Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Jusqu'à ce que la mort nous unisse de Karin GIEBEL

51a3l4aTuML.jpg

Genre : Policier

 

Mon résumé :

D’un côté, nous avons un homme : Vincent, la quarantaine, guide de montagne, passionnée par son métier et sa région qu’il aime faire découvrir aux touristes à la belle saison. Facétieux, charmant et séducteur, il sait aussi se montrer dangereux, notamment pour les femmes qui croisent sa route. Il les collectionne, les prend et les jette aussi facilement que des vieilles chaussettes, en représailles de sa femme, Laure, qui l’a quitté pour un autre, sans préavis, en laissant juste une phrase laconique sur son écran d’ordinateur. Depuis, il souffre et fait donc souffrir la gente féminine qu’il considère comme responsable de son malheur. Il a peur de s’engager à nouveau, jusqu’à ce que son attitude provoque la mort d’une jeune femme fragile et manquant d’équilibre psychique.

 

De l’autre côté, Servane, brigadier de la gendarmerie, débarquée de son Alsace natale pour prendre un nouveau départ, faire table rase du passé et se reconstruire. Avec son caractère bien trempé, sa répartie, son mordant, sa fierté dont ce petit côté j’ai-peur-de-rien-ni-de-personne, elle va se lier d’amitié avec le bourreau des cœurs, se montrant tantôt moralisatrice et blessante quand il va trop loin et tantôt maternelle et protectrice lorsqu’il est sur le point de craquer. Un vrai soutien moral.

 

L’auteure prend le temps de nous les présenter, alternant les points de vue de chacun, ce qui les rend encore plus proches de nous, attachants et sympathiques, malgré leurs défauts respectifs.

N’oublions pas le « déclencheur » propre à tout roman policier. Ici, la mort de Pierre, ami d’enfance de Vincent. Accident ? Suicide ? ou meurtre ? Celui-ci penche pour cette dernière hypothèse et va découvrir des secrets enfouis depuis bien longtemps et qui ne demandent qu’à éclater au grand jour, par l’intermédiaire d’un expéditeur anonyme qui semble informé de tous les tenants et les aboutissants mais reste dans l’ombre. Pourquoi ne se rend-t-il pas à la gendarmerie ? Par jeu ? Par peur ? D’autant qu’il semblerait que des personnes d’influence soient mêlées à l’histoire.

 

Ce que j'en ai pensé :

Un roman policier où la psychologie des personnages, leurs motivations et leurs magouilles priment sur l’action. Ce qui est bien, c’est que les héros vivent les choses en même temps que le lecteur, découvrent les éléments du puzzle au même rythme que nous. L’inconvénient, c’est que le tout parait long, très long, trop long. Même les scènes d’action sont ralenties par la description du ressenti de chacun ou de leurs moindres faits et gestes. Ce qui aurait pu être captivant devient vite ennuyeux et lassant. Il me tardait d’arriver à la fin, d’en finir et ce n’est pas non plus mon rythme de lecture qui m’a aidée à changer d’opinion puisque j’ai mis quasiment trois semaines pour le lire, les deux premières avec un bon rhume bien vicieux ! Quant à l’intrigue en elle-même, l’enquête menée par les personnages, elle est tout de même bien retorse et l’auteure nous mène sur des chemins que l’on n’attendait pas. Enfin, si, j’avais une des clefs de l’énigme, je l’ai vu venir mais n’ai pas su comment la relier au reste, certains indices m’ayant mis la puce à l’oreille mais je ne m’attarderai pas dessus, n’ayant pas envie de tuer le suspense. Pour moi, le point fort de ce roman, ce sont véritablement ses personnages, même les seconds rôles comme le clan Lavessières, le père Joseph, Vertoli, Pierre, etc…, très travaillés, peut-être trop au détriment de l’histoire et de l’action. Néanmoins, toutes ces longueurs ne m’ont pas rebutée pour autant et je sais que je reviendrai vers cette auteure à un moment ou un autre !

77158541 p

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :