Il s'agit d'un blog contenant les Critiques des livres que j'ai lus. Comme vous vous en rendrez compte, je lis de tout avec une prédilection pour les romans, la fantasy (même si j'ai un peu levé le pied en ce moment avec ce genre) et les policiers/ trillers. Mes auteurs préférés sont : Marc LEVY, Jean-Christophe GRANGE, David EDDINGS pour la Belgariade et la Mallorée, Jean-Louis FETJAINE pour la Trilogie des Elfes et bien d'autres encore dont je vous parlerai sûrement dans ce blog.
Genre : Fantasy arthurienne
Série La Quête du roi Arthur :
1. Excalibur, l'épée dans la pierre
2.La Sorcière de la forêt
3. Le Chevalier
4. La Chandelle dans le vent
5. Le Livre de Merlin
Quatrième de couverture :
En pays de Grimoirie, le tout jeune Arthur [surnommé La Verrue] rencontre un jour Merlin et commence auprès de lui un apprentissage des plus anticonformistes… Moins qu’à la politique et aux armes, le futur roi s’initie aux secrets de la nature et aux mystères du monde animal dans une cascade de métamorphoses : il est ainsi changé en poisson, en blaireau ; il apprend le langage des faucons et leurs règles de vie ; se trouve confronté à la société guerrière et totalitaire des fourmis [belliqueuses], face à l’univers pacifiste et libre des oies sauvages !
Autant d’initiations à la liberté, à l’indépendance et à l’adresse, en attendant de trouver Excalibur, la fameuse épée dans la pierre…
(…) Excalibur, l’épée dans la pierre a été adapté au cinéma par Walt Disney avec le dessin animé Merlin l’enchanteur.
Ce que j'en ai pensé :
Un premier tome où l’on découvre les personnages principaux de la légende : La Verrue (Arthur), Merlin et d’autres plus secondaires comme Messire Auctor, le tuteur d’Arthur, généreux et bienveillant, qui l’a recueilli enfant et l’élève auprès de son fils, Keu, irascible, orgueilleux, vaniteux et mauvaise langue mais qui aime néanmoins La Verrue, à sa façon toute particulière, malgré l’air supérieur et suffisant qu’il prend parfois avec son ami et frère d’adoption. D’autres légendes viennent se mélanger avec le mythe arthurien « originel » dont la mythologie celtique avec le roi Pellinor et sa bête Questante ou les enfants de Lir, mentionnés dans le texte ou bien encore des légendes ultérieures au mythe arthurien comme celle de Robin des bois. Ces anachronismes ne sont pas les seuls : le récit en est truffé, notamment avec Merlin, qui confond un peu les époques ou par les interventions de l’auteur qui tente de faire comprendre certaines choses au lecteur et use pour cela de références contemporaines. Tout cela participe au ton humoristique de ce livre, décalé et loufoque, de même que les discours de sourd du roi Pellinor, hilarant ! Vous l’aurez compris, il ne faut pas être allergique à l’humour anglais pour pouvoir apprécier pleinement cette lecture ! En ce qui me concerne, ça tombe bien : j’adore ça et n’ai donc eu aucun mal à me plonger dans l’histoire ! On assiste ici à l’instruction de notre futur roi auprès du magicien fantasque, taquin et quelque fois un peu maladroit, qui s’embrouille dans les temps, ayant déjà vu beaucoup de choses, bien au-delà de l’espace/ temps du jeune Arthur. Il transformera donc ce dernier en de nombreux animaux afin de faire de lui un homme sensé, curieux de ce qui l’entoure, intelligent car pour le magicien, rien ne vaut l’expérience et la pratique pour apprendre :
« Oh, Merlin, cria-t-il (La Verrue), je vous en prie, venez aussi !
- Cette fois-ci, je t’accompagne, dit à son oreille une grande tanche solennelle. Mais à l’avenir, il faudra que tu y ailles tout seul. L’éducation, c’est l’expérience, et l’essence de l’expérience, c’est l’indépendance. »
Toutes ces métamorphoses sont l’occasion pour le jeune homme de découvrir d’autres modes de vie et de fonctionnement, de s’interroger sur celui des hommes. Ainsi, le récit n’est pas dénué de questions philosophiques comme le langage des oiseaux, la création de l’Homme par Dieu ou bien encore la notion de guerre, étrangère entre animaux d’une même espèce, en règle générale, parce qu’ils n’ont pas de prétention territoriale, comme il l’apprendra aux côtés des oies sauvages :
« (…) Mais quelles créatures peuvent être assez viles pour aller en bandes tuer ceux de leur propre espèce ?
- Les fourmis, dit [La Verrue] avec obstination.
- (…)
- Mais elles (les oies) ne se battent pas pour le pâturage ?
- Mon dieu, que tu es stupide. Il n’y a pas de frontières pour les oies.
- Les frontières, qu’est-ce que c’est ?
- Des lignes imaginaires tracées sur la terre, je suppose. Comment pourrais-tu avoir des frontières si tu voles ? Ces fourmis dont tu parles – et les humains aussi – cesseraient de se battre, s’ils prenaient l’air. (…) »
Un premier tome captivant, drôle, à l’écriture soignée et au langage soutenu mais fluide, où l’on retrouve tout de même les grandes lignes de la légende arthurienne, même si elle est remaniée, mélangée avec d’autres légendes. J’ai beaucoup aimé et suis très contente d’avoir le tome 2 dans ma Pal car je pense le lire rapidement !