Il s'agit d'un blog contenant les Critiques des livres que j'ai lus. Comme vous vous en rendrez compte, je lis de tout avec une prédilection pour les romans, la fantasy (même si j'ai un peu levé le pied en ce moment avec ce genre) et les policiers/ trillers. Mes auteurs préférés sont : Marc LEVY, Jean-Christophe GRANGE, David EDDINGS pour la Belgariade et la Mallorée, Jean-Louis FETJAINE pour la Trilogie des Elfes et bien d'autres encore dont je vous parlerai sûrement dans ce blog.

Genre : Policier
Série Sean Duffy :
1. Une Terre si froide
2. Dans la rue j'entends les sirènes
Quatrième de couverture :
1981, Irlande du Nord.
Bobby Sands vient de mourir. Le pays est sous haute tension, Belfast à feu et à sang.
A Carrickfergus, deux homosexuels sont tués, main gauche arrachée.
La piste d’un serial killer semble évidente.
Mais le sergent Sean Duffy sait que les apparences sont souvent trompeuses, lui qui incarne un paradoxe en Ulster : il est flic et catholique.
(…)
Ce que j'en ai pensé :
« (…) Sunday, Bloody Sunday
Sunday, Bloody Sunday
Sunday, Bloody Sunday
And the battle's just begun
There's many lost, but tell me who has won
The trench is dug within our hearts
And mothers, children, brothers, sisters
Torn apart
Sunday, Bloody Sunday
Sunday, Bloody Sunday
How long
How long must we sing this song
How long, how long
'Cause tonight, we can be as one
Tonight, tonight (…) »
Ce sont les premiers mots et les notes de la chanson de U2 (pas forcément d’ailleurs en lien directe avec l’histoire puisque la chanson sortie en 1983 parle de faits remontant au début des années 70, donc avant l’époque évoquée par l’auteur *) qui me sont immédiatement venus à la lecture des premières lignes de ce polar sur fonds de troubles politiques, en Irlande du Nord, en 1981, pendant les grèves de la faim qui ont entraîné la mort de membres de l’IRA tel Bobby Sands et mis la ville à feu et à sang, attisant encore les dissensions au sein de la population.
Un Belfast et sa banlieue, comme Carrickfergus, divisés, pris en étau entre différents groupes paramilitaires. On pense immédiatement à l’IRA et l’organisation politique à laquelle elle est apparentée, le Sinn Fein, dirigée par Gerry Adams, qui fait une brève apparition dans le livre, mais pas uniquement : il y a aussi des groupes armés protestants aux méthodes similaires à l’IRA : l’UDA et l’UVF, chose que j’ignorais avant d’ouvrir ce roman policier !
Outre le contexte, j’ai beaucoup aimé également le personnage de Sean Duffy, son humour, sa ténacité et son « petit » (^^) côté provocateur, qui lui cause bien des ennuis. Surtout dans sa situation : il ne fait pas bon être flic en Irlande du Nord et encore moins un flic catholique dans un pays majoritairement protestant. Considéré comme un traître par les uns et les autres, il doit sans cesse être sur le qui-vive, vérifier chaque matin si sa voiture n’est pas piégée !
Il est bien entouré, par une équipe très éclectique : McCrabban, le Dr Cathcart, qui ne le laisse pas indifférent, McCallister, un vieux de la vieille, Matty, un peu tire-au-flanc et l’inspecteur chef Brennan.
L’intrigue offre deux enquêtes menées en parallèle par notre équipe de choc (mais surtout par Sean) : la disparition et le suicide de Lucy Moore, récemment divorcée d’un membre de l’IRA, purgeant une peine de prison et ayant entamé une grève de la faim et l’assassinat de deux hommes homosexuels, Andrew Young, professeur de musique apprécié et Tommy Little, chauffeur pour le compte de Gerry Adams, qui n’a pas envie que cela se sache, l’IRA et le Sein Fenn, encore moins que le pays tout entier, n’étant pas réputés pour leur ouverture d’esprit quant à l’homosexualité, seulement tolérée dans le cas de Tommy…
Des affaires qui ont su me tenir en haleine, malgré quelques longueurs parfois, les pièces du puzzle mettant longtemps à se mettre en place et à prendre forme mais encore une fois, ayant adoré le personnage principal, le temps ne m’a jamais semblé long, bien au contraire, j’ai tourné la dernière page avec regret…



* Pour la petite histoire : « Inspirée des deux dimanches sanglants survenus, respectivement, à Dublin en 1920, et à Derry, en 1972, la chanson est une condamnation des atrocités commises à l’issue d’une marche réclamant le respect des droits civiques en Irlande du Nord et la paix entre la majorité protestante et la minorité catholique. 14 catholiques nord-irlandais ont été tués par l'armée britannique lors du Bloody Sunday » (pour plus d’infos sur la chanson : http://www.nostalgie.fr/artistes/u2/actualites/l-histoire-de-la-chanson-sunday-bloody-sunday-de-u2-343919).