Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Sang-mêlé ou ton fils Léopold d'Albert RUSSO

 9782846790468.gif

Genre : Roman

 

Quatrième de couverture :

Elisabethville, Congo belge, fin des années cinquante. Léopold Kitoko Wilson, le jeune métis, adopté par Harry Wilson, « un Blanc » et Mama Malkia, la nourrice, africaine au cœur d'or et « forte gueule » forment une famille improbable et singulière.

Roman à trois voix, « Sang mêlé » aborde avec délicatesse et réalisme l'univers colonial tel que le vivent les trois protagonistes. (…)

 

Mon avis :

Comme nous l'indique la quatrième de couv, ce roman se décompose en quatre parties, les trois premières ayant tour à tour pour narrateur Léo, Harry et enfin, Mama Malkia, la quatrième étant consacrée à l'épilogue.

Les premières lignes m'ont beaucoup plu, notamment grâce au style de l'auteur, impeccable, travaillé, de la « belle langue » en somme. Puis, au fur et à mesure de mon avancement, j'ai eu de plus en plus de mal à continuer ma lecture : la première partie, celle consacrée à Léo est très longue : Léo évoque son enfance, son adolescence dans une succession de souvenirs, ce qui m'a laissée totalement à l'extérieur de l'histoire : on passe de l'un à l'autre, au fil de ses pensées. Du coup, je n'ai pas accroché aux personnages, j'aurais aimé qu'ils soient plus développés, j'aurais aimé ressentir ce qu'ils ressentaient et au lieu de cela, je suis restée au bord du chemin, totalement étrangère à cette histoire. Certains thèmes auraient gagné à être plus développés comme la quête d'identité de Léo : il ne sait pas vraiment qui il est, à moitié blanc et à moitié noir, il ne se sent à l'aise dans aucune des deux communautés, rejeté par les blancs et pourtant élevé comme un européen, il ne parle pas très bien le kiswahili, la langue des Congolais d'origine. On passe très rapidement sur cette interrogation, de même sur la « différence » de Harry, son homosexualité, qu'il semble ne pas assumer totalement (du moins devant Léo, à qui il n'en a jamais parlé mais lequel n'est pas dupe et s'en rend compte de lui-même). Cette lecture m'a laissé une impression de « creux », d'une réflexion juste là en arrière fond mais jamais poussée. Malgré toute la bonne volonté du monde, j'ai abandonné à la page 140 (sur 201) : je m'ennuyais vraiment et n'étais plus du tout dedans !

 

Une lecture à laquelle je n'ai donc pas été réceptive, malgré un style fluide et agréable, qui donne envie tout de même de retenter l'aventure avec l'auteur !

 

Une petite remarque : l'éditeur a choisi de mettre les termes en kiswahili dans un lexique en fin d'ouvrage, afin de ne pas gêner la lecture du livre, selon ses dires. Or, moi, cela m'a gênée de devoir tourner les pages jusqu'à la fin à chaque fois qu'un terme étranger apparaissait et n'a pas aidé non plus à me faire entrer dans l'histoire (puisque du coup, à chaque fois qu'un tel terme était noté, je devais sortir de ma lecture et me reporter au lexique en fin d'ouvrage pour en trouver la signification : j'aurais préféré qu'ils soient expliqués en note de bas de page !).

 

Livre lu dans le cadre de l'opération Masse critique : merci à Babélio et à Ginkgo éditeur (que je ne connaissais pas, c'était l'occasion ). 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
C
<br /> <br /> J'avoue que la couverture ne m'aurait pas attirée...<br /> <br /> <br /> <br />
Répondre
L
<br /> <br /> Ce n'était pas la couverture qui m'attirait mais le résumé, comme quoi, il ne faut pas s'y fier non plus <br /> <br /> <br /> <br />