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Les Enquêtes d'Enola Holmes Tome 1 : La Double Disparition de Serena BLASCO (BD)

Genre : BD jeunesse

Série Les Enquêtes d'Enola Holmes :

1. La Double Disparition

2. L'Affaire Lady Alistair

3. Le Mystère des pavots blancs

4. Le Secret de l'éventail

5. L’Énigme du message perdu

6. Métro Baker Street

 

Quatrième de couverture :

 

Quand Enola Holmes, sœur cadette du célèbre détective Sherlock Holmes, découvre que sa mère a disparu le jour de son anniversaire, en ne lui laissant pour mot qu'un recueil sur les fleurs, et un carnet de messages codés, elle se met rapidement à sa recherche.

 

Elle va devoir recourir à son sens de la débrouille, ainsi qu'à d'ingénieuses techniques de déguisement afin de fuir le manoir familial alors que ses deux frères se sont mis en tête de l'envoyer en pension afin de faire d'elle une vraie "Lady".

 

Mais rien ne la prépare à ce qui l'attend.

Son chemin la conduit rapidement dans les quartiers sombres et malfamés de Londres, et elle se retrouve impliquée dans le kidnapping d'un jeune marquis.

 

Enola arrivera-t-elle à s'en sortir seule, et continuer de suivre la piste de sa mère tout en échappant à ses deux frères ?

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Une BD aux couleurs pastels à dominante rosée qui donnent à l’ensemble un petit côté acidulé, ce qui est renforcé par la douceur des traits de la dessinatrice et pourtant, l’histoire n’a rien de gentillet !

 

L’auteur nous offre ici une véritable plongée dans l’Angleterre victorienne où, même bien nées et donc préservées de la misère des rues mal-famées et des quartiers sordides, les femmes restent dépendantes des hommes : père, mari ou fils et ne disposent d’aucun bien ou argent en propre.

C’est ce que va découvrir la jeune Enola en tentant de remonter la piste la menant à sa mère disparue, le jour de son 16ème anniversaire.

 

Disparition volontaire ou enlèvement ?

 

C’est ce qu’elle va tenter de découvrir mais pour cela, il lui faudra fuir son foyer, pour éviter de finir dans un pensionnat, comme son frère Mycroft le veut.

Maîtrisant, comme son frère cadet, Sherlock, l’art du déguisement et de la déduction, la voilà lancée sur une autre affaire, à Londres : la disparition du comte Tewkesburry.

 

Quel plaisir de retrouver Sherlock, même si ce n’est pas véritablement lui le héros de cette série : contrairement à Mycroft, uniquement désireux de se débarrasser d’Enola, on le sent soucieux du sort de sa jeune sœur, aussi douée que lui pour brouiller les pistes et échapper à la sagacité du célèbre détective, c’est dire si elle est intelligente et débrouillarde.

 

Elle va découvrir un monde qui lui était jusque-là inconnu : celui des bas-fonds de Londres et de ses brigands, se mettant en danger pour retrouver sa mère, qui souhaite faire d’elle une femme libre, faisant fi des codes de la société victorienne !

 

Bref, une très belle découverte !

Il ne me reste plus maintenant qu’à lire les romans, dont le premier tome, dans ma Pal depuis un moment !

Retrouvez les autres BDs lues par les participants de la semaine chez Stephie

 

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Hamish MacBeth Tome 1 : Qui prend la mouche de M.C. BEATON

Genre : Policier

Série Hamish MacBeth :

1. Qui prend la mouche

2. Qui va à la chasse

3. Qui s'y frotte s'y pique

4. Qui a une taille de guêpe

5. Qui franchit la ligne jaune

6. Qui sème le vent

7. Rira bien qui rira le dernier

8. Les Flèches de Cupidon

....

(Il y en a 32 en tout (arghhhhhh !) Seuls ces 8 là ont été traduits en français à ce jour)

 

 

Quatrième de couverture :

 

Policier du petit village de Lochdubh situé au beau milieu des Highlands en Écosse, Hamish Macbeth manque totalement d'ambition professionnelle mais il peut cependant compter sur son intuition naturelle pour mener à bien ses enquêtes.

 

Ses qualités lui seront bien utiles quand le corps sans vie de Lady Jane Winters, langue de vipère notoire et participante au stage de pêche à la mouche du village, est retrouvé dans la rivière.

 

Secondé par la délicieuse Priscilla Halburton-Smythe, Hamish s'immerge en eaux troubles pour démasquer l'assassin.

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Bienvenue à Lochdubh, un petit village d’Ecosse, durant les années Thatcher.

 

John et Heather Cartwright accueillent les participants de leur stage de pêche à la mouche, un métier qu’ils exercent avec passion.

 

Le lecteur fait donc connaissance avec un panel de personnages variés : Jeremy Blythe, homme séduisant et charismatique de 34 ans, de riches américains, les Roth, un major à la retraite, Peter Frame, un jeune garçon de 12 ans, Charlie Baxter et deux jeunes femmes dont Alice Wilson, 17 ans, des rêves plein la tête.

 

L’histoire est principalement contée de son point de vue à elle : nous sonnes donc aux premières loges pour voir le cade idyllique de carte postale virer au cauchemar, sous l’influence de Lady Jane, vieille rombière à la langue bien pendue.

 

J’ai trouvé à cette histoire des airs de Dix Petits Nègres (oh ! pardon, il ne faut plus le nommer ainsi depuis que certains ont décidé de refaire l’histoire – oui, ça m’énerve : au lieu de vouloir effacer le passé, agissons plutôt sur le présent !!!!!!! Je fais donc de la résistance ! Na !) à cause justement des petites révélations que laisse échapper, comme des coups de massue, cette fauteuse de troubles aussi désagréable qu’incisive et venimeuse.

Chaque participant traîne des casseroles derrière lui et elle s’acharne avec un malin plaisir à les faire sortir au grand jour.

 

Qui est-elle ?

Comment en sait-elle autant sur eux ?

Arrive finalement ce qui doit arriver…

 

Dans cette première enquête, Hamish intervient assez tard, le temps pour l’auteur d’installer le décor et les différents protagonistes mais, ça ne m’a pas gênée pour autant.

 

Au contraire, je ne me suis pas ennuyée une seule seconde et n’ai pas vu le temps passer lors de ma lecture, à la différence de celle du premier tome de la série précédente de l’auteur, les Agatha Raisin.

 

Hamish nous est présenté à travers les yeux des autres et leur vision du policier n’est pas des plus flatteuses ^^ : fainéant, sans-gêne, pique-assiettes et un peu benêt sur les bords.

Au fil des pages, notre vision de lui s’affine et change du tout au tout.

Sous son côté benêt, se cache un être perspicace, fin observateur, sarcastique et beaucoup plus malin qu’il n’y parait au premier abord.

 

Certes, il se fait discret dans la première moitié du récit mais, c’est pour mieux se  dévoiler ensuite lors de son enquête sur la mort de Lady Jane et pour mieux clouer le bec de ses détracteurs, un peu à la manière de l’inspecteur Colombo : il est doué pour écouter et recueillir les confessions des uns et des autres, avec l’aide également de sa nombreuse famille, qui collecte des informations pour son compte et fait ainsi avancer l’affaire.

 

On sent les nombreux clins d’œil de l’auteur à Agatha Christie, notamment dans la scène de la révélation finale, qui fait clairement référence à Hercule Poirot (je ne pouvais qu’adorer ^^).

 

Bref, un premier tome très agréable à lire, rempli de clins d’œil drôles et assumés à la Reine du crime et porté par un anti-héros que l’on prend plaisir à découvrir.

J’ai hâte de lire la suite !

 

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Les Contes inachevés Tome 1 : La Vilaine Belle-Sœur de Aya LING

Genre : Fantasy (Réécriture de conte)

Série Les Contes inachevés :

1. La Vilaine Belle-Sœur

1.5. La Princesse d'Athelia

2. Il était deux fois

3. Pour toujours et à jamais

Il existe un 4ème tome en anglais, qui n'est pas encore traduit en français (croisons les doigts pour que l'éditeur le fasse paraître bientôt ^^) :

4. Queen of Athelia

 

 

Quatrième de couverture :

 

En déchirant par mégarde un vieux livre d'images, Kat est téléportée dans le monde de Cendrillon, où elle incarne Katriona, l'une des hideuses belles-sœurs !

En tant que jeune fille de noble lignage, sa vie change du tout au tout et elle doit apprendre à survivre aux lois de ce nouvel environnement, à commencer l'épreuve de passer les portes avec une robe à arceaux...

 

Pour revenir chez elle, elle va devoir compléter l'histoire, jusqu'à ce qu'ils soient heureux et aient beaucoup d'enfants.

 

Mais les obstacles sont de taille : l'autre belle-sœur est belle à s'en damner, la marraine la bonne fée est aux abonnées absentes et le prince - carrément canon, soit dit en passant - déteste les bals.

 

Dans de telles conditions, arrivera-t-elle seulement à rentrer chez elle... ?

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Une réécriture du conte de Cendrillon, moderne et surprenante, qui va là où on ne l’attend pas, en donnant corps à l’une des belles-sœurs de Cendrillon : Kat Wilson atterrit malencontreusement dans le conte, après avoir abîmé une version du conte écrite pour le roi gobelin, Barthélius, lequel lui a jeté un sort.

 

Pour en sortir, elle doit marier sa servante, Elle, qui serait, selon elle, Cendrillon, avec le prince ou plutôt la servante de Katriona, dans le corps de laquelle elle a été expédiée.

 

Toute une aventure pleine de péripéties et de rebondissements s’offre alors au lecteur, dans un monde très éloigné du nôtre : ici, les filles sont justes bonnes à marier et les enfants travaillent 12 à 16 heures par jour pour aider et nourrir leur famille, dans des conditions épouvantables et faisant fi de leur sécurité, entraînant souvent leur mort dans la misère et l’indifférence la plus totale.

 

De quoi révolter la jeune fille de notre époque, qui va prendre les choses en mains et bousculer les conventions établies, s’attirant les foudres de sa « mère », Lady Bradshaw, une horrible mégère et de sa sœur, la magnifique, ambitieuse et glaciale Bianca, réduisant ainsi ses chances de mettre la main sur le prince !

 

Se faisant et bien malgré elle, elle attire également l’attention dudit prince, Edward.

Celui-ci ne lui est pas indifférent non plus mais elle sait qu’il ne lui est pas destiné, surtout si elle souhaite rentrer chez elle et se trouve donc face à un cruel dilemme !

 

Une lecture mouvementée donc et très addictive, je ne me suis pas ennuyée une seule seconde et j’ai adoré tant l’intrigue que les personnages, fort bien incarnés, Kat en tête bien sûr mais les personnages secondaires ne sont pas en reste tels le doux Henry, Mr Wellesley, le libraire, Jimmy et Billy, qui m’ont tiré les larmes aux yeux ainsi que leur sœur, Elle.

 

L’auteur a su réinventer le conte que l’on connait tous, sans en faire une pâle copie.

Son monde est bien construit, réaliste et l’intrigue parfaitement maîtrisée.

 

La fin est loin d’être cousue de fil blanc : rien n’est gagné d’avance pour Kat, Elle, Henry et le prince Edward.

Elle m’a d’ailleurs laissé un petit goût amer en bouche et me donne très envie de me jeter sur la suite, voir si la jolie rousse retrouvera le chemin des contes…

 

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Quatre Sœurs Tome 1 : Enid de Malika FERDJOUKH

Genre : Roman jeunesse

Série Quatre Sœurs :

1. Enid

2. Hortense

3. Bettina

4. Geneviève

 

Quatrième de couverture (présentation de l’éditeur) :

 

Enid doit faire dix-sept pas de l'abribus jusqu'à l'impasse de l'Atlantique qui mène à sa maison, la Vill'Hervé.

Un de moins que l'été dernier.

La preuve que ses jambes allongent, donc qu'elle a grandi.

N'empêche qu'elle est toujours la plus petite des cinq sœurs Verdelaine.

 

Personne ne la croit quand elle dit qu'elle a entendu un fantôme hurler dans le parc et faire de la musique.

Ni Charlie, trop occupée à réparer Madame Chaudière pour l'hiver et à arrêter de fumer pour faire des économies.

Ni Bettina et ses copines Denise et Béhotéguy, dites DBB (la Division Bête et Bouchée), concentrées sur leur nombril. Ni Geneviève, mobilisée par son propre secret très difficile à préserver.

Ni Hortense, plongée dans la rédaction de son journal intime.

Ni Tante Lucrèce qui n'écoute qu'Engelbert Humperdinck, son crooner préféré.

 

Ses parents la croiraient peut-être, mais ils sont morts depuis dix-neuf mois et vingt-deux jours.

 

Swift, sa chauve-souris, l'écouterait sûrement mais elle a disparu dans la tempête, la nuit où le vieux sycomore du parc s'est mis à faire le poirier au fond du puits.

 

Il faut qu'Enid se résigne : « Convaincre les grands, c'est comme vouloir qu'un chewing-gum mâchouillé une heure conserve son goût du début. »

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Cette lecture m’a beaucoup fait penser aux Quatre Filles du Docteur March, ce qui est un énorme compliment dans ma bouche puisque ce roman a bercé mon enfance et mon adolescence : je l’ai lu, relu et rerere…lu ^^.

 

J’ai retrouvé dans ce premier tome cette cohésion familiale, qui fait que les cinq sœurs Verdelaine (et non pas quatre, malgré le titre de la série) se serrent les coudes, sont là les unes pour les autres, depuis la mort de leurs parents, même si, fratrie oblige, elles se disputent parfois aussi, comme Jo, Meg, Beth et Amy ^^

 

C’est désormais l’aînée, Charlie, 24 ans, qui s’occupe de la maison et prend soin des plus jeunes, avec l’aide de Basile, son amoureux, maladroit et véritablement mordu par la jeune femme et avec l’aide de Geneviève, 16 ans, raisonnable, sage, mature et très maternelle, notamment avec la plus jeune, Enid, 9 ans.

Il y a aussi Hortense, lectrice assidue, aimant écrire dans son journal intime et Bettina, la pimbêche (il en faut toujours une !).

Tout ce petit monde cohabite tant bien que mal à la Vill’Hervé, entre rires et chamailleries.

 

J’ai adoré l’ambiance qui se dégage de cette lecture pleine d’humour et hors du temps : les prénoms des personnages sont délicieusement désuets et les détournements d’œuvres cinématographiques, notamment, permettent paradoxalement de rattacher cette lecture au présent.

Il fait bon vivre au milieu de cette famille.

 

Nul doute que chaque lecteur y trouvera son compte, chaque sœur étant différente l’une de l’autre par son caractère, ses loisirs et ses affinités.

Dans ce premier tome et comme son titre l’indique, on suit plus particulièrement la benjamine, aventurière, proche de la Nature et des animaux.

 

Depuis que le sycomore est tombé dans le puits, déraciné par une tempête, elle est inquiète : elle n’a plus revu Swift, la pipistrelle.

Que lui est-il arrivé ?

 

Elle va tenter de le découvrir, grâce à son ami, Gulliver, ce qui va la conduire sur la piste d’une mystérieuse histoire de fantôme, que j’ai adorée !

 

Bref, un roman jeunesse comme je les aime : doux, drôle et intelligent !

 

 

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Read-a-thon Défi celte du 6 au 8 novembre 2020

Dans le cadre du Read-a-thon d'Halloween organisé par Lou, Hilde, Bidib et Fondant Grignote, elles ont décidé de le coupler avec le Challenge Contes et légendes mais aussi avec le mois celte organisé par Cryssilda et auquel je participe (pas eu le temps de faire un billet pour vous l'annoncer ici : ça s'est décidé un peu au dernier moment et je suis complètement débordée depuis septembre mais j'ai décidé de prendre du temps pour moi ce week-end !).

Ce billet servira donc à faire le point sur l'avancée de mes lectures au fur et à mesure du week-end ^^

 

Samedi 07/11/20 :

Ce matin, une fois n'est pas coutume pour un week-end, je me suis levée assez tôt (bon ok 9h30 mais pour moi, c'est tôt quand je ne travaille pas, hein !), motivée comme jamais pour avancer dans ma lecture celte en cours :

Une lecture ambivalente : je ne peux pas dire que j'aime mais pas non plus que je déteste puisque chaque fois que je prends mon livre, impossible de le reposer ! Bref, c'est assez curieux comme sensation

Il me reste une soixantaine de pages donc je pense qu'il sera fini très vite.

Je l'ai donc terminé samedi en fin de soirée et j'ai commencé :

Ce sera mon premier Peter May, j'espère qu'il va me plaire ! Pour l'instant, c'est le cas !

 

Dimanche 08/11/20 :

Ce matin, grasse matinée puis préparation des journées de lundi et mardi pour ma classe (que je dois terminer plus tard, plus envie pour l'instant).

Je vais donc maintenant pouvoir reprendre ma lecture en cours !

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Second Summer never see you again Tomes 1 et 2 de Hirotaka AKAGI (scénario) et Motomi MINAMOTO (dessins)

Genre : Manga

Série terminée en deux tomes

 

 

Quatrième de couverture :

 

Je n’aurais jamais dû lui dire que je l’aimais.”

 

Rin Moriyama, arrivée au lycée en cours d’année, a été emportée des suites d’une maladie incurable.

Sans le savoir, Satoshi Shinohara l’a aidée à réaliser son dernier souhait.

 

Ensemble, ils ont créé un groupe de musique avec lequel ils montent sur scène lors de la fête du lycée.

 

Leur concert est réussi, Rin est heureuse, mais alors qu’elle est en train de vivre ses dernières heures, Satoshi commet une faute a priori irrémédiable : il lui confie ses sentiments pour elle.

Quelques mois plus tard, il se retrouve toutefois de nouveau face à elle.

Il est mystérieusement renvoyé dans le passé afin de réparer son erreur : permettre à Rin de revivre tout ce qu’ils ont vécu, mais cette fois sans jamais rien lui dire de ce qu’il éprouve

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Une petite série manga en seulement deux tomes, qui nous conte la rencontre entre Rin, jeune fille exubérante, pleine d’énergie et qui croque la vie à pleines dents – et pour cause : atteinte d’une maladie cardiaque, elle vit ses premières fois lors de ce fameux été : 1ère rentrée, 1ères amitiés, 1ers tourments amoureux (?) - et Satoshi, beaucoup plus renfermé.

 

Ils vont monter un groupe dans un lycée où toute musique est formellement proscrite.

Rien n’arrête Rin : le chantage ou la séquestration des futurs membres de Primember ne lui font pas peur ! ^^

 

J’ai aimé voir chacun d’eux évoluer, outre Satoshi, on voit également les changements provoqués par l’arrivée de Rin dans la vie de Himeko, la batteuse du groupe, timide à l’extrême, elle vit recluse chez elle par peur des autres et Rokurô, le bassiste et parolier, artiste dans l’âme, très au fait de ses qualités, ce qui le rend à la fois énervant et… attachant dans son amitié avec Satoshi notamment.

Ils s’épanouissent au contact les uns des autres.

 

L’auteur nous fait aussi partager toutes les questions, les doutes et les tourments de Satoshi, qui revit le passé et doit veiller à ne pas commettre la même erreur que la dernière fois, en avouant ses sentiments à Rin, mais sans pour autant changer les autres événements ayant eu lieu auparavant, pour réaliser le rêve de la jeune fille.

 

Celle-ci se révèle, tout comme l’histoire d’ailleurs, beaucoup moins légère et évaporée qu’il n’y paraît et ses sentiments envers le héros sont assez ambigus.

C’est frustrant à vivre pour le lecteur et très émouvant en même temps !

 

J’ai aussi beaucoup aimé le personnage d’Eiko Kanno, la déléguée, très collet-monté et rabat-joie, au départ, elle est également plus complexe que ne le laisse penser nos premières impressions.

 

En bref, une très belle histoire, belle et triste à la fois, contée avec une grosse dose d’humour et qui se révèle plus profonde qu’il n’y paraît et m’a beaucoup touchée !

Cette semaine, les bulleurs vous donnent rendez-vous chez Noukette

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Les Lettres de Rose de Clarisse SABARD

Genre : Roman

Coup de cœur

 

 

Quatrième de couverture :

 

Lola a été adoptée à l'âge de trois mois.

Près de trente ans plus tard, elle travaille dans le salon de thé de ses parents, en attendant de trouver enfin le métier de ses rêves : libraire.

 

Sa vie va basculer lorsqu'elle apprend que sa grand-mère biologique, qui vient de décéder, lui a légué un étrange héritage : une maison et son histoire dans le petit village d'Aubéry, à travers des lettres et des objets lui apprenant ses origines.

 

Mais tous les habitants ne voient pas d'un bon œil cette étrangère, notamment Vincent, son cousin.

 

Et il y a également le beau Jim, qui éveille en elle plus de sentiments qu'elle ne le voudrait…


 

Ce que j'en ai pensé :

 

Venez faire la connaissance de Lola, jeune femme de 28 ans, qui se trouve à un tournant de sa vie : elle stagne depuis la fin de ses études, donnant un coup de main au salon de thé de ses parents, se laissant ainsi vivre, porter par les événements, jusqu’au jour où elle est contactée par Frédérick, le notaire d’une mystérieuse grand-mère, dont elle ignore tout et qui vient de décéder.

 

Que peut bien lui vouloir cette inconnue ?

 

La voici donc à Aubéry, lancée dans une chasse au trésor orchestrée de main de maître par la défunte.

Dans quel but ?

 

De fil en aiguille, c’est aussi un moyen pour elle de revenir aux sources, de découvrir enfin ses origines et peut-être d’avancer…

 

Nous plongeons donc dans le passé, aux côtés de Martin et Louise, ses arrière-grands-parents pour faire la rencontre d’une fille de ferme intelligente, les deux pieds bien sur Terre, douée pour le calcul et les transactions commerciales.

Elle cherche à s’extraire de sa condition et va réussir à tracer son chemin en devenant l’heureuse propriétaire d’un magasin, qu’elle dirige avec poigne, tout comme elle le fait avec sa famille, craignant à chaque instant de perdre ce qu’elle a si durement créé.

C’est une femme de tête, à une époque où celles-ci sont plutôt cantonnées aux tâches ménagères, comme sa mère et sa sœur.

 

Indépendante, elle suscite à la fois l’admiration et la colère du lecteur pour ce qu’elle a osé faire à sa fille, Rose, la grand-mère de Lola.

Je lui en ai énormément voulu, la haïssant pour son égoïsme qui vire à l’aveuglement et va causer la perte de toute une famille et pourtant, je me suis aussi rendue compte à quel point je tenais à elle, le pilier de cette famille, celle vers qui on se tourne en cas de coup dur, celle sur qui on peut compter pour prendre les choses en main, quand c'est nécessaire, au moment de sa mort (je ne spolie rien, il s’agit en effet d’une saga familiale s’étendant donc sur de nombreuses années et Louise étant l’arrière-grand-mère, celle par qui le malheur arrive – en partie, hein –, on sait bien qu’elle ne sera pas éternelle).

Je me suis alors mise à pleurer comme une madeleine… pour éclater de rire quelques minutes plus tard en prenant conscience que Lola était dans le même état que moi, à la lecture de ses lettres !

 

J’ai donc vécu ma lecture en parfaite phase avec les personnages, au diapason de leurs émotions et sentiments, totalement immergée dans leur passé et dans le présent, avec Lola, également.

J’en ai même rêvé la nuit, imaginant ce qui se serait passé si…

Et si…

 

Cette histoire d’amour contrarié m’a vraiment remuée, de même que ses conséquences sur le présent des êtres de cette famille encore de ce monde, comme Lola et Vincent…

 

Que de malheurs auraient pu être évités, si Louise avait été moins maladroite dans l’amour qu’elle porte à ses filles car oui, à mes yeux, c’est la principale raison de son geste : elle voulait garder Rose auprès d’elle, ne pas la voir partir. Rose n’est pas innocente non plus.

Jeune fille impétueuse, combative, sensible, passionnée et ayant hérité du tempérament de feu de Louise, elle aurait pu prendre sa vie en main, elle aussi, ne pas se laisser ronger par l’amertume, les regrets et la fatalité, se résignant à son tragique sort.

J’avoue, je n’ai pas beaucoup aimé ce qu’elle a fini par devenir, elle n’est plus que l’ombre d’elle-même, j’aurais aimé la secouer, la faire réagir mais c’est tellement plus facile vu de l’extérieur. Elle n’a pas eu une vie tranquille !

 

Je n’oublie pas non plus les moments d’accalmie, trouvés auprès d’elle et que l’on savoure, sachant qu’ils ne durent jamais bien longtemps mais aussi et surtout auprès de Lola et de ses amis, ceux qui ne l’ont pas quittée depuis l’enfance, tel Tristan, qui tente de la secouer, n’a pas peur de lui dire ses quatre vérités quand elle cherche à prendre la fuite ou les nouveaux : les propriétaires de l’auberge, Frédéric et sa femme, qui l’accompagnent dans sa quête, le beau Jim, bien sûr, qui rajoute un peu de piment à une histoire déjà bien épicée, autant de moments qui nous permettent de souffler, de reprendre des forces, l’auteur nous faisant vivre un véritable ascenseur émotionnel.

 

J’ai adoré voir évoluer Lola, reprendre sa vie en main, exorciser le passé, faire la paix avec lui, faire sortir tous les secrets enfouis du placard où ils empoisonnent le cœur de ce qu’il reste de cette famille meurtrie, celui de Vincent notamment, son cousin, qui ne voit pas son arrivée d’un très bon œil et l’accueille très froidement !

Vont-ils enfin pouvoir aller de l’avant ?

 

Bref, une lecture saisissante, poignante, un véritable coup de cœur, qui m’a remuée et dont j’ai eu beaucoup de mal à me remettre, longtemps hantée par Louise, Martin, Rose, Lola, Jim et tous les personnages, que j’ai eu du mal à quitter.

 

J’ai été emportée par le souffle romanesque de cette histoire de famille tragique alors que je ne suis pas spécialement fleur bleue, loin de là, mais nulle mièvrerie ici, elle est triste et belle à la fois et a su me faire voyager entre passé et présent, sans voir le temps passer, totalement happée par l’histoire.

Les lectures qui sont venues ensuite m’ont paru bien fades à côté, supportant très difficilement la comparaison !

 

 

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Princesse Sara Tome 6 : Bas les masques ! de Audrey ALWETT (scénario), Nora MORETTI (dessins) et Marina DUCLOS (couleurs)

Genre : BD

Série Princesse Sara :

1. Pour une mine de diamants

2. La Princesse déchue

3. Mystérieuses Héritières

4. Une Petite Princesse !

5. Retour aux Indes

6. Bas les masques !

7. Le Retour de Lavinia

8. Meilleurs Vœux de mariage

9. Intrigue à Venise

10. La Guerre des automates

11. Je te retrouverai

12. Coupable !

13. L'Université volante (à paraître le 16 septembre 2020)

 

 

Quatrième de couverture :

 

Alors que tout Pondichéry est convaincu que l’héritière Sara Crewe est défigurée, cette dernière continue de travailler aux usines Delatour sous l’identité d’Émilie Saint-John.
Elle imagine des automates merveilleux, dans l’espoir d’établir une relation privilégiée avec le vieil Ernest Delatour.

 

Il faut à tout prix que ce dernier accepte de lui revendre ses usines, qui autrefois portaient le nom de Crewe !

 

Mais si Ernest ne se laisse pas attendrir facilement, son petit-fils Léopold, est lui tombé totalement sous le charme.

 

Et voilà un godelureau qui ne plait pas du tout à James, l’ami d’enfance de Sara... !


Pendant que les relations se nouent dans un jeu de chassé-croisé, un tigre rôde autour de la ville.

 

Et si la simple présence de l’animal en venait à renverser les règles du jeu ?

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

James et Donald sont donc revenus de leur périple dans le Nord de l’Inde.

 

Becky et Ram Dass se rapprochent doucement mais sûrement en recherchant désespérément la tombe du capitaine Crewe afin que Sara puisse s’y recueillir. Leur relation est vraiment très attendrissante, tout comme les tentatives de Becky pour faire comprendre ses sentiments à son comparse, qui n’y voit que du feu, à première vue…

 

Notre héroïne quant à elle continue à jouer sur les deux tableaux, avec son personnage d’Emily Saint John, qui ne laisse pas indifférent Harold Delatour, à la fois drôle et pathétique dans ses tentatives pour la séduire.

 

Les intrigues sont donc installées et le lecteur assiste à leur avancement avec curiosité et grand plaisir, comme à chaque tome !

 

Où cela va-t-il nous mener ?

Comment Sara va-t-elle se sortir de l’imbroglio dans lequel elle s’est mise toute seule ?

 

Encore une fois, la fin arrive beaucoup trop tôt et annonce de nouvelles complications.

 

Le titre du 7ème tome, Le Retour de Lavinia, me donne une furieuse envie de me jeter dessus (mais depuis, il y a eu le confinement et la fermeture des médiathèques, là où j’emprunte les tomes de la série, autant dire que je n’ai donc pas pu lire la suite !). Sara ne semble pas au bout de ses peines !

 

J’ai hâte de voir comment la peste de l’histoire a évolué (si elle a évolué… ^^).

Je m’attends plutôt au pire mais j’espère être surprise !

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La Lune rouge de C.E. MURPHY

Genre : Urban fantasy

Fait partie du recueil Cœurs de Lunes comprenant les trois courts romans suivants :

- La Magie de la lune de Mercedes LACKEY

- La Nuit des sept lunes de Tanith LEE

- La Lune rouge de C.E. MURPHY

 

 

Quatrième de couverture :

 

Trois meurtres rituels sont commis à Woodland Park par un soir de pleine Lune.

Une Lune rouge sang… qui confronte Joanne Walker à un funeste présage.

 

Pour défendre sa propre vie, Joanne va devoir accepter son héritage chamanique et celtique… et croire à la force de ses pouvoirs pour affronter le danger et triompher de la Lune rouge.

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

J’aime bien les histoires d’Urban fantasy qui mêlent également une intrigue policière et c’est exactement ce à quoi j’ai eu droit ici !

 

Joanne Walker est une ancienne mécanicienne pour la police promue gardienne de la paix en raison de certaines de ses dispositions naturelles.

Appelée sur un meurtre – qui se révèle être en fait un triple homicide – par son capitaine, Morrison, elle se trouve à enquêter sur des faits étranges, qui vont l’amener à renouer avec son passé et notamment avec sa mère, décédée six mois plus tôt.

 

Elle doit donc utiliser ses pouvoirs de chamane pour retrouver la piste du meurtrier, aidée en cela par Gary, l’inspecteur Billie Holyday, capable de parler avec le fantôme des personnes récemment mortes, Coyote, mystérieux guide spirituel et… sa mère, Sheila Mac Namara, dont elle ne sait pas grand-chose.

 

J’ai beaucoup aimé les personnages, Joanne en tête bien sûr, qui n’est pas sans rappeler une certaine Mercy Thompson, dans leur carrière mais aussi dans leur caractère respectifs et sa mère.

 

J’ai plus de réserves quant à la manifestation de ses pouvoirs : j’ai eu à chaque fois du mal à visualiser ces scènes-là.

Je les trouve trop « brouillonnes », comme si, même pour l’auteur, ces pouvoirs n’étaient pas très clairs.

D’ailleurs, il me semble avoir déjà lu un des tomes de cette série et je n’en ai qu’un vague souvenir mais je crois que je n’avais pas réussi à aller au bout de ma lecture pour cette même raison, laquelle créait des longueurs inutiles et venaient plomber le récit.

 

Heureusement, le format court de ce roman permet d’éviter ce dernier écueil et j’ai pris davantage de plaisir à le lire, même si le dénouement de l’intrigue tombe comme un cheveu sur la soupe et m’a un peu déçue…

 

Dans tous les cas, je ne suis pas sûre de revenir à cette série, ayant gardé la même impression générale lors de cette seconde lecture, même si elle m’a paru moins laborieuse et que je l’ai beaucoup plus appréciée.

 

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Mauve de Marie DESPLECHIN

Genre : Roman jeunesse

Série Verte :

1. Verte

2. Pome

3. Mauve

 

 

Quatrième de couverture :

 

Mais… mais qu’est-ce qui se passe, en ce moment ?

 

Pome est d’une humeur terrible, Verte va s’enfermer dans sa chambre.

On les connaît pourtant, cela ne leur ressemble pas du tout.

 

Une crise d’adolescence ?

Ce serait trop facile.

 

La fatigue ?

Certainement pas.

 

Lorsque Pome revient des cours avec un bleu au visage, le doute n’est plus permis : quelque chose ne va pas.

 

Depuis l’arrivée d’une nouvelle au collège, tout semble détraqué.

Une nouvelle… quelle nouvelle ?

 

Verte et Pome ne veulent absolument pas en parler.

Dès que l’on prononce son nom, une scolopendre surgit !

 

Et que fait la police dans ces cas-là ?

 

Et que font les sorcières ?

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Je me faisais une joie de retrouver Verte et Pome dans ce troisième et malheureusement dernier tome !

 

Ne vous méprenez pas : je les aime toujours autant ! Mais on ne peut pas dire que la situation dans laquelle elles se retrouvent ici incite à la joie !

 

Nos deux amies sont confrontées au harcèlement scolaire depuis l’arrivée d’une nouvelle élève au collège, Mauve.

 

Dans un premier temps, les adultes ne remarquent rien.

Oh, ils se rendent bien compte qu’elles sont plus irascibles et plus susceptibles, à prendre avec des pincettes mais Raymond, le grand-père de Verte, met cela sur le compte de l’adolescence.

 

Quand elles se décident enfin – contraintes et forcées – à lui parler, les choses s’emballent.

Au lieu d’arranger leurs affaires, les adultes ne viennent que mettre de l’huile sur le feu !

 

Si les problèmes actuels liés à l’adolescence étaient bien au centre des 1er et 2ème tomes, ici, le harcèlement, sujet évoqué par la situation qu’elles subissent, m’a paru passer plus à l’arrière-plan.

 

Le côté « sorcière » est davantage mis en valeur et j’ai adoré : je crois que c’est ce qui en fait mon préféré des trois ainsi que le fait que certains personnages, jusqu’ici très secondaires, sont plus présents.

Je pense notamment à Ursule, toujours autoritaire, intransigeante et dure comme la glace mais que l’on voit prendre les choses en main.

On sent que l’on peut compter sur elle en cas de coups durs.

Elle prend de l’ampleur et son personnage est plus étoffé, de même pour Clorinda, en très grand désarroi dans ce tome.

 

Elle est celle par qui tout advient, la victime toute désignée.

Il faut dire qu’elle ne s’est jamais montrée très agréable avec ses voisins – doux euphémisme ^^- et elle en paie désormais le prix !

On la plaindrait presque (presque j’ai dit ^^ : elle n’est pas totalement étrangère à son malheur, au contraire…).

 

On fait également la connaissance d’Euphronie.

Son duo, très mal assorti, avec Anastabotte apporte de la légèreté et un humour bienvenu dans ce piège qui se referme lentement mais sûrement sur nos sorcières et dont l’issue nous apparaît bien sombre !

 

J’aurais par contre bien aimé en savoir un peu plus sur les Puissances, qui ne sont pas totalement exploitées, d’après moi… Dommage !

 

En bref, une très bonne série jeunesse que je vous conseille très fortement donc et qui me donne envie de lire d’autres titres de l’auteure.

 

 

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