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mangas- bd

Aliénor Mandragore Tome 1 : Merlin est mort, vive Merlin ! de Séverine GAUTHIER (scénario) et Thomas LABOUROT (dessins)

Genre : BD

Série Aliénor Mandragore :

1. Merlin est mort, vive Merlin !

2. Trompe-la-mort

3. Les Portes d'Avalon

4. Le Chant des Korrigans

5. Le Val sans retour

 

 

Quatrième de couverture :

 

« La légende dit qu’au moment où l’on déterre une racine de mandragore,
elle pousse un cri si puissant qu’il tue le premier être vivant qui l’entend. »

 

Dans la paisible forêt de Brocéliande, la jeune Aliénor suit l'enseignement druidique de son père l’enchanteur Merlin... jusqu'au jour où le grand magicien est tué, terrassé par le terrible cri d'une racine de Mandragore.

 

Mais le fantôme de Merlin n’entend pas rester mort bien longtemps et ce sera à sa fille de le tirer d’affaire.

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

J’adore tout ce qui touche à la légende arthurienne et cette BD ne fait pas exception à la règle.

Elle revisite le mythe, en se centrant sur Merlin et surtout sur sa fille, Aliénor, de manière très humoristique : fous rires garantis !

 

Aliénor ne semble de prime abord pas avoir de don particulier et doit « subir » (c’est bien le mot !) les leçons de son père sur son sujet favori, les champignons… jusqu’au jour où elle déterre une mandragore et le tue par erreur.

 

Chose qui, au dire de Merlin, était parfaitement impossible !

 

La voilà donc envoyée chez Morgane pour trouver un antidote et le faire revenir d’entre les morts.

Mais notre jeune héroïne se prend à aimer les leçons de la fée magicienne…

 

Tous les personnages sont revisités : Merlin en puits de science mycologique assommant, Morgane avec qui il est en désaccord, Viviane, moins puissante que sa sœur a priori, harcelée par le père d’Aliénor, qui n’a d’yeux que pour elle et enfin, Lancelot, un vrai froussard !

 

Bref, une jolie cacophonie au centre de laquelle se tient Aliénor, qui découvre tout juste ses pouvoirs comme sa faculté à entendre les mandragores, au grand désespoir de son père ^^

 

J’ai hâte de la connaître plus avant et de voir ce qu’elle nous cache d’autre.

 

De même, reste une question en suspens : comment se fait-il que Merlin soit trépassé sous le cri de la mandragore contre lequel il est normalement immunisé ? Un mystère qui reste encore à éclaircir et rend l’histoire bien intrigante : est-ce un tour de passe-passe de Morgane, comme il semble le penser ? Dans quel but ? Quel différend existe entre eux ?

 

Une BD drôle, fraîche et légère, qui vous fera mourir de rire, du début jusqu’à la fin.

 

Cette semaine, retrouvez tous les avis des bulleurs sur leur lecture chez Stéphie.

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Wild West Tome 1 : Calamity Jane de Jacques LAMONTAGNE (dessin et couleurs) et Thierry GLORIS (scénario)

Genre : BD

 

 

Quatrième de couverture :

 

La conquête de l’Ouest n’est pas l’œuvre d’enfants de chœur.

 

Dans un monde de violence, sans foi ni loi, le premier tome de ce western retrace la destinée de Martha Cannary avant qu’elle ne devienne Calamity Jane.

 

Martha, 16 ans, est prête à sombrer dans la prostitution quand elle croise un chasseur de prime.

 

Celui-ci lui révèle le secret de l’Ouest.

La liberté est à portée de tous. L’arme à feu abolit les inégalités physiques.

 

Même une jouvencelle de 50 kg peut terrasser un colosse de 100 kg.

 

Suffit qu’elle en ait la volonté.

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Je ne sais pas très bien pourquoi mais Calamity Jane fait partie de ces « légendes » (on ne sait pas vraiment ce qui est vrai ou ce qui est faux dans son histoire) que j’adore !

Aussi, dès que j’ai vu l’étiquette évoquant son nom puis le titre, je n’ai pas hésité un instant : il me fallait cette BD, hop, direct dans mon panier !

 

Il faut dire que j’ai aussi flashé sur cette couverture présentant une jeune femme de manière très réaliste, regardant droit devant elle, sans sourciller, d'un air très décidé.

Je la trouve magnifique et les croquis des pages intérieurs ne sont pas en reste : le dessin de Jacques Lamontagne est une tuerie (sans mauvais jeu de mots ^^).

 

Aussitôt acheté, aussitôt lu : il n’aura pas eu le temps de passer par la case Pal celui-ci !

 

Si vous pensez Lucky Luke, passez votre chemin !

 

Ici, on est dans l’Ouest hostile et sauvage, où règne la loi du plus fort.

D’ailleurs, le récit lui-même est sans concession et n’épargne pas le lecteur : à réserver à un public averti.

A ce titre, l’âge mentionné sur le site de l’éditeur est 15 ans et +, encore trop jeune, à mon avis.

Rien n’est laissé de côté : scène de passes, tueries, viol, machinations et tractations entre le propriétaire du saloon, l’infâme M. Hicks et le directeur du chemin de fer, manipulations sordides…

Quand je vous dis que le lecteur n’est pas épargné, ce n’est pas une blague !

 

On fait la rencontre de la jeune Martha Cannary, avant qu’elle ne devienne la célèbre Calamity Jane, dans ce saloon où elle est bonne et tente de conserver sa seule richesse : son intégrité.

 

Mais, c’est sans compter sur l’avidité des hommes et leurs sombres désirs, dont elle va être la victime, du moins jusqu’à sa rencontre avec James Butler Hickok dit Wild Bill…

 

L’homme est un chasseur de primes dont on suit l’histoire en parallèle.

Il est à la recherche d’une bande de hors la loi qui détroussent les caravanes et tuent sans vergogne, hommes, femmes et enfants, indistinctement.

 

Grâce à lui, Jane va apprendre à se défendre toute seule et prendre son destin en main, ouvrir les yeux sur ceux qui l’entourent et prendre conscience de la dure réalité…

 

D’abord désorientée par ce que les auteurs ont fait du personnage de Calamity Jane – une jouvencelle innocente transformée en gagneuse par les circonstances -, j’ai finalement beaucoup aimé la voir évoluer et tendre vers celle que l’on connait davantage.

 

Je me demande comment les auteurs vont continuer cette série : le tome 1 étant intitulé Calamity Jane, je me pose la question de savoir si elle sera toujours au centre de l’histoire du tome 2.

J’espère que oui car il me tarde de la retrouver !

 

Retrouvez les BD lues et chroniquées par les autres participants chez Noukette.

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Irmina de Barbara YELIN

Genre : BD

 

 

Quatrième de couverture :

 

Jeune femme ambitieuse, Irmina quitte l'Allemagne pour Londres au milieu des années trente, pour suivre une formation de secrétaire bilingue.

Elle y fait la connaissance d'un noir, Howard, et sympathise avec ses aspirations à une vie indépendante.

 

Sa liaison avec lui connaît une fin précipitée, quand la situation politique l'oblige à rentrer à Berlin.

 

Dans l'Allemagne national-socialiste, il est vite évident qu'elle ne pourra faire son chemin dans la société qu'en fermant les yeux sur les crimes du régime.

Mais les événements politiques ressemblent à une escalade sans fin...

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Comme d’habitude, quand il s’agit de BD (ou de manga), je ne peux me détacher du dessin et de ce qu’il m’inspire. Aussi, concernant ce titre, j’avoue que ce n’est franchement pas la première chose qui m’ait attirée mais bien l’histoire. J’ai trouvé les traits mal dégrossis, ils manquent de finesse à mon goût et tiennent davantage du croquis dans certaines cases : j’ai donc eu beaucoup de mal à accrocher avec le dessin, heureusement, je ne me suis pas arrêtée là !

 

Il y a trois parties : une a lieu en 1938, en Angleterre : Irmina vient suivre des études pour s’affranchir de sa condition de femme, pour avoir le choix, être libre et indépendante.

C’est une jeune fille allemande qui va se confronter à la peur de l’étranger et aux idées reçues dans cette Angleterre d’avant-guerre.

 

Elle fait la rencontre d’Harold Green, étudiant en droit, noir, qui cherche lui aussi à s’affranchir de sa condition.

 

Combattive, ouverte d’esprit, progressiste et idéaliste dans un monde renfermé sur lui-même, suspicieux, elle se bat pour ses idées avec courage et n’a pas la langue dans sa poche, ce qui fait l’admiration d’Harold mais ils vont être rattrapés par les événements…

 

La deuxième partie voit Irmina évoluer en Allemagne.

Obligée de rentrer au pays, elle travaille désormais pour le gouvernement.

Pour elle, ce n’est qu’un travail temporaire, elle rêve encore de pouvoir repartir en Angleterre.

 

On la voit tout d’abord lutter contre l’idéologie nazie qui fait son chemin dans le cœur de la population et pousse les gens, même ceux que l’on considère comme ses meilleurs amis, à la délation.

Toujours aussi fougueuse et prompte à réagir, il lui faut apprendre à se contenir un minimum, à garder pour elle ce qu’elle pense, si elle tient à la vie et subtilement, on la voit changer sans rien pouvoir y faire et devenir ce qu’elle a toujours voulu fuir : une parfaite petite femme d’intérieur.

 

La jeune fille aux idées égalitaires, aux velléités d’indépendance et de liberté, la battante, la révoltée contre l’ordre établi et les idées préconçues disparaît tout doucement et laisse place à une femme effacée, que l’on a du mal à reconnaître et qui finit peu à peu par adopter l’idéologie dominante, par y croire aussi.

 

Ce changement parait tellement réaliste : on n’a aucun mal à y croire et, si le lecteur lui en veut, dans un premier temps, se pose ensuite la question : « et moi, qu’aurais-je fait à sa place ? Aurais-je eu le courage qui l’a déserté ? Aurais-je renoncé à mes idéaux dans la même situation pour me fondre dans la masse, pour ne pas me faire remarquer, faire comme tout le monde, continuer d’avancer en mettant des œillères, en faisant semblant de ne rien voir ? »

 

Finalement, les circonstances de l’époque ne semblent pas lui avoir laissé beaucoup de choix… L’instinct de survie a pris le pas sur le courage et l’esprit critique, d’autant qu’elle se retrouve seule, abandonnée par celui qu’elle a tant aimé…

 

Arrive enfin la fin de la guerre et s’ouvre la troisième partie où elle retrouve Harold à la Barbade.

 

Qu’est-il devenu ?

A-t-il refait sa vie lui aussi après leur brève histoire d’amour ?

Est-il heureux ?

Comment lui dire ce qu’il s’est passé entre-temps ?

 

Les mots ne viennent pas, d’autant que son ami a encore en tête la jeune fille rencontrée en Angleterre, une jeune fille qui n’est plus et s’est finalement trahie elle-même…

 

J’ai aimé ses retrouvailles, on ressent toute la force des non-dits et on ne peut qu’éprouver des regrets pour eux, pour ce qui aurait pu être si seulement…, surtout pour Irmina, car Harold, lui, est passé à autre chose.

 

Bref, si j’ai eu beaucoup de mal avec les dessins, j’ai aimé cette histoire d’amour avortée, j’ai aimé les questions qui se posent à la lecture, voir le changement s’opérer progressivement en Irmina et rendre tangible le fait que la population allemande a suivi Hitler, tout le réalisme psychologique est très bien rendu par l’auteur, la perte d’individualité et comment une idéologie peut gagner tout un pays.

Même la fin, si elle est frustrante, n’en est pas moins cohérente.

 

Une histoire qui fait froid dans le dos, qui fait terriblement écho à l’actualité, me semble-t-il, avec la montée des nationalismes dans le monde, à mettre entre toutes les mains pour ne pas que l’histoire/Histoire se répète…

Enfin, me revoilà ! ^^

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Pile ou face Tome 1 : Cavale au bout du monde de Hope LARSON (scénario) et Rebecca MOCK (dessins)

Genre : BD

Série Pile ou face :

1. Cavale au bout du monde

2. Cap sur l'île aux trésors

 

 

Quatrième de couverture :

 

New York, années 1860.

 

Lorsque le père adoptif de Cleopatra et Alexandre disparaît, les deux jumeaux rejoignent le gang du Crochet Noir, surveillé pour ses multiples larcins.

 

Pris par la police, ils acceptent de trahir le gang, contre un ticket de train pour la Nouvelle Orléans, où ils espèrent commencer une nouvelle vie.

 

Mais Alex est capturé et  embarqué de force comme main-d’œuvre sur un cargo faisant route pour San Francisco.

 

Cléo prend la route sur un steamer, pour tenter de rejoindre son frère.

 

Mais les deux ados sont loin de suspecter les dangers qui les guettent : le gang a informé une bande de pirates, redoutés et impitoyables, que les jumeaux sont en possession d’objets constituant une carte au trésor.

 

La course commence pour nos héros : course au trésor, vers leur père et pour leur vie.

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Cette BD tient toutes ses promesses en termes de grande aventure !

 

Amateurs d’ambiances avec un petit côté « L’Ile au trésor », lancez-vous à la suite des jumeaux, Alex et Cléo, 12 ans. Et si vous n’êtes pas fans du genre, lancez-vous quand même (c’est mon cas : j’ai aimé le livre de Stevenson mais ce n’est pas le genre de romans que je préfère, les pirates et l’aventure en mer, ce n’est pas vraiment « ma came » si je puis dire et pourtant, j’ai adoré cette BD) !

 

Livrés à eux-mêmes dans les rues de Manhattan depuis la disparition de leur père, les héros ont été enrôlés dans le gang du Crochet Noir, personnage peu amène, fourbe et mauvais comme la peste, ayant un faible pour Cléo.

Obligés de donner leur chef à la police en échange de leur liberté, ils fuient en direction de San Francisco et croisent sur leur route d’autres jumeaux, Edwin et Silas.

 

Les paires respectives sont séparées après la rencontre fortuite d’Edwin et Alex avec un marchand d’esclaves et ils doivent s’allier pour affronter les épreuves qui se présentent à eux et retrouver leurs jumeaux respectifs…

 

J’ai beaucoup aimé les liens qui se créent entre les personnages et les duos nouvellement formés où l’on retrouve d’un côté comme de l’autre un fonceur (Alex et Silas), un meneur qui utilise davantage sa force et un équipier plus tempéré, affaibli par la maladie comme Edwin mais ayant bon cœur et beaucoup de courage ou plus prudent et réfléchi, comme Cléo, souvent freinée par le fait d’être née fille et devant se faire passer pour un garçon.

 

Le scénario est très bien maîtrisé et les portraits des personnages bien esquissés, nous les rendant proches et très sympathiques, nous permettant de partager leurs émotions et leurs peines (Alex, contre toute attente, malgré ses airs de gros dur, m’a serré le cœur).

 

Une très belle découverte.

J’espère que le deuxième tome sera à la hauteur du premier !

 

Cette semaine, c'est Stéphie qui nous accueille.

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Marion Tome 1 de Yuu HIKASA

Genre : Manga

Série en deux tomes

 

 

Quatrième de couverture :

 

Paris, 1940.

 

Alors que la guerre se rapproche pas à pas, Marion, meneuse d’une bande de garnements qui vit de menus larcins, voit son destin chavirer lorsqu’un homme l’entend chanter et lui propose alors le rôle de Jeanne d’Arc dans le spectacle qu’il produit pour un grand music-hall.

 

Serait-ce la chance de sa vie ?

 

Le destin hors du commun d’une jeune fille prise dans le tumulte de son époque !

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

L’auteur possède un réel talent pour rendre le Paris de 1940, juste avant l’entrée en guerre de la France, vivant et réaliste : son trait ferait presque penser à une carte postale saisissant sur le vif les rues, les gens, les vêtements et les coiffures de l’époque.

J’ai adoré ses magnifiques illustrations (rien que la couverture et la première page en couleurs sont des tueries !).

 

Qu’en est-il de l’histoire ?

 

Marion se trouve à la tête d’une bande d’enfants des rues, qui volent pour se nourrir.

Maligne et dotée d’un fort caractère, elle possède également un véritable don pour la chanson.

 

Un diamant brut que va tenter de modeler Aaron, compositeur et directeur musical du théâtre le Doelion, une salle très réputée.

 

La jeune femme se laissera-t-elle amadouer ?

Quel est le véritable dessein de cet homme ? Que cherche-t-il et que cache-t-il ?

Qui sont ces hommes pour qui il travaille et notamment Jules Lion, le propriétaire du music-hall, que l’on rencontre à la fin du tome et qui ne laisse pas une très bonne impression, ni au lecteur ni à la jeune femme ?

 

Autant de questions que l’on se pose en reposant ce premier tome riche en aventures et en émotions et à l’intrigue beaucoup plus complexe qu’il n’y paraît au premier abord…

 

Tout en déroulant son histoire principale, le mangaka nous offre également les « histoires parallèles » des autres personnages, permettant ainsi de mieux les connaître et de leur donner une réelle épaisseur, sans les réduire au simple rôle de figurants et un aperçu du passé de l’héroïne, montrant comment elle a atterri dans les rues de Paris.

 

On s’attache énormément à elle et l’on croise les doigts pour qu’il ne lui arrive rien de sordide et qu’elle ne se fasse pas à nouveau avoir par un homme sans scrupule, tout en craignant également pour tous quant au contexte historique et à la guerre qui se rapproche à grands pas…

 

En bref, une série qui commence très bien et qui s’achève en deux tomes, ce qui ne gâche rien !

Première découverte des Editions Komikku pour moi, où sont également édités les tomes de la série Arte (d’ailleurs le dessin m’a beaucoup fait penser à cette série lors de mon achat, je pensais donc qu’il s’agissait du même auteur mais je n’y étais pas du tout !), une maison d’édition vers laquelle je reviendrai sûrement (pour découvrir les fameux Arte cette fois-ci qui me font encore plus de l’œil depuis cette lecture ^^. J’attends également le tome 2 de Marion avec impatience !).

 

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Saga Tome 1 de Brian K. VAUGHAN (scénario) et Fiona STAPLES (dessins et couleurs)

Genre : Comics

Série en 9 tomes (tome 9 à paraître en France le 16 novembre 2018)

 

 

Quatrième de couverture :

 

Un univers sans limite, peuplé de tous les possibles.

 

Une planète, Clivage, perdue dans la lumière froide d’une galaxie mourante.

 

Sur ce monde en guerre, la vie vient d’éclore.

 

Deux amants que tout oppose, Alana et Marco, donnent naissance à Hazel, un symbole d’espoir pour leurs peuples respectifs.

 

L’espoir, une idée fragile qui devra s’extraire du chaos de Clivage pour grandir, s’épanouir et conquérir l’immensité du cosmos.

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Un comics dans un univers SF, bien loin de ma zone de confort.

 

J’en avais beaucoup entendu parler et à mon tour, j’ai succombé aux sirènes du succès.

 

C’est assez cash, parfois cru (donc à ne pas mettre entre toutes les mains), ne cachant rien des détails parfois sordides de l’histoire comme l’esclavage sexuel des enfants ou leur massacre, sans le moindre remords, pour s’emparer d’une terre qui n’appartient ni aux habitants de Continent ni à ceux de Couronne, et continuer sur un terrain neutre cette stupide guerre, faisant des innocentes victimes des Terreurs, des fantômes effrayants, ayant soif de vengeance et dont on se méfie instinctivement.

 

Un monde sans concession donc, où les plus faibles se trouvent exploités ou victimes de la guerre sans merci qui oppose les habitants de Continent et de Couronne, loin de leur planète et de sa lune puisque les combats ont lieu sur Clivage.

 

Des histoires parallèles nous sont contées et tournent toutes autour d’un but commun : la poursuite et la capture de nos personnages principaux, Alana, Mario et leur jeune enfant qui vient juste de naître, Hazel.

 

C’est d’ailleurs cette dernière la narratrice, nous présentant donc son histoire et celle de ses parents de manière rétrospective.

 

Un couple uni envers et contre tout, deux êtres qui auraient dû être ennemis, liés ensemble par un amour interdit, proscrit par leur clan respectif, celui des fées et des Luniens, qui voient en eux des traîtres à la cause.

Un amour qui fait fi des différences qui les opposent.

 

Deux ex-soldats entraînés à faire la guerre, bien démunis face à la fragilité de leurs vies, qui ne tiennent plus qu’à un fil et face à leurs poursuivants, le prince robot IV, hantés par des images du massacre de ses pairs et les chasseurs de prime, impitoyables, armés, contrairement à eux, et bien décidés à les capturer, morts ou vifs, et à tuer ou prendre de force leur bébé selon le camp concerné…

 

Bref, une histoire qui commence fort, qui nous tient en haleine, suspendus au sort d’Alana, Mario et Hazel. On arrive même à s’attacher à leurs poursuivants.

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Les Petites Victoires d'Yvon ROY

Genre : BD

 

 

Présentation éditeur :

 

Comment dire à son fils tant désiré qu'il est le plus formidable des petits garçons malgré le terrible diagnostic qui tombe comme un couperet : autisme, troubles psychomoteurs, inadaptation sociale...

 

C'est le combat que va mener ce père, resté uni à sa femme malgré leur séparation, pour transformer ensemble une défaite annoncée en formidables petites victoires.

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Encore une petite perle trouvée au rayon BD de ma médiathèque, découverte une fois de plus, sur les blogs.

 

Une BD aux accents autobiographiques, basée sur le vécu de l’auteur, Yvon Roy, même s’il change les prénoms des protagonistes.

 

Un père, d’abord ravagé, effondré par le diagnostic posé sur son fils, atteint d’autisme, va tout mettre en œuvre pour lui apprendre à vivre avec, à devenir autonome, en suivant des voies différentes de celles prescrites par les spécialistes : médecins, orthophonistes…, des méthodes bien à lui, qui semblent faire leur effet, montrant aussi qu’il n’y a pas qu’une seule façon de faire : chacun est différent et réagit différemment, il en est de même pour les enfants autistes (et leurs parents ^^) !

 

Un vrai ascenseur émotionnel : comme lui, le lecteur passe de la dévastation devant ses rêves anéantis à la peur, la colère au vu de la bêtise de certains, jamais de résignation, arrive le moment de l’acceptation, sans pour autant renoncer à créer un lien avec son fils, à le voir s’épanouir, apprendre à vivre avec les autres, communiquer et toujours en fil conducteur, l’amour qu’il porte à son fils et qui leur permet d’avancer, main dans la main, en confiance, malgré les moments de doute et sa ténacité, son courage, le calme dont il fait preuve.

Même quand Olivier pique des colères, il est désormais capable de distinguer les colères dues à l’autisme de celles dues aux caprices et sait comment réagir face aux unes et aux autres.

 

Et toujours, malgré la séparation et quelques dissensions, le soutien de son ex-compagne, avec qui il travaille de concert, pour l’amour de ce petit garçon très attachant !

 

Une belle leçon pour tous les parents, à la portée universelle. En effet, l’auteur ne s’adresse pas uniquement aux parents d’enfants autistes en nous contant son histoire.

J’ai, par exemple, beaucoup aimé l’échange avec sa sœur, maman célibataire d’une petite fille angoissée, qui repousse l’heure du coucher et qu’il arrive à endormir en un tournemain, devant les yeux ébahis de la maman !

 

Il nous montre qu’il n’est pas facile d’être parent : il n’y a pas de parents parfaits, tout comme il n’y a pas d’enfants parfaits mais c’est aussi ce qui fait la beauté du monde, sa richesse !

 

Une belle ode à la différence et une leçon de courage qui trouve écho en chacun de nous, parents ou non, enfants et adultes (le public visé est clairement adulte cependant) : à mettre entre toutes les mains, comme un appel à la tolérance et une ouverture sur les autres !

Un coup de cœur, le deuxième en peu de temps pour une BD, un genre qui me réussit plutôt bien en ce moment !

 

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Black Butler Tome 11 de Yana TOBOSO

Genre : Manga

Série en 26 tomes (en cours au Japon) dont 25 traduits et publiés en France

Tome 1

Tome 2

Tome 3

...

Tome 9

Tome 10

 

 

Quatrième de couverture :

 

Aurora, une société secrète, proclame avoir rendu possible la résurrection des morts.

 

Afin d’en apprendre plus, le majordome Sebastian s’invite dans une réunion se tenant à bord d’un paquebot de luxe.

 

Le grand océan d’azur rugit, tandis que vogue sur ses flots un groupe hétéroclite dont les membres se reconnaissent à ce cri de ralliement : « Phénix ».

 

Savourez ce manga terriblement horrifiant…

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Je savais qu’il y avait anguille sous roche dans le tome 10 mais honnêtement, je ne voyais pas comment toute cette affaire avait pu conduire à une telle conclusion.

 

Heureusement, ce 11è tome vient répondre aux questions et aux doutes laissés en suspens.

Voilà qui clôt de belle façon cet épisode hommage à Sherlock Holmes et à son auteur, Sir Arthur Conan Doyle.

 

Un personnage entrevu dans les tomes précédents refait également son apparition.

Encore une fois, Sebastian et Ciel se gardent bien de lui révéler toute la vérité sur ce qui est arrivé à ses compagnons d’infortune : comment cela va-t-il évoluer ?

Je suis curieuse de l’apprendre !

 

Enfin, une nouvelle enquête débute à bord du Concordia, un bateau, où semblent avoir lieu des expériences médicales dangereuses et à bord duquel se trouvent, en plus du comte et de son diable de majordome, Elizabeth, son frère et ses parents.

 

Un sujet déjà vu et revu. Je me demande comment l’auteur va l’exploiter, ce qu’elle va en faire.

 

J’avoue que cette enquête me parait a priori moins palpitante que les précédentes, en tout cas, le thème abordé m’intéresse beaucoup moins mais je la lirai tout de même, pour voir comment évoluent les personnages, ce qu’ils vont nous dévoiler…

Sans doute, l'auteur réussira-t-elle une fois encore à me surprendre ^^

 

 

 

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Black Butler Tome 10 de Yana TOBOSO

Genre : Manga

Série en 26 tomes au Japon (en cours) dont 25 traduits en France

Tome 1

Tome 2

Tome 3

Tome 4

Tome 5

Tome 6

Tome 7

Tome 8

Tome 9

 

Attention risque de spoilers sur les tomes précédents !

 

Quatrième de couverture :

 

Plusieurs meurtres ont été commis à l’occasion d’une fête donnée à Phantomhive.

 

Le maître des lieux, qui a perdu son majordome, se lance dans une enquête.

 

Tandis que le mystère s’épaissit, la cape marron d’un pasteur au rire hautain voltige, voltige…

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Sebastian est donc bel et bien mort.

Vraiment ?

J’ai encore beaucoup de mal à y croire…

 

Un invité inattendu fait son apparition au manoir : le pasteur Jeremy Rathbone, qui ressemble fort à Sherlock Holmes. D’ailleurs, ce nom m’évoque quelque chose : serait-il présent dans le canon holmésien ? Si oui, quelqu’un peut-il me dire à quelle occasion il apparaît ? Car cela me trotte dans la tête depuis ma lecture ^^

 

Il prend les choses en main afin de démasquer l’assassin et même ses méthodes d’investigation ne sont pas sans évoquer le personnage créé par Arthur Conan Doyle, lui-même présent au manoir ^^

 

Un des meurtres résolus ressemble fort dans sa résolution à une affaire du détective de papier mais je ne peux vous en dire plus sans vous révéler une partie de l'intrigue ^^.

 

Bref, l’auteur semble s’être beaucoup amusé avec cette affaire et avoir puisé dans les œuvres de l’auteur, pour le plus grand plaisir du lecteur qui s’amuse lui aussi de tous ces petits clins d’œil à l'oeuvre du "maître" !

 

Une fin que j’attendais mais pas sous cette forme : je me suis donc fait surprendre. Elle pose encore davantage de questions qu’elle n’offre de réponses car on sent bien que tout n’a pas été dit…

Il me faut donc lire le 11 dans les plus brefs délais (ce qui est déjà fait au moment où j’écris ces lignes, je n’ai donc pas traîné ^^ C’est vous dire à quel point cette enquête m’a plu et captivée !).

 

 

 

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Black Butler Tome 9 de Yana TOBOSO

Genre : Manga

Série en 26 tomes (en cours au Japon) dont 25 traduits et publiés en France

Tome 1

Tome 2

Tome 3

Tome 4

Tome 5

Tome 6

Tome 7

Tome 8

 

 

Quatrième de couverture :

 

Peu de temps après le dénouement de l’affaire du cirque, les majordomes de la reine font intrusion dans le manoir de Phantomhive.

 

Un drame se produit pendant le banquet organisé un soir de tempête.

Le rideau écarlate retombe sur la silhouette du majordome, qui ferme les yeux, pressentant le sort qui l’attend…

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Un tome qui m’a énormément plu : j’ai adoré l’affaire du cirque et je ne pensais pas retomber d’emblée dans une histoire aussi plaisante et intrigante de sitôt !

 

Celle-ci n’est pas sans évoquer les huis-clos des policiers anglais et notamment Les Dix Petits Nègres d’Agatha Christie : un meurtre est commis au manoir de Phantomhive, où avait lieu une réception organisée sur l’instance de la reine, en l’honneur du comte Georg Von Siemens, la victime.

Le tout, par une terrible nuit de tempête, ce qui empêche toute communication avec l’extérieur…

 

A cette occasion est également convié le « narrateur » de ce tome, un jeune homme brillant, doué d’un bel esprit de déduction, ophtalmologue, qui écrit lors de ses moments perdus et a même vu l’une de ses œuvres publiées.

Un certain Arthur.

Cela vous dit quelque chose ? ^^

 

Qui parmi les convives est le coupable ?

 

La fin m’a laissée abasourdie, je n’arrive toujours pas à y croire et je me suis jetée sur la suite, pour savoir ce qu’il en est car ce n’est tout simplement pas possible !

 

 

 

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