Black Butler Tome 9 de Yana TOBOSO

Genre : Manga

Série en 26 tomes (en cours au Japon) dont 25 traduits et publiés en France

Tome 1

Tome 2

Tome 3

Tome 4

Tome 5

Tome 6

Tome 7

Tome 8

 

 

Quatrième de couverture :

 

Peu de temps après le dénouement de l’affaire du cirque, les majordomes de la reine font intrusion dans le manoir de Phantomhive.

 

Un drame se produit pendant le banquet organisé un soir de tempête.

Le rideau écarlate retombe sur la silhouette du majordome, qui ferme les yeux, pressentant le sort qui l’attend…

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Un tome qui m’a énormément plu : j’ai adoré l’affaire du cirque et je ne pensais pas retomber d’emblée dans une histoire aussi plaisante et intrigante de sitôt !

 

Celle-ci n’est pas sans évoquer les huis-clos des policiers anglais et notamment Les Dix Petits Nègres d’Agatha Christie : un meurtre est commis au manoir de Phantomhive, où avait lieu une réception organisée sur l’instance de la reine, en l’honneur du comte Georg Von Siemens, la victime.

Le tout, par une terrible nuit de tempête, ce qui empêche toute communication avec l’extérieur…

 

A cette occasion est également convié le « narrateur » de ce tome, un jeune homme brillant, doué d’un bel esprit de déduction, ophtalmologue, qui écrit lors de ses moments perdus et a même vu l’une de ses œuvres publiées.

Un certain Arthur.

Cela vous dit quelque chose ? ^^

 

Qui parmi les convives est le coupable ?

 

La fin m’a laissée abasourdie, je n’arrive toujours pas à y croire et je me suis jetée sur la suite, pour savoir ce qu’il en est car ce n’est tout simplement pas possible !

 

 

 

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Mois anglais : Read-a-thon du vendredi 15 au dimanche 17 juin 2018

 

Pour ce week-end, place au read-a-thon dans le cadre du mois anglais !

Je commence un jour plus tard pour cause de kermesse de l'école hier soir et déménagement dans la matinée et l'après-midi rangement donc ^^, ce qui n'était pas du tout prévu (enfin si le déménagement et le rangement mais pas la kermesse, mes anciennes collègues m'ont invité mardi après-midi).

 

Voici donc mon billet de suivi.

Pour ce qui est des prévisions, je n'en ai pas vraiment : je verrai au fur et à mesure de mon avancée.

J'ai juste envie de finir mes lectures en cours dans un premier temps : Orgueils et Préjugés de Jane Austen d'un côté et HP : A la découverte de l'histoire de la magie d'un autre côté.

 

Samedi 16 juin 2018 :

 

Je commence avec quelques pages de HP : A la découverte de l'histoire de la magie et une vingtaine de pages de Orgueils et Préjugés ce matin, la nuit ayant été courte du coup ^^

 

J'ai davantage lu cet après-midi : j'ai enfin dépassé la moitié d'Orgueils et Préjugés mais vu la vitesse à laquelle je le lis, je ne suis pas sûre qu'il sera terminé à temps pour la LC de demain et pourtant, ça fait plus d'une semaine que je l'ai commencé ^^ Mais, j'aime de plus en plus !

J'ai entrecoupé ma lecture avec les tomes 9 et 10 de Black Butler, que j'ai adoré. Changement d'ambiance après le cirque, on est dans un huis-clos policier où l'on fait la connaissance d'un certain Arthur ^^ Une intrigue qui n'est pas sans rappeler Les Dix Petits Nègres ou les aventures de Sherlock Holmes, notamment avec le mystérieux personnage de Jeremy Rathbone !

Bref, plutôt contente de ma journée niveau lecture !

 

Dimanche 17 juin :

 

Encore rien lu ce matin et pas sûre de pouvoir lire beaucoup cet après-midi : on a du monde à manger ! Mais je me rattraperai ce soir ^^ (enfin, j'espère, sauf si comme hier j'échoue lamentablement devant la TV ^^ Mais quelque part, j'étais dans le thème anglais puisque j'ai regardé Elementary ^^).

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Lili Goth Tome 2 : Une Fête d'enfer de Chris RIDDELL

Genre : Littérature jeunesse

Série Lili Goth :

1. Lili Goth et la souris fantôme

2. Une Fête d'enfer

3. Les Hauts de Hurlefrousse

4. La Symphonie sinistre

 

 

Quatrième de couverture :

 

Comme chaque année, la grande fête de la pleine lune est organisée au manoir des Frissons frissonnants.

 

Comme chaque année, c'est aussi l'anniversaire de Lili, que tout le monde semble avoir oublié.

 

Alors que l'effervescence bat son plein au manoir, Lili découvre que Maltravers prépare une nouvelle magouille.

 

Vite, il faut agir !

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Nous retrouvons Lili à quelques jours de la Grande Fête de la pleine lune, qui attire de nombreuses personnes au manoir : pâtissiers, peintres, artistes de cirque…

 

C’est l’effervescence !

De quoi occuper toute la maisonnée et notamment les nouveaux amis du Club du grenier de Lili.

Même Lucie Borgia, sa gouvernante, a la tête ailleurs, depuis l’arrivée de l’énigmatique Lord Sydney, un ami de son père, dont les oreilles traînent un peu partout.

 

La jeune fille se retrouve à nouveau seule, sans personne avec qui parler, à quelques jours seulement de son anniversaire qu’encore une fois, tout le monde semble avoir oublié !

 

Par dessus le marché, sa femme de chambre, Marylebone, une ourse, reçoit une lettre d’un ancien amour de jeunesse, aujourd’hui général en Bolivie, qui la met dans tous ses états car il l’invite à le rejoindre.

 

Comment l’aider en la faisant sortir du placard dans lequel elle range, reprise et confectionne les vêtements de Lili, alors même qu’elle refuse d’en sortir depuis la terrible nuit où la mère de Lili a trouvé la mort ?

 

Dans le même temps, Maltravers semble tramer quelque chose avec d’étranges personnages, venus ravitailler les pâtissiers en aliments de base pour leurs recettes, en pleine nuit.

Qui sont-ils ?

Que veulent-ils ?

 

Voilà de quoi intriguer notre jeune héroïne et l'inciter à enquêter pendant que ses compagnons vaquent à leurs obligations, sans se soucier d’elle et des manigances du majordome…

 

Une fin qui nous offre un merveilleux renversement de situation et vient redonner un peu de dynamisme et de piquant à l’ensemble, avec son lot de révélations...

 

Je suis toujours aussi fan de la plume inventive de l’auteur, pleine de fantaisie et de jeux de mots (qu’est-ce que j’ai pu rire avec le personnage de Gordon Ramsgate, en tout point conforme à l’original, tant dans le physique que dans le caractère grincheux ^⁾ ainsi que de ses illustrations, même si cette série paraît beaucoup plus sombre que les Apolline.

En même temps, vu le nom de famille de notre héroïne et le côté gothique des couvertures, que l’on retrouve dans ses vêtements, dans le manoir des Frissons Frissonnants et dans les personnages, on ne saurait attendre autre chose !

 

 

 

 

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Le Beau Monde d'Harriet LANE

Genre : Roman

 

Quatrième de couverture :

 

Le beau monde, Frances Thorpe n’en fait pas partie.

 

Secrétaire de rédaction pour un journal, elle regarde briller les gens de lettres et les artistes dans les articles qu’elle corrige.

 

Jusqu’au jour où elle croise sur sa route une voiture accidentée et recueille les derniers mots de la conductrice.

 

La famille souhaite la rencontrer.

Le mari de la victime n’est autre que Laurence Kyte, un grand écrivain.

Ses enfants, Teddy et Polly, sont superbes.

 

Frances les observe.

 

Elle veut être avec eux.

 

Elle veut être à leur place.

 

A tout prix.

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Cette lecture m’a laissé une impression semblable à celle éprouvée lors du visionnage d’un film de Woody Allen, le seul vu à ce jour (Vicky Cristina Barcelona) : c’est lent, il ne se passe pas grand-chose, l’histoire en elle-même n’a rien d’extraordinaire et pourtant, on reste happé par notre lecture, comme scotché devant notre écran, devant le tableau dressé par l’auteur de son personnage principal.

 

Elle réalise une fine analyse de Frances Thorpe, en toute simplicité, avec toute la complexité du personnage : une opportuniste qui va saisir l’occasion qui s’offre à elle de faire partie de ce monde qu’elle envie tant et qui, pour cela, s’introduit insidieusement, subrepticement, dans la vie de cette famille dont le nom est reconnu comme un grand nom de la scène littéraire contemporaine, celle d’Alys et de Laurence Kyte.

 

Tout le monde n’y voit que du feu et ne comprend pas les intentions cachées de notre héroïne sous ses dehors compatissants, attentionnés et empathiques, bonne pâte et à l’écoute de Polly dans un premier temps, la benjamine de la fratrie, égoïste et immature, qui aime s’écouter parler et se faire plaindre.

Du pain béni pour Frances !

 

Le lecteur, lui, est aux premières loges de ce véritable coup monté, il partage les faits et gestes, les pensées et les petites graines semées, l’air de rien, par Frances, qu’elle n’aura plus ensuite qu’à se baisser pour recueillir !

 

On la voit manigancer dans l’ombre pour prendre doucement mais très sûrement la place de l’absente, Alys, tout cela à l’aide de son don d’observation acéré et de ses talents d’écoute, ce qui est rendu plus facile par son apparence de fille invisible, terne et banale, une fille qu’elle était encore il y a peu, jusqu’à ce que l’accident réveille ses ambitions endormies et ne vienne bousculer sa petite vie bien rangée, en ayant des incidences jusque dans son travail…

Un loup caché sous l’apparence d’un agneau…

Un loup très ordinaire.

 

Un roman « particulier », que j’ai bien aimé, alors que ce n’était pas gagné au départ, j’ai eu du mal à m’immerger dedans dans un premier temps, du fait peut-être de cette lenteur et cette absence d’une réelle histoire.

 

Pour être plus claire, ce n’est pas qu’il n’y a pas d’histoire mais l’auteur nous conte une histoire somme toute assez ordinaire (même si on ne rencontre pas tous les jours des Laurence Kyte ^^ mais bon, je veux dire ordinaire dans le genre possible, réaliste, sans fioriture, accessible, à laquelle on peut croire sans peine, proche de la vie « réelle» finalement, du fait certainement de son personnage principal, Frances, qui pourrait être comme n’importe qui d’autre dans la vie de tous les jours).

 

Puis, sans m’en rendre compte, je me suis trouvée happée, prise dans les filets de Frances, moi aussi, incapable de décrocher et désireuse finalement de savoir si ses plans allaient aboutir, captivée, fascinée par son côté manipulatrice.

Une manipulatrice qui la joue fine, diablement machiavélique !

 

L’histoire tient davantage sur cette tension, sur cette attente en fin de compte.

 

Je suis contente d’avoir découvert cette auteur (grâce à un avis de MyaRosa, si mes souvenirs sont bons) vers laquelle je reviendrai certainement.

 

Si vous êtes vous aussi tentés, ne vous laissez pas décourager par l’aspect « bloc » du texte, qui peut rebuter (il n’y a pas de découpage en chapitres, juste un texte en un seul bloc, séparé par des sauts de ligne entre chaque « partie »).

Une petite curiosité de lecture à découvrir ! J'espère vous avoir donné envie, même si mes mots ont été parfois maladroits, j'en ai bien conscience. Difficile de rendre toute l’ambiguïté et la richesse de cette lecture en quelques lignes !

 

 

 

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Princesse Sara Tome 4 : Une Petite Princesse ! d'Audrey ALWETT (texte), Nora MORETTI (dessins) et Claudia BOCCATO (couleurs)

Genre : BD

Série Princesse Sara :

1. Pour une mine de diamants

2. La Princesse déchue

3. Mystérieuses Héritières

4. Une Petite Princesse !

5. Retour aux Indes

6. Bas les masques !

7. Le Retour de Lavinia

8. Meilleurs Vœux de mariage

9. Intrigue à Venise

 

 

Quatrième de couverture :

 

À force de vouloir arracher son sourire à Sara, Miss Minchin finit par effrayer les jeunes élèves de son pensionnat.

 

Ce qu’elle ignore, c’est qu’un mystérieux bienfaiteur transforme la vie de l’orpheline en conte de fées et que cette dernière mange maintenant à sa faim !

 

Malheureusement, dans la maison d’à côté, le Monsieur Indien dépérit totalement.

Il est maintenant convaincu qu’il ne retrouvera jamais la fille du Capitaine Crewe et que celle-ci est perdue pour toujours…

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Un tome beaucoup plus lumineux que les précédents, pour Sara et Becky, qui retrouvent le sourire grâce aux bons soins de James et Ram Dass, avec la bénédiction de Mr Carrisford, qui dépérit de jour en jour et malgré les humiliations et les mauvais traitements de Miss Minchin.

 

De plus en plus injuste et cruelle, même ses pensionnaires viennent à la craindre et à prendre la défense de notre petite princesse, entre elles, loin des oreilles de la directrice…

 

Quand vont-ils découvrir que Sara est la fille de Mr Crew, celle qu’ils recherchent assidûment et sans grand succès (et pour cause ! Elle est juste sous leur nez mais ils n’en savent rien!) dans les rues de Londres, cette fois-ci ?

Ils se rapprochent donc…

 

Une attente insoutenable et frustrante pour le lecteur qui a envie de leur crier ce qu’il en est ! Quelques rencontres ratées nous font grincer des dents, comme l’échange surpris entre Melle Rose et les parents de Jessie par Mr Carmickael…

Grrrrrrr !

 

Miss Minchin se trouve prise au dépourvu devant les attentions dont fait l’objet Sara. Qui est son mystérieux protecteur ? Aurait-elle encore de la famille fortunée, pour lui offrir son soutien ?

 

 

 

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Les Disparues du marais de Elly GRIFFITHS

Genre : Policier

Série Ruth Galloway :

1. Les Disparues du marais

2. Le Secret des orphelins

 

Quatrième de couverture :

 

Angleterre, comté du Norfolk.

 

Ruth Galloway, professeur d’archéologie, vit à la lisière d’une zone marécageuse proche de la mer, dans un coin isolé et battu par les vents.

 

Le jour où l’inspecteur Harry Nelson découvre un squelette dans les marais, il requiert son expertise.

 

Alors qu’il espère avoir enfin retrouvé le corps de Lucy, une fillette disparue dix ans plus tôt, la chercheuse est catégorique : les ossements datent de l’âge du fer et sont très certainement ceux d’une jeune fille victime d’un sacrifice.

 

Mais bientôt une autre enfant disparaît.

 

Et pour Ruth le cauchemar ne fait que commencer…

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

L’identité du coupable est évidente : j’ai deviné dès sa première apparition, même si l’auteur essaye de noyer le poisson en brouillant les pistes, ça n’a malheureusement eu aucun effet sur moi…

J’ai trouvé que ça sautait beaucoup trop aux yeux, ce qui gâche le suspense, même s’il reste à savoir pourquoi.

A ce sujet, la révélation finale est très décevante.

 

Beaucoup trop de coïncidences heureuses et de hasard dans la résolution de l’affaire.

 

Une lecture qui manque d’action, estampillée thriller à tort, à mon sens : elle tient davantage du policier, l’auteur prenant le temps d’installer ses personnages et son intrigue.

 

Le véritable « héros » du livre semble finalement être le paysage désolé et isolé du Saltmarsh, lieu sacré baigné de mystère, dangereux à cause des marais qui l’entourent, situé entre ciel et mer, avec l’horizon à perte de vue et les oiseaux pour seule compagnie (à ce titre, mention spéciale pour la couverture, très représentative !).

Le cadre idéal pour un roman policier, très bien exploité d’ailleurs.

 

Malgré la faiblesse de l’intrigue, les personnages sont intéressants : d’un côté, Ruth, archéologue médico-légal, complexée par son physique, experte en son domaine et très professionnelle, indépendante, solitaire et de l’autre, l’inspecteur Harry Nelson, assez renfrogné, brusque, têtu et dynamique.

Ils forment une belle équipe que l’on a envie de retrouver…

 

 

 

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Dans l'ombre de Mary (film) de John Lee Hancock (réalisateur)

Film de John Lee Hancock

avec Tom Hanks (Walt Disney), Emma Thompson (Pamela Lyndon Travers), Paul Giamatti (Ralph), Colin Farrell (Travers Robert Goff, le père de Pamela), Ruth Wilson (Margaret Goff, la mère de Pamela), Jason Schwartzman (Richard Morton Sherman), B.J. Novak (Robert Sherman)…

Date de sortie : 5 mars 2014

Durée : 2h05 minutes

 

Résumé :

 

Lorsque les filles de Walt Disney le supplient d’adapter au cinéma leur livre préféré, “Mary Poppins”, celui-ci leur fait une promesse... qu’il mettra vingt ans à tenir !

 

Dans sa quête pour obtenir les droits d’adaptation du roman, Walt Disney va se heurter à l’auteure, Pamela Lyndon Travers, femme têtue et inflexible qui n’a aucunement l’intention de laisser son héroïne bien aimée se faire malmener par la machine hollywoodienne.

Mais quand les ventes du livre commencent à se raréfier et que l’argent vient à manquer, elle accepte à contrecœur de se rendre à Los Angeles pour entendre ce que Disney a imaginé...

 

Au cours de deux semaines intenses en 1961, Walt Disney va se démener pour convaincre la romancière.

 

Armé de ses story-boards bourrés d’imagination et des chansons pleines d’entrain composées par les talentueux frères Sherman, il jette toutes ses forces dans l’offensive, mais l’ombrageuse auteure ne cède pas.

Impuissant, il voit peu à peu le projet lui échapper...

 

Ce n’est qu’en cherchant dans le passé de P.L. Travers, et plus particulièrement dans son enfance, qu’il va découvrir la vérité sur les fantômes qui la hantent. Ensemble, ils finiront par créer l’un des films les plus inoubliables de l’histoire du 7ème art...

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

J’ai eu un peu peur que le film soit très « orienté », en prenant exclusivement le parti de Walt Disney, sachant que le film est lui-même produit par la célèbre firme américaine, ce qui sent tout de même le conflit d’intérêts, au détriment de celui de Pamela Lyndon Travers, l’auteur australienne de Mary Poppins.

 

C’est d’ailleurs le cas au départ : celle-ci apparaît comme une vieille dame revêche, très anglaise dans ses attitudes, tatillonne et acariâtre, qui refuse que l’on touche à son « bébé » et le défend bec et ongles face à la grosse machine disneyienne.

Elle refuse de faire de sa Mary Poppins un personnage mièvre et insipide.

 

Puis, progressivement, le regard du réalisateur change, et celui du spectateur également, par ricochet, en égrenant le présent de flash-backs du passé (où l'on aperçoit Colin Farrell, dans le rôle du père, bouleversant et très juste), qui permettent de mieux comprendre ses craintes et son souci du détail.

 

On voit d’où vient Mary Poppins, d’où la romancière puise ses inspirations.

 

J’ai beaucoup aimé l’interprétation d’Emma Thompson et son personnage complexe.

De belles scènes très émouvantes où l’auteur se livre un peu, montrant un autre visage, une fragilité qu’elle cache bien sous ces airs revêches.

L’actrice quant à elle n’en fait jamais trop, elle nous sert un rôle tout en finesse.

Tom Hanks, lui, est finalement assez peu présent, le film étant véritablement tourné vers Pamela.

 

Une très bonne production qui m’a donné envie de revoir le film avec Julie Andrews, que j’adore et de lire le livre, depuis le temps qu’il me fait envie, c’est peut-être la bonne occasion de voir justement l’original et de comparer avec la vision de Disney, savoir comment l’auteur a défendu son livre et ce qu’il en reste effectivement…

 

 

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