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mangas- bd

Une Sacrée Mamie Tome 2 de Yoshichi SHIMADA et Saburo ISHIKAWA

Genre : Manga

Série (11 tomes - Série en cours) :

Tome 1

 

Quatrième de couverture :

Cela fait maintenant un an et demi qu’Akihiro a emménagé chez sa grand-mère, dans la petite ville de Saga. La vie à la campagne, un peu rugueuse, n’est pas tous les jours facile. C’est toutefois dans la bonne humeur que le jeune garçon grandit, sous le regard attentif de sa super mamie ! Mais parfois, Akihiro ne peut s’empêcher de penser à sa mère restée à Hiroshima.

 

Ce que j'en ai pensé :

Akihiro s’est très bien adapté à son nouvel environnement et sa nouvelle vie avec sa grand-mère. Entre les duels de pauvreté avec Takeyama, qui n’a pas la vie facile lui non plus, ces parties de pêche avec Taku, son ami, sa nouvelle maîtresse, Melle Mizushima (dont il tombe amoureux, forcément lol), le camping au bord de la rivière où lui et ses amis vont faire une étrange rencontre, etc…, il n’a vraiment pas le temps de s’ennuyer, toujours sous l’œil avisé et amusé de sa sacrée mamie. Un tome encore une fois plein de tendresse, de simplicité et d’humanité qui nous fait passer du rire aux larmes avec une grande facilité. Le message est toujours aussi positif, tout comme Mamie, pleine de sagesse, d’entrain et de malice (j’ai adoré le retour de son petit-fils d’Hiroshima et sa réaction qui m’a bien fait rire !). On y rencontre de nouveaux personnages tout aussi charismatiques comme Tome-aux-oreilles-infernales, la grand-mère de Nanri, au courant de tout ce qui se passe dans le village et qui veille sur ses « enfants » d’étrange manière. C’est aussi un beau témoignage sur la vie au Japon dans les années 50 où les appareils ménagers commencent à entrer dans les foyers (les plus aisés) et où l’on s’entraide entre villageois, se contentant de peu et n’hésitant à le partager avec les autres…

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Black Butler Tome 2 de Yana TOBOSO

Genre : Manga

19 tomes publiés au Japon (série en cours) et 16 en français

Mon avis sur le tome 1

 

Quatrième de couverture :

Pendant la saison où les réunions mondaines battent leur plein, le comte de Phantomhive reçoit une lettre. Il décide de partir immédiatement pour Londres, accompagné de Sebastian, son majordome.

La montre de gousset en argent égrène les secondes tandis que ses produisent les meurtres de Jack l’Eventreur…

Le mystérieux majordome en noir va plonger dans les tréfonds de la ville la plus brumeuse du monde…

 

Ce que j'en ai pensé :

Maintenant que les présentations de Ciel et Sebastian sont faites, on entre très vite dans le vif du sujet, en passant néanmoins auparavant par la case bévues des domestiques et rattrapage in extrémis et avec talent du majordome, comme dans le tome 1. J’ai beaucoup aimé voir à travers cette même scène les pensées de Sebastian, maintenant que le masque est tombé, le vernis des apparences se fendille également et il n’est plus aussi calme, généreux et coulant avec eux (ni avec son maître), au moins en pensée… J’ai beaucoup ri. Très vite, on en vient à l’affaire de Jack l’Eventreur et nos héros prennent le chemin de Londres afin de découvrir son identité, en compagnie de nouveaux personnages énigmatiques : Angélina alias Madame Red, la tante de Ciel, délurée et exubérante, et son majordome, Grell Sutcliff, plus empoté et moins compétent que Sebastian, Lau, dont on ne sait pas grand-chose pour l’instant et Undertaker, un indic complètement barré et flippant. On commence à en apprendre un peu sur le passé de Ciel et le pourquoi du pacte passé avec son diable de majordome. J’ai trouvé ce tome très intéressant, ne serait-ce que parce qu’il nous plonge dans une affaire ayant réellement existé, même en y insérant des éléments propres à l’intrigue fictive du manga mais aussi et surtout pour l’action omniprésente cette fois-ci et les bribes de renseignements que l’on peut y glaner quant aux personnages. La fin en forme de cliffhanger met l’eau à la bouche et les nerfs en pelote. Quoi ? Déjà ? Autant dire que le tome 3 n’a pas tardé à rejoindre mes étagères et qu’il va être lu très vite ! Je deviens accroc… Aïe aïe aïe…

Et j’ai oublié de le signaler la dernière fois mais les premières pages sont juste sublimes, regroupant tous les personnages en noir et blanc avec juste une pointe de couleur (rouge dans le tome 1 et bleu dans celui-ci).

Celle du tome 1 pour vous faire une petite idée (je n'ai pas trouvé celle du tome 2 sur internet. Snif !)

La référence à l'époque victorienne est ici beaucoup plus marquée, étant donné qu'on est en pleine affaire Jack l'Eventreur ^^ Il est également fait mention de la "saison", des danses et des usages ayant cours.

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Une Sacrée Mamie Tome 1 de Yoshichi SHIMADA (texte) et Saburo ISHIKAWA (dessin)

Genre : Manga

11 volumes sortis au Japon (Série terminée)

 

Quatrième de couverture :

1958, Hiroshima. A cette époque au Japon, il est difficile pour une jeune femme d’élever seule ses deux fils. Acculée, Hikedo décide un jour de confier son plus jeune garçon, Akihiro, à sa mère qui vit à la campagne. Arrivé chez sa grand-mère, une vie complètement nouvelle va commencer pour Akihiro. Pas facile de quitter la ville pour la campagne quand on n’y est pas préparé ! Mais le petit garçon va vite s’habituer à sa nouvelle vie au grand air. Suivant l’exemple de sa super mamie débrouillarde, il apprend à s’adapter à toutes les situations…

 

Ce que j'en ai pensé :

Akihiro est confié à sa grand-mère, qu’il connait à peine et qui vit à Saga, à plus de trois cent kilomètres de sa mère. Un changement profitable pour le petit garçon chouineur et capricieux qui fait tourner en bourrique sa maman et son grand frère, déjà autonome. Il va grandir auprès de cette mamie qui prend les choses toujours du bon côté et va lui apprendre à en faire autant, à se contenter de ce qu’il a c’est-à-dire pas grand-chose en ces temps difficiles d’après-guerre mais point de misérabilisme ni de pathos dans ce manga positif, qui met du baume au cœur et nous permet de relativiser. Avec sa mamie, rien ne se jette, tout se transforme et se recycle : les légumes défraichis jetés dans la rivière par les marchands lors des jours de marché viennent compléter les repas de riz quotidiens, une bouillotte devient un vase ou une gourde, en fonction du besoin, etc… Une mamie toujours de bonne humeur, ingénieuse et inventive, sage et forte qui lui inculque de nombreuses valeurs : la solidarité, la débrouillardise, le travail, … et un petit garçon que l’on voit évoluer, s’épanouir au fil des planches. Un très beau manga aux accents autobiographiques car très fortement inspiré par la vie d’un des auteurs, Yoshichi SHIMADA. Une très belle découverte à poursuivre !

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Devil's Lost Soul Tome 1 de Kaori YUKI

Genre : Manga

 

Quatrième de couverture :

A Tokyo, durant le faste Empire du Japon, Sorath, un orphelin qui a survécu à un tremblement de terre, est recueilli dans la résidence dite « des fleurs de sang » du baron Kamichika. Sorath tisse de puissants liens d’amitié avec Garan, le fils et héritier du baron, et Kiyora, la fiancée de Garan. Ces trois jeunes gens se jureront une amitié éternelle, bientôt tachée de sang. Des sentiments dissimulés, les manœuvres du baron et la présence d’une beauté énigmatique, une jeune fille au charme fascinant et des rencontres fatales…

Tout mène à la « nuit de Walpurgis », le comble du cauchemar !

 

Ce que j'en ai pensé :

En allant à la fn**, je suis tombée sur ce manga. Un simple coup d’œil à l’image de couverture et mon petit cœur s’est emballé : « oh ! Un nouveau Kaori Yuki ? ». Je m’empare donc du livre et ai confirmation : il s’agit bien de l’œuvre d’une de mes mangakas préférées ^^. Ni une ni deux, je l’embarque et quelques jours plus tard, en à peine quelques minutes, il est déjà lu. Snif !

Alors ? Qu’en ai-je pensé ? Pas beaucoup de surprise : comme quasiment tout le temps avec elle, j’ai beaucoup aimé ! Je retrouve son coup de crayon, reconnaissable entre mille mais j’ai l’impression qu’elle s’est encore améliorée. Le dessin est soigné et aucun détail n’est négligé. Même les costumes sont magnifiques et que dire des illustrations en couleur (celle de la couverture et celle de la première page aux jolies couleurs pastel). Je suis à chaque fois admirative de son art.

Pour ce qui est de l’histoire, celle-ci est assez complexe et j’avoue que j’appréhende un peu la suite : j’espère ne pas tomber dans les méandres tortueux qui m’ont un peu perdue dans les Angel’s Sanctuary (dont j’ai adoré les sept premiers tomes pourtant). D’ailleurs, cette nouvelle série m’a beaucoup fait penser à l’œuvre-maîtresse de l’auteur. Je n’ai pas pu m’empêcher de me dire à plusieurs reprises que j’avais ici affaire au côté démoniaque d’Angel’s Sanctuary qui lui était axé sur les Anges (mais qui n’avaient rien d’angéliques !). On retrouve la noirceur caractéristique teintée de cette petite touche d’humour que j’aime notamment par la relation qui unit Garan et Kiyora. Sorath est plus mystérieux : on ne sait pas d’où il vient, qui il est réellement. Quelques pistes sont ouvertes en cours de lecture mais j’ai hâte d’en apprendre davantage sur lui et de voir comment il va évoluer. Autre personnage inquiétant : le baron. Si vous avez lu les Comte Cain, vous y retrouverez les mêmes travers que ceux du père : une belle ordure, sadique et brutal. Bref, j’ai hâte de découvrir la suite. Il va malheureusement falloir attendre jusqu’en mai ! Re-snif !

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Voyage en Chine de Béka (texte) et Marko (dessins)

Genre : BD

 

Quatrième de couverture :

Sac au dos et guide de conversation à la main, Ben et Nina, un couple de jeunes trentenaires, partent pour trois semaines de voyage en Chine. Leur périple aussi drôle qu’insolite va les amener de Pékin à Shanghai en passant par les rizières du pays Miao. Mais voyager à deux n’est pas toujours simple, et le problème, c’est qu’aucun guide n’explique comment s’y prendre ! Surtout quand de tenaces espions chinois et une contrôleuse de train revêche viennent vous compliquer la tâche…

 

Ce que j'en ai pensé :

Une façon de voyager en Chine originale qui nous amène à la découverte d’un pays oscillant entre modernité – travaux de rénovation des vieilles rues typiques, magasin Ikéa, thé Lipton et McDonald’s, Pékin, Shanghai – et traditions – avec un petit détour par la Chine plus « rurale », les rizières du pays Dong, les plantations de thé, les jardins de Suzhou et la Venise chinoise, les us et coutumes du pays, la cuisine chinoise. Une BD drôle et rafraichissante pour une lecture facile et dépaysante, qui donne envie d’ailleurs et nous montre une autre facette de la Chine, loin des lieux touristiques communs et archiconnus par les touristes comme la grande muraille de Chine ou la cité interdite (même si les héros vont aussi les visiter mais ils ne se limitent pas à cela), qui sent le vécu. Les dessins sont agréables, même si assez simplistes concernant les héros, on s’arrêtera plus longuement sur ceux représentant les monuments et autres lieux traversés, en les comparant également avec les jolies photos de fin d’ouvrage, ce qui permet d’apprécier encore davantage le travail des auteurs !

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Dent d'ours Tome 1 : Max de Yann et Alain HENRIET

Genre : BD

Série Dent d'ours :

1. Max

2. Hannah

 

Quatrième de couverture :

Silésie, dans les années trente. Trois enfants inséparables, Max, Werner et Hannah, partagent la même passion pour l’aviation. Mais au loin, l’écho du martellement de bottes et du sinistre fracas  de casques commence déjà à résonner ! Bientôt l’ouragan d’acier qui va ravager toute l’Europe va contraindre notre trio à devoir effectuer de terribles choix. Leur amitié pourra-t-elle y résister ?

 

Ce que j'en ai pensé :

Max, aviateur qui se bat aux côtés des Etats Unis pendant la Seconde Guerre Mondiale, d’origine polonais, remonte le cours de ses souvenirs et nous ramène avant le conflit, en Silésie, son pays natal, alors partagé entre les Polonais et les Allemands. Nous découvrons alors la situation particulière de cette région à travers ses yeux et son amitié avec Hannah et Werner, d’origine allemande et l’évolution de leur rapport. Lui étant juif, il se trouve peu à peu exclu de leur groupe, au gré de la prise de pouvoir des nazis. Eux sont contraints d’adhérer aux jeunesses hitlériennes et au parti pour pouvoir voler et exaucer leurs rêves. Pour eux, il ne s’agit que d’une formalité, d’un geste anodin afin d’aller au bout de leurs projets : devenir aviateurs. Mais Max sent bien le vent tourner et les liens se délitent donc progressivement, chacun prenant des voies différentes.

J’ai beaucoup aimé cet éclairage apporté sur cette région peu évoquée et au statut particulier, où Allemands et Polonais vivaient en bonne intelligence puis, voir les choses changer, de manière insidieuse, jusqu’aux horreurs que l’on sait. Je n’avais jamais entendu parler de la Silésie avant d’ouvrir cette BD et je trouve cet apport historique très intéressant et très bien complété par l’interview du scénariste (Yann) figurant en fin d’ouvrage. On voit également les personnages évoluer grâce aux flashbacks de Max, jusqu’au dénouement final qui n’est que le début de l’intrigue. En effet, ce premier tome ne sert qu’à présenter les trois amis et leur parcours respectif ainsi que le décor. Lorsqu’il se termine, l’histoire commence tout juste. J’aurais aimé en avoir plus. Pour ça, il me faudra lire la suite !

 

Un grand merci à Babélio et aux éditions Dupuis pour cette édition de Masse critique spéciale BD !

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Elric Tome 1 : Le Trône de rubis de Julien BLONDEL (texte), Didier POLI, Robin RECHT et Jean BASTIDE (dessins)

Genre : BD

Série Elric :

Premier cycle :

1. Le Trône de rubis

2. Stormbringer

3. Le Loup blanc

4. La Cité qui rêve

 

Quatrième de couverture :

Loup blanc.

Champion d’Arioch.

Jouet des Dieux.

Assassin de ton peuple.

 

Des siècles après ta mort, ta légende et ton nom resteront gravés dans les mémoires…

Les plus belles reines du monde se damneront pour mourir de ta main, comme ta mère avant elles…

Les plus grands souverains tomberont à tes pieds en maudissant ton nom, comme ton père avant eux…

 

Elric, dernier empereur de Melniboné…

 

Appelle-moi,

Maudis-moi,

Attends-moi, mon aimé,

Car bientôt nous serons réunis…

 

Ce que j'en ai pensé :

Mes premières impressions, lors de la réception de l’ouvrage : j’ai feuilleté les premières pages, m’attachant dans un premier temps aux dessins, élément fondamental d’une BD, pour moi et je n’étais pas franchement emballée. Les couleurs sont très sombres (noir, rouge, orangé) et certains traits semblent très grossiers, pas assez travaillés alors que d’autres planches sont magnifiques dans leurs détails, leurs contours parfaitement esquissés, avec soin et minutie, notamment celles où apparait la femme d’Elric, Cymoril. Une première impression plutôt mitigée donc. Vaille que vaille, je lis tout de même quelques pages et là, je me suis laissée emporter par le récit. Je referme donc l’ouvrage pour le reprendre plus tard.

Vient alors le temps de la « lecture ». Finalement, les dessins aux couleurs sombres correspondent en tout point à l’univers créé par l’auteur initial, Michael MOORCOOK et repris et adapté par Julien Blondel : un univers sanglant, brutal, violent, ténébreux, chaotique et pour cause, nous sommes chez les Seigneurs du Chaos. L’Empire semble être sur sa fin, en plein déclin, après 10 000 ans de conquêtes, d’expansion et de grandeur. Elric aspire désormais à la paix, plus philosophe que roi-guerrier, au grand dam de son cousin, Yyrkoon, le félon. Certains éléments de l’histoire paraissent confus. Il n’y a pas vraiment de mise en place, de présentation des personnages. On est plongé directement dans le récit et des termes propres à l’univers créé parsèment le texte sans explication préalable. Celle-ci vient par la suite comme ce que sont les légions de Pyaray. On comprend une fois dans le contexte mais du coup, c’est parfois assez difficile à suivre lorsque, comme moi, on ne connait pas l’œuvre initiale. De même, je trouve qu’il manque une carte permettant de situer Melniboné et les territoires qui l’entourent, notamment quand les ennemis de l’Empire essayent de l’envahir : on ne sait pas d’où ils viennent… En conclusion, c’est peut-être un peu fouillis pour une première lecture. Je pensais commencer doucement, rentrer dans le monde d’Elric progressivement, en découvrant tout d’abord la BD et en lisant ensuite la série dont elle découle mais je me dis que, finalement, il vaut peut-être mieux faire l’inverse. En tout cas, cette BD m’a donné envie de lire la première intégrale d’Elric, publié récemment en poche. Ce n’est déjà pas si mal. Pour ce qui est de lire la suite de la BD, peut-être pas dans l’immédiat mais je pense effectivement y revenir, une fois mieux imprégnée de l’œuvre initiale. J’ai beaucoup aimé aussi le dossier en fin de BD, présentant le travail des auteurs en amont et montrant comment ils ont coopéré. C’est très instructif et cela permet de mieux comprendre leur travail. Il ne faut pas passer à côté, à mon avis…

 

Merci à l'éditeur, Glénat et à Babélio pour cette nouvelle opération Masse critique qui m'a encore une fois permis de faire une belle découverte.

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Majyo Rin Tome 1 de Setsuko YONEYAMA

Genre : Manga

 

Quatrième de couverture :

Rinko Asaoka vit pleinement et avec plaisir son quotidien de lycéenne ordinaire. Mais une fois par mois, magiciens et autres sorciers aux personnalités toujours plus hautes en couleurs viennent la voir par l’intermédiaire de Louis, le plus grand arrangeur de mariage de l’Association de Magie, afin de lui demander sa main.

 

Voici la destinée bien embarrassante contre laquelle lutte Rinko, l’héritière de la lignée des Ravenscroft qui compte parmi les plus éminentes du monde magique.

 

Ce que j'en ai pensé :

Un petit manga dont la couverture noire et rose m’a attiré l’œil et dont le résumé a confirmé mon envie de le lire. Il s’agit d’une histoire de magical girl avec donc tout le nécessaire : transformation avec la chansonnette qui l’accompagne et le déguisement adéquat, baguette magique, etc… L’auteur joue d’ailleurs beaucoup sur les codes du genre. L’humour présent dans ce manga ressort souvent dans ces moments-là. Néanmoins, c’est peut-être aussi ce qui m’a le moins plu : cela rend l’ensemble très « enfantin » (comprendre : plus de mon âge ^^). Il y a cependant de très bonnes idées à exploiter davantage comme la relation entre Rinko, l’héroïne et Kôichi, l’humain avec qui elle souhaite se marier, en dehors des conventions préconisées par l’Association de Magie qui souhaite préserver les familles de sorciers de sang pur, les pouvoirs de la jeune fille, sa personnalité que l’on entraperçoit pour l’instant mais où l’on sent poindre un peu de noirceur, des possibilités multiples quant à son évolution qui amènerait plus de maturité à l’univers créé, les codes, le fonctionnement du monde duquel est issue Rinko, etc… Espérons que tout cela sera plus étoffé dans la suite. Enfin, le schéma introduit par l’auteur me fait également un peu peur : chaque chapitre est dédié à un prétendant de l’héroïne qui s’empresse de le faire rentrer dans ses pénates, après lui avoir botté les fesses. Le risque de se lasser vite semble grand et ce serait dommage car j’ai passé un bon moment avec cette lecture fantaisiste, fraîche, légère et pleine d’humour et je n’ai pas envie que les choses s’arrêtent en si bon chemin…

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Le Bleu est une couleur chaude de Julie MAROH

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Genre : BD

 

Quatrième de couverture :

La vie de Clémentine bascule le jour où elle rencontre Emma, une jeune fille aux cheveux bleus, qui lui fait découvrir toutes les facettes du désir et lui permettra d’affronter le regard des autres. Un récit tendre et sensible.

 

Prix espoir de la quinzaine BD de Bruxelles en 2008

Prix du jeune auteur du Salon de la BD et Arts Graphiques de Roubaix en 2010

Prix citoyen au festival de Blois 2010

Prix du Public au festival international d’Angoulême en 2011

Prix du meilleur album au festival de la BD d’Alger en 2011

 

Ce que j'en ai pensé :

Je ne serais pas allé de moi-même vers cette BD. Je la découvre grâce au Baby challenge BD de Livraddict, auquel je me suis inscrite et c’est une très belle chose. Ce n’est pas un coup de cœur,  mais il s’en est fallu de peu !

Clémentine, élève en seconde, est une ado en quête d’identité. Elle fait ses premières expériences amoureuses, avec le beau Thomas. Jusqu’au jour où son regard croise celui d’Emma. Et là, son cœur s’emballe. Serait-ce le coup de foudre ? Impossible ! Emma est une fille ! Pourtant, la jeune femme hante ses rêves, quand sa conscience est endormie. Notre héroïne est en pleine interrogation. Refus d’accepter, peur du rejet, perte de repères, honte, culpabilité, regard hostile des autres, poids de la morale et de la société, reconstruction, prise de conscience, épanouissement, trahison : les émotions et les sentiments qui l’habitent sont très bien rendus, tant au niveau du texte que du dessin. Des phrases percutantes, justes, qui nous amène nous aussi à porter un autre regard sur l’homosexualité, à nous mettre à leur place. C’est une BD intelligente, qui parle avant tout d’amour, sans tabou, en mettant à mal les préjugés. La fin est bouleversante, même si on sait d’avance comment leur histoire se termine, étant donné qu’elle est annoncée dès les premiers mots.

Un hymne à la tolérance qui devrait tomber dans toutes les mains, à condition qu’elles soient adultes car certaines scènes sont un peu osées, mais rien de choquant, là n’est pas le but de l’auteur. On pourrait s’étonner de tous les prix reçus, on comprend à la lecture qu’ils sont amplement mérités !

 

Je ne suis pas très citations, encore moins en ce qui concerne les BD, mais je ne peux résister, cette fois-ci, au plaisir de vous faire partager mes préférées :

 

« Ah ! Tu gardes encore certains préjugés apparemment. Pourtant tu es bien placée pour savoir que l’amour ne répond pas à la morale qu’on t’a apprise » (Valentin s’adressant à Clémentine)

 

« Il n’y a que l’amour pour sauver ce monde. Pourquoi j’aurais honte d’aimer ? «  (Clémentine)

 

« Et c’est peu à peu que j’ai compris que nos façons d’aimer étaient multiples. On ne choisit pas de qui on va tomber amoureux, et notre conception du bonheur s’impose à nous-même selon notre vécu » (Emma à Clémentine)

 

« Mais mon amour, tu m’as déjà sauvée. Tu m’as sauvée d’un monde établi sur des préjugés et des morales absurdes, pour m’aider à m’accomplir entièrement. Personne n’est fautif de ce qui arrive aujourd’hui » (Clémentine, dans son journal, à l’attention d’Emma)

 

bandedessine

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Le Retour à la terre Tome 1 : La Vraie Vie de Jean-Yves FERRI (scénario) et Manu LARCENET (dessins)

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Genre : BD

Série Le Retour à la terre :

1. La Vraie Vie

2. Les Projets

3. Le Vaste Monde

4. Le Déluge

5. Les Révolutions

 

Présentation éditeur :

Ah, la campagne, les petites fleurs, les bébêtes qui montent qui montent, et tout et tout... Quel citadin n'a rêvé d'aller s'y ressourcer ? Manu Larcenet a chopé le virus l'an dernier. A lui et à Mariette, sa compagne, le gazouillis des oiseaux, le doux bruit des ruisseaux et tout et tout ! Quand, comme Manu, on a passé sa vie en banlieue parisienne, ça change. Toujours timide, Manu était à cent années-lumière d'imaginer que le récit de sa nouvelle vie pouvait intéresser le moindre lecteur. Et puis, il est difficile de s'occuper d'un châtaignier de 45 mètres déposé dans son jardin par des voisins sympas tout en s'observant par la fenêtre !

 

Heureusement, parmi les amis venus découvrir le nouveau monde de l'auteur des Cosmonautes du Futur, se trouvait Ferri(…). C'est [lui] qui s'est collé au récit des avatars de nos deux citadins depuis leur arrivée aux Ravenelles, 89 habitants (dont une jolie boulangère).

 

Mais tout n'est pas rose quand on se met au vert ! Quel citadin exilé, n'a pas ressenti sur le coup de 18h le manque lancinant du bruit du Périf ? L'eau-de-vie de M. Henri le proprio peut consoler, mais on sent parfois le besoin d'un réconfort moral. (…)

 

Pas chiens, Larcenet et Ferri traitent ce retour à la terre par histoires courtes d'une demi-page. 90 (bonnes) idées en 45 planches ! Ça rend généreux la vie au grand air ! Sitôt l'album refermé, on rêve d'une suite. (…)

 

Ce que j'en ai pensé :

J’ai beaucoup aimé cette BD, c’est frais – l’air de la campagne sans doute – et cela sent le vécu. J’ai ri à gorge déployée face à un Manu angoissé par sa nouvelle vie, loin du bruit de la ville, du stress, des bouchons, mais aussi loin des activités et de ses amis. La présentation rappelle les Gaston Lagaffe ou Boule et Bill de mon enfance, avec ses demi-planches qui relatent chacune un aspect de ce nouveau départ, la lente adaptation à l’environnement et les angoisses de notre héros. Que dire du chat aussi, Speed, lequel porte très mal son prénom ! Et les habitants, assez flippants au départ mais auxquels on s’attache finalement comme Monsieur Henri, le propriétaire, toujours en train d’espionner à leur fenêtre ou Mme Mortemont et ses non-dits qui sèment le doute et la panique dans l’esprit de Manu, le citadin. Des gags drôles, réalistes et qui portent un regard positif sur la vie à la campagne, loin des préjugés (même s’il y en a mais ils sont vite « démontés » par l’auteur) et des clichés communs.

bandedessine

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