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coups de coeur

La Mort du roi Tsongor de Laurent GAUDE

Genre : Roman

 

Quatrième de couverture :

Dans une Antiquité imaginaire, le vieux Tsongor, roi de Massaba, souverain d'un empire immense, s'apprête à marier sa fille. Mais au jour des fiançailles, un deuxième prétendant surgit. La guerre éclate : c’est Troie assiégée, c’est Thèbes livrée à la haine. Le monarque s'éteint ; son plus jeune fils s’en va parcourir le continent pour édifier sept tombeaux à l'image de ce que fut le vénéré - et aussi le haïssable - roi Tsongor.

 

Ce que j'en ai pensé :

J’ai beaucoup aimé. Ce livre raconte l’inutilité de la guerre, la violence qui habite chacun de nous, l’orgueil des hommes, leur soif de pouvoir et de sang. Je me suis surtout attachée aux pas de Souba, le plus jeune fils du roi, lequel, sentant la guerre approcher, a voulu le préserver en lui confiant une mission : ériger sept tombeaux à sa mémoire. C’est aussi une quête à la découverte de son père : il va découvrir ses mauvais comme ses bons côtés, prendre conscience de l’héritage du roi Tsongor : un héritage de sang ! Il y a également Katabolonga, le fidèle compagnon du roi, qui brille par sa loyauté et sa sagesse. Mais surtout j’ai aimé ces visages de femmes (Samilia, Shalamar et Mazébu) qui ont également un rôle déterminant : elles sont la voix de la sagesse, celles qui, contrairement aux hommes (du livre, hein, je ne parle pas pour tous), savent quand il faut s’arrêter, quand tout est perdu et qui ne manquent pas de caractère. Elles sont superbement mises en valeur. Bravo à l’auteur ! Dans ce monde d’hommes et de guerres, je ne m’attendais pas à les voir prendre une telle importance… La fin est également magnifique. Laurent Gaudé maîtrise à merveille son écriture et sait susciter les émotions : j’ai failli pleurer à plusieurs reprises ! Je ne compte pas m’arrêter en si bon chemin avec l’auteur… J’ai déjà Le Soleil des Scorta dans ma Pal !

 

 

Livre lu dans le cadre de mon challenge ABC 2010

 

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Objectif Pal de septembre : Le Liseur de Bernhard SCHLINK

Genre : Roman

 

Quatrième de couverture :

A quinze ans, Michaël fait la connaissance d’une femme de trente-cinq ans dont il devient l’amant. Pendant six mois, il la rejoint chez elle tous les jours et lui fait la lecture à haute voix. Cette Hanna, mystérieuse, disparaît du jour au lendemain.

Sept ans plus tard, Michaël assiste au procès de cinq criminelles parmi lesquelles il reconnaît Hanna. Elle se défend mal et est condamné à la détention à perpétuité. Mais, sans lui parler, Michaël comprend soudain l’insoupçonnable secret qui, sans innocenter cette femme, éclaire sa destinée.

Il la revoit une fois, des années plus tard. Il se met alors, pour comprendre, à écrire leur histoire, et son histoire à lui, dont il dit : « Comment pourrait-ce être un réconfort, que mon amour pour Hanna soit en quelque sorte le destin de ma génération que j’aurais moins bien su camoufler que les autres ? ».

 

Ce que j'en ai pensé :

Un livre comme je les aime, qui incite à la réflexion. Dense, percutant, marquant, il ne laisse pas indifférent et ne se lit pas facilement, comme une gentille petite histoire que l’on oublie la dernière page tournée. Il a également un aspect philosophique et interroge sur de nombreux thèmes. C’est d’abord un magnifique portrait de femme : Hanna, complexe, contradictoire par certains aspects. Sans concession, il nous montre ses bons comme ses mauvais côtés mais sans nous donner toutes les clés pour comprendre l’histoire de cette femme (même si l’une d’entre elles m’est apparue assez rapidement, je continue encore de m’interroger sur ce personnage, ni tout noir ni tout blanc). Elle apparaît tantôt fragile, pleine de doutes et tantôt totalement indifférente au monde qui l’entoure, froide, distante, dure. Ce personnage est vraiment très réussi et  a marqué à jamais le narrateur, Michaël. Même lors de sa disparition et de leur rencontre et de son incarcération des années plus tard, elle ne cesse de le hanter. Il n’a jamais réussi à faire le deuil de leur amour. D’ailleurs, l’a-t-elle jamais aimé ? Là encore, difficile de répondre…

C’est aussi une plongée dans l’Histoire mais vu du côté allemand, cette fois-ci ; comment le nazisme et les horreurs perpétrées à cette époque ont influé sur la génération de Michaël, comment elles ont laissé leur empreinte, la prise de conscience collective engendrée par ces actes, les sentiments de honte et de culpabilité en découlant, même s’ils n’y ont pas participé car ils n’étaient pas encore nés.

Finalement, pour moi, le thème principal serait le poids du passé « historique » et « personnel » (nos expériences de la vie). On se rend compte que celui-ci a laissé des traces sur Michaël, conditionne son présent et son avenir. Et tout comme le passé nazi de son pays, il a forgé son identité. Hanna est une personne marquante dans sa vie et même s’il prétend ne plus rien ressentir à son égard, elle continue d’avoir une influence sur lui.

 

En bref, j’ai beaucoup aimé, malgré le style quelquefois un peu alambiqué. J’ai d’ailleurs dû relire certains passages pour en comprendre le sens. L’auteur met parfaitement en mots les émotions ressenties par ses personnages. De plus, certaines images sont très marquantes (notamment celle de l’église en feu qui m’a marquée) de par leur réalisme et la description très visuelle qu’en fait l’auteur. On n’a aucun mal à se les représenter. J’ai eu l’impression de voir l’histoire se dérouler devant mes yeux ! Un livre à lire…

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Il s'agit d'une lecture commune avec : Liyah, Lelanie, Azariel87, Frankie, Lisalor, Anneso, Mamzellebulle, Naki2164 et Charmante Lova, Setsuka.

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La Bonne Peinture de Marcel AYME

Genre : Nouvelle

 

Quatrième de couverture :

Lafleur est un peintre au talent extraordinaire. Non que ses tableaux soient d’une qualité artistique hors du commun, mais ils ont la faculté de rassasier ceux qui le regardent. Comme s’ils venaient d’avaler un bon pâté en croûte ou une crème au chocolat ! Un tel don ne peut laisser longtemps indifférents journalistes et marchands d’art…

 

Cette nouvelle est extraite du recueil Le Vin de Paris.

 

Ce que j'en ai pensé :

De Marcel AYME, je connaissais Les Contes du chat perché que j’avais lu et beaucoup aimé étant petite. J’étais donc ravie de trouver ce livre et de le lire. Et je ne suis pas déçue. Contrairement à certaines nouvelles que l’on trouve parfois trop courte, celle-ci se suffit à elle-même. Le sujet principal en est l’art, notamment la peinture. Plusieurs conceptions sont représentées par l’auteur : j’en ai retenu trois : celle de Lafleur, peintre réaliste, qui maîtrise parfaitement l’aspect technique de son art, simple et généreux, il met une partie de son âme dans ses tableaux, ce qui explique peut-être leurs qualités « nutritives », au sens propre comme au sens figuré. Il s’interroge également sur les responsabilités de l’artiste envers ses contemporains et tente de rendre son art accessible au plus grand nombre, en ce sens il interroge également sur l’accessibilité de l’art à tous et l’éducation artistique : une réalité atteignable si chacun, artistes compris, y met du sien ou une utopie ? Sa peinture nourrit réellement les miséreux (lesquels sont nombreux en cette époque de fin de Seconde Guerre Mondiale, où les restrictions sont de mise), réchauffe les cœurs, procure une sensation de bien-être et de bonheur… On y voit tout ce que peut apporter l’art. A côté de cela, il y a la vision de Poirier, ancien ami et maintenant ennemi intime de Lafleur, pour qui l’art a une portée plus symbolique, plus intellectuelle. Sa peinture n’est pas à la portée de tout le monde, elle se veut plus recherchée et l’homme n’est pas non plus comme son collègue, Lafleur. Il est plus imbu de lui-même, plus sûr de sa valeur mais offre également une autre explication à ce que représente l’art. Enfin, la troisième conception de l’art serait celle d’Hermèce, le marchand d’art, hypocrite et roublard, il profite de sa position pour flouer les artistes. Sa vision de l’art est plus commerciale : pour lui, c’est un moyen d’acquérir de l’argent, de devenir riche. L’art est vu comme un objet de commerce, comme ayant une valeur marchande et non plus seulement artistique ou intellectuelle.

Le style est fluide, travaillé sans être extraordinaire, non dénué d’humour. J’ai parfois trouvé quelques longueurs mais heureusement, elles sont peu nombreuses et l’auteur reprend vite le cours de son récit ! Je me suis beaucoup amusée à la lecture de cette nouvelle et j’ai très envie d’en découvrir d’autres ! De plus, l’auteur nous pousse à la réflexion, ce que j’adore. Et pour nous, qu’est-ce que l’art ? Quelles sont ses fonctions ? S’il suffisait seulement de s’asseoir  devant un tableau et de laisser venir les émotions, de se laisser aller devant l’œuvre de l’artiste ?

 

Quelques extraits :

« Un instant, il considéra sa main droite qui, elle, connaissait ce secret de vie, une main longue, musclée et, à l’intérieur, aux reliefs fortement accusés. Tout était passé par elle. Les intentions du peintre comme aussi ses hésitations et ses retours, elle les avait guidés, rassemblés et transformés pour aboutir à l’insaisissable et miraculeuse synthèse. Mais sa main n’était pas seule à disposer ainsi d’un mystère ignoré de lui-même. Avec elle, toute une partie de son être devait travailler à son insu, enchevêtrant ses intentions dans les siennes et brodant sur la trame de son œuvre de peintre. A moins qu’il n’y eût rien d’autre, dans ce travail secret, qu’une façon de parler ou de penser. » : une traduction de ce qu’est la « catharsis » et de l’art comme moyen d’expression !

 

« Il lui arrivait souvent de considérer ses tableaux avec une pesante inquiétude qui tournait presque toujours aux remords. Il songeait à la quantité de force et de vie contenue dans ses toiles et ne profitant à personne. Ce don de créer des œuvres vivifiantes lui paraissait comporter des obligations et de plus en plus, il se sentait responsable du pouvoir qui lui était imparti. »

 

Et enfin pour tous les lecteurs :

« On vit apparaître des sculpteurs efficaces. (…) La musique efficace stimulait l’ardeur au travail et faisait tourner de puissantes machines sans qu’il fût besoin de les alimenter autrement. Comme on pouvait s’y attendre, les belles-lettres ne restèrent pas en arrière. Certains poètes publièrent des œuvres si chaleureuses qu’elles chauffaient facilement un appartement de cinq pièces avec la cuisine et le cabinet de toilette. D’autres rendirent aux Français le goût de la liberté et de la vérité. Il y eût même des écrivains, poètes et romanciers, qui procuraient un bon sommeil reposant. »

 

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Ma Vie avec Mozart d'Eric-Emmanuel SCHMITT

coeur_rouge.jpg Coup de coeur

 

 

Quatrième de couverture :

Un jour, Mozart m’a envoyé une musique. Elle a changé ma vie. Depuis, je lui écris souvent. Quand ça lui chante, il me répond, toujours surprenant, toujours fulgurant.

 

Ce que j'en ai pensé :

Tout commence par un petit tour à la médiathèque afin d’emprunter un livre d’Eric-Emmanuel SCHMITT et là, il n’y avait pas grand-chose, rien qui me tentait réellement. Je suis repartie. Deuxième tentative : je tombe, par hasard (il était mal rangé) sur ce livre. Intriguée par la quatrième de couverture, je me dis pourquoi pas et repars avec ! Arrivée chez moi, surprise : dans le livre, il y a un cd avec certaines œuvres de Mozart et le livre se présente sous la forme d’un journal intime où l’auteur s’épanche sur certains instants de sa vie, se pose des questions philosophiques sur la vie, la mort, le bonheur, l’art, etc.… en s’adressant à son idole, Mozart et celui-ci lui « répond » par sa musique (dans la marge, le morceau à écouter est indiqué). Autant le dire tout de suite, ce n’était pas gagné d’avance car en principe, lorsque je lis, il me faut le silence absolu sinon je ne retiens rien donc pas de musique. De plus, j’avais un fort préjugé négatif envers la musique « classique » (« ça endors », « je vais m’ennuyer », « c’est vraiment ringard, comment on peut écouter cela ? » et j’en passe !). Ce livre m’a remis les idées en place et j’adore cela : découvrir de nouvelles choses, m’ouvrir à de nouveaux horizons que je ne connais pas et que je n’aime pas a priori. La musique de Mozart et les mots d’Eric-Emmanuel SCHMITT se font écho à merveille. L’auteur sait très bien faire ressortir les émotions des compositions du maître. Souvent, ils les imagent en nous livrant quelques souvenirs, des blessures qu’il a réussi à panser en écoutant Mozart. C’est vraiment le cœur de ce livre : vivre l’instant présent, ressentir toute une palette d’émotions, en allant de la joie à la douleur, la tristesse, la compassion, l’émerveillement, l’exaltation… Et c’est ce qui en fait un coup de cœur ! Il n’y a pas d’histoire à proprement parler mais en le lisant, j’étais bien ancrée dans le présent, j’ai pris le temps d’éprouver des sentiments tous différents les uns des autres, pleinement, en écoutant mon cœur, je me suis laissée prendre par la main et porter par les mots d’Eric-Emmanuel Schmitt et la musique de Mozart (que finalement j’ai beaucoup aimé aussi !!!!! Autant pour moi !). De plus, j’ai également pris le temps de me poser des questions, tout comme l’auteur et ça aussi j’adore ! Enfin, on en apprend un peu sur la vie de Mozart même si ce n’est pas le point principal de ce livre. En tout cas, cela m’a donné envie d’en apprendre davantage !

 

Un magnifique moment que je vous recommande chaudement !

 

Un petit extrait à méditer :

« Je voudrais te rejoindre dans l’idéal d’un art simple, accessible, qui charme d’abord, bouleverse ensuite. Comme toi, je crois que la science, le métier, l’érudition, la virtuosité technique doivent disparaître sous l’apparence d’un naturel aimable. Il nous faut plaire avant tout mais plaire sans complaire, en fuyant les recettes éprouvées, en refusant de flatter les émotions convenues, en élevant, pas en abaissant. Plaire c’est-à-dire intéresser, intriguer, soutenir l’attention, donner du plaisir, procurer des émotions, du rire aux larmes en passant par les frissons, emmener loin, ailleurs… »

 

(Une théorie que l’auteur met en pratique en utilisant un langage soutenu mais accessible à tous !)

 

Merci à Pimprenelle pour son idée de challenge "Découvrons un auteur". Les billets des autres participants sont recensés ICI.

Une nouvelle édition est prévue le 25/08/2010. Il s'agira de découvrir Yoko OGAWA.

Pour vous inscrire, c'est par LA.

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L'Enfant qui ne pleurait pas de Torey L. HAYDEN

Genre : Récit/ témoignage

 

coeur_rouge.jpg Coup de coeur

 

Quatrième de couverture :

Sheila, six ans, a enlevé un bébé, l’a ligoté à un arbre et a mis le feu. Il est dans un état critique et la coupable a été arrêtée.

C’est elle que Torey voit apparaître dans sa classe d’enfants inadaptés [, en attendant qu’une place se libère à l’hôpital psychiatrique]. Alors commence une lente approche entre la jeune pédagogue et l’enfant sauvage qui dit toujours non et ne pleure jamais. Des gestes, des mots, des jeux… et Sheila se révèle sensible, intelligente. Chaque soir, hélas ! elle retrouve son taudis, son père irresponsable et violent. Saura-t-elle jamais pleurer… et rire ?

 

Mon avis (relecture) :
Ce livre fait toujours partie de mes coups de coeur. On y voit évoluer Sheila, petit bout de 6 ans, victime de violences et qui réagit par la violence, le seul langage qu'on lui ait appris. C'est une petite sauvageonne mais, quand on gratte un peu le vernis, on s'aperçoit que ce n'est qu'une petite fille en mal d'amour, terrorisée et qui du haut de ses six ans a déjà connu bien des épreuves. Elle est très intelligente et Torey L. Hayden va devoir l'apprivoiser pour l'aider à avancer et à échapper au triste sort qui l'attend : l'hôpital psychiatrique. Je me suis attachée immédiatement à cette petite puce très courageuse, elle m'a souvent tirée des larmes. Je n'avais qu'une envie : la prendre dans mes bras et la consoler! Torey est également touchante, pour sa patience, sa passion des enfants et son envie de les voir grandir, malgré leur handicap. Elle fait preuve de beaucoup d'humilité en nous contant l'histoire de cette petite fille, se remettant souvent en question, nous faisant partager ses doutes, ses espoirs et ses joies. Quelle est la part de vrai et la part romancée de ce récit? Je n'en sais rien et cela m'est égal car une fois plongée dedans, je n'arrive pas à m'en détacher. Il est rempli d'émotions. L'auteur sait admirablement bien les retranscrire! Vous n'en ressortirez pas indemne mais cela en vaut la peine, croyez-moi..

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Matilda de Roald DAHL

Genre : littérature jeunesse (à partir de 9 ans)

Lecture commune du forum Livraddict (mars 2010)

Résumé (Fnac) :
À cinq ans, Matilda a déjà tout lu, de Dickens à Steinbeck. En fait, elle est dotée d’un QI surdimensionné, mais personne ne s’en rend compte, surtout pas ses parents, bêtes et méchants, ni sa directrice d’école, la malveillance incarnée. Seule son institutrice la comprend. Le génie de Matilda va lui donner des pouvoirs surnaturels qui seront l’instrument de sa vengeance… Une histoire à la fois cocasse et grinçante: c’est là la patte de Roald Dahl. Pour apprendre à rire jaune avec de l’humour… noir.

Ce que j'en ai pensé :
Avec ce livre, j’ai retrouvé avec plaisir le Roald DAHL de mon enfance, dont j’avais adoré Le Bon Gros Géant. L’humour de l’auteur, noir et ironique, fait sourire…
Les parents de Matilda, M. et Mme Verdebois, ne sont pas comme tous les autres parents. Alors que la plupart encensent leurs enfants, vantant leur intelligence hors norme (à leurs yeux…), les siens dénigrent voire même ignorent leur petite fille alors qu’elle est réellement surdouée : elle a appris à lire seule à l’âge de trois ans et à cinq ans, lorsqu’elle entre à l’école, elle sait également compter, multiplier… Pour eux, Matilda est une tare, une enfant stupide et oisive : elle lit à longueur de journée. A quoi cela va-t-il lui servir ? On ne demande pas à une fille d’être intelligente mais de savoir tenir une maison et de se trouver un mari pour l’entretenir. Voilà la vision que les parents de Matilda ont du monde.
Certains aspects sont assez stéréotypés : les méchants ont le physique de l’emploi (ils sont laids, en général, tels M. et Mme Verdebois et Melle Legourdin, la directrice de l’école) et ne sont pas très intelligents alors que les gentils sont beaux (Matilda, Melle Candy, l’institutrice) et ingénieux. Cependant, ce livre a priori léger, sous couvert d’humour, soulève également des interrogations comme le rôle des filles et des femmes dans la société et à ce sujet, l’auteur fait preuve de modernisme, nous montrant que le « soit belle et tais toi » ne suffit pas ! De même, il critique la « culture de masse », l’abrutissement des personnes devant leur poste de télévision et le dénigrement des livres, de l’intelligence, de l’ouverture d’esprit qui pousse à s’instruire.

En bref, ce livre est très moderne, pour voir qu’il a été publié pour la première fois en 1988. J’ai passé un très bon moment en sa compagnie, retombant un peu en enfance. J’ai adoré suivre les aventures de Matida qui bien que surdouée, reste humble. Elle est très attachante de même que Melle Candy, qui va devenir sa confidente, son amie et bien plus mais chut, si vous souhaitez en savoir plus, il faudra le lire !

Du même auteur :
The Umbrella man and other stories/ L'Homme au parapluie et autres nouvelles

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