Il s'agit d'un blog contenant les Critiques des livres que j'ai lus. Comme vous vous en rendrez compte, je lis de tout avec une prédilection pour les romans, la fantasy (même si j'ai un peu levé le pied en ce moment avec ce genre) et les policiers/ trillers. Mes auteurs préférés sont : Marc LEVY, Jean-Christophe GRANGE, David EDDINGS pour la Belgariade et la Mallorée, Jean-Louis FETJAINE pour la Trilogie des Elfes et bien d'autres encore dont je vous parlerai sûrement dans ce blog.
Genre : Policier
Série Charlotte et Thomas Pitt :
1. L'Etrangleur de Cater Street
2. Le crime de Parangon Walk
3. Resurrection Row
4. Rutland Place
5. Le Cadavre de Bluegate Fields
6. Mort à Devil's Acre
...
Quatrième de couverture :
(…) L’indomptable Charlotte Ellison contrarie les codes et manières victoriens et refuse de se laisser prendre au badinage des jeunes filles de bonne famille et au rituel du tea o’clock. Revendiquant son droit à la curiosité, elle parcourt avec intérêt les colonnes interdites des journaux dans lesquels s’étalent les faits divers les plus sordides. Aussi bien le Londres des années 1880 n’a-t-il rien à envier à notre fin de siècle : le danger est partout au coin de la rue et les femmes en sont souvent la proie.
Dans cette nouvelle série « victorienne », la téméraire Charlotte n’hésite pas à se lancer dans les enquêtes les plus périlleuses pour venir au secours du très séduisant inspecteur Thomas Pitt de Scotland Yard (…).
Ce que j'en ai pensé :
Depuis mon adolescence et la lecture de Jane Eyre de Charlotte BRONTE, j’ai une passion pour les romans se déroulant à l’époque victorienne, passion qui s’est vue renforcée en classe de première lors du visionnage du film Le Tableau de Dorian Gray inspiré par le livre éponyme d’Oscar Wilde. Autant dire que j’avais bon espoir avec cette série policière de retrouver l’ambiance propre à mes lectures passées. Pari réussi ? Je ne vous ferai pas languir plus longtemps : j’ai adoré, à la limite du coup de cœur ! L’auteur prend le temps d’installer le décor, la bonne société victorienne, le plus souvent dans le grand salon de la famille Ellison et ses personnages. Les femmes tiennent une grande place. D’abord Charlotte, atypique pour l’époque. Elle est spontanée, directe, franche, presque trop, ne sait pas tenir sa langue (je n’ai eu aucun mal à m’identifier à elle ! Ahem !). Elle se laisse guider par ses émotions et fait preuve de beaucoup de compassion. Elle ne triche pas, est naturelle, ne se sert d’aucun artifice, contrairement à Emily, que j’ai beaucoup aimé aussi mais d’un tout autre genre. Elle est lucide, pragmatique et utilise le protocole des convenances en vigueur à son avantage, est plus sournoise que Charlotte. C’est une ambitieuse qui rêve de faire un beau mariage, une mondaine qui ne recule devant rien pour parvenir à ses fins. Il ne vaut mieux pas se mettre en travers de son chemin !
Voici ce que dit l’inspecteur Pitt à son sujet (il parle avec Charlotte) :
« - Je pense que vous vous faites trop de souci pour Emily. Elle est bien plus réaliste que vous ne semblez le croire. Ashworth s’imagine peut-être qu’il mène le jeu, mais à mon avis, qu’il l’épouse ou non, la décision appartiendra à Emily. Une femme comme elle pourrait être un atout pour un homme dans sa position. Emily est beaucoup plus intelligente que lui, et suffisamment fine pour le lui cacher, ne jamais lui laisser sentir une quelconque infériorité. Elle réussira, mais elle le convaincra qu’il s’agissait de son idée à lui.
- Vous la faites passer pour une… intrigante.
- Elle l’est.
Pitt sourit.
- Elle est votre opposé en tout. Au moment où vous chargez tête baissée, Emily attaquera par la bande et surgira par-derrière. »
Nos petites demoiselles Ellison semblent avoir de qui tenir, même si leur mère, Caroline, est plus effacée, plus discrète, elle sait sortir les griffes quand on s’attaque à ses enfants, notamment à Charlotte. J’ai eu beaucoup plus de mal avec Sarah, son côté dévote et moralisatrice. Une vraie trouble-fête, rabat-joie au possible ! Ne parlons même pas de la grand-mère (que j’aurais bien baffé, je ne vous raconte pas le sourire qui m’est venu aux lèvres quand Charlotte la remet à sa place), une femme acariâtre, détestable et méprisante. A côté, les personnages masculins sont un peu fades, exception faite de Thomas Pitt. Un très bon policier, fin observateur, il cerne très rapidement les personnes qui l’entourent. Impossible de lui cacher quoi que ce soit, d’autant plus qu’il est obstiné, acharné, peu importe les conventions et sa position sociale inférieure à la famille Ellison. J’ai aimé ses échanges cinglants avec Charlotte, leur répondant à tous deux ! C’est aussi lui qui va lui ouvrir les yeux sur une autre réalité, celle des petits orphelins, laissés pour compte, des petites gens dont la vie est très éloignée de celle de Charlotte et qui se démènent comme ils peuvent pour survivre, dans l’indifférence générale. Enfin, nous est offert un beau tableau des relations hommes/ femmes, de la condition de ces dernières dans cette époque austère.
L’intrigue policière passe au second plan, elle est surtout un prétexte pour installer un climat de tension, de suspicion. Le doute s’insinue doucement dans les esprits, tout le monde pouvant être l’assassin. Ce sera l’occasion de faire surgir des secrets enfouis, un révélateur de la vraie personnalité des gens. Chacun se rend finalement compte qu’il ne connait pas réellement celui avec qui il/ elle vit ou est marié(e) depuis de longues années, bien qu’ils se côtoient chaque jour. A ce niveau-là, j’ai trouvé la fin un peu rapide : après avoir épuisé plusieurs pistes, j’ai eu l’impression que l’auteur nous révélait le nom du tueur comme un cheveu sur la soupe, parce qu’il fallait conclure, trois pages avant la fin du livre (bon en fait on commence à suspecter quelqu’un avant (surtout que comme d’habitude, j’ai lu la fin bien avant, arrivée à la moitié du livre et non pas pour connaitre le nom de l’assassin – promis, juré, craché, je vous l’ai dit, l’intrigue policière est très secondaire, ce n’est pas ce qui m’a fait tourner les pages avec ardeur – mais pour savoir si Charlotte et Thomas allaient finir ensemble à la fin de ce tome ou s’il faudrait encore attendre ^^ Pas bien ! Quelle idée aussi de révéler le nom de l’assassin dans les dernières pages ! Si les auteurs voulaient vraiment maintenir le suspense, ils le cacheraient ailleurs, c’est le premier endroit où vont voir les curieux ! Hum…) mais cela arrive assez tard et en comparaison avec la longueur de l’affaire, la conclusion est très hâtive !)… C’est pour cela que ce ne sera pas un coup de cœur mais il s’en est fallu de peu. Bien sûr, je compte lire la suite, tant pis pour ma Pal !
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