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Lettres à sa fille de Calamity Jane

Genre : Lettres

Quatrième de couverture :

Le 8 mai 1941, Madame Jean McCormick, invitée de l’émission « We the people » sur CBS, prétend être la fille de Calamity Jane et détenir les lettres que sa mère lui auraient écrites durant vingt-cinq ans. Les lecteurs découvrent alors une Calamity Jane sensible et aimante, une femme rongée par le remords d’avoir abandonné son enfant qu’elle ne pouvait élever. Cette femme d’exception, figure emblématique du Far West, voulait que sa fille connaisse une vie stable et profite d’une éducation solide. Elle la fit adopter par un couple originaire de l’Est américain, Jim et Helen O’Neil.

 

Ce que j'en ai pensé :

Des lettres où percent l’amour d’une mère pour sa fille, d’une femme pour un homme, Wild Bill, le père biologique de Janey et l’affection d’une femme pour le père adoptif de celle-ci, à qui elle voue une profonde affection, une reconnaissance sans borne et beaucoup d’admiration, pour avoir recueilli son enfant et lui apporter tout ce qu’elle ne peut lui offrir : un avenir confortable. Tout cela transparait dans l’écriture de Jane. J’ai lu ces lettres la gorge nouée devant tant d’amour. On la découvre sous un autre jour, loin des Lucky Luke de mon enfance. C’est une femme attentionnée, généreuse, toujours à prendre sous son aile la veuve et l’orphelin. Une mal-aimée qui souffre de sa solitude profonde et des cancans colportés sur son compte par les hommes mais surtout par les femmes de Deadwood (ou parfois par elle-même), une ville où elle revient souvent mais qu’elle déteste pourtant. C’est un esprit libre, une femme indépendante, différente de toutes ces bécasses qui se marient après s’être fait engrosser, pour éviter le scandale. Elle vit de son propre travail : tantôt infirmière, tantôt gardienne de troupeaux, conductrice de diligence, associée de Wild Bill, US Marshall dont elle cherche à éclaircir la mort. Néanmoins, Calamity Jane n’est jamais très loin : si elle répugne à tirer pour tuer, elle n’hésite pas cependant à jouer des poings quand on lui cherche des crosses, les femmes de Deadwood en savent quelque chose. Un grand moment d’anthologie !

Ces lettres sont aussi en toile de fond le témoignage d’une époque révolue : celle du Far West, des saloons, des grands espaces désertiques et inhospitaliers, des pillages de diligence par des bandes de hors-la-loi, des indiens et des cow-boys. On y croise des figures de légende comme Jack Dalton, Jesse James ou Bill Cody (Buffalo Bill).

Un livre à garder à portée de main, pour pouvoir relire une ou deux lettres de temps en temps…

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Julie 26/03/2014 17:20

Bonjour!
Je ne connais pas du tout, mais après avoir lu cette critique, je vais sûrement m'y pencher! Très bon article, je m'abonne à ton blog.
http://la-porte-des-mondes.over-blog.com

Alexielle 26/03/2014 20:55

Merci, Julie ! ça fait plaisir. J'espère que tu ne seras pas déçue à la lecture ^^

Noctenbule 28/10/2013 19:22

J'ai beaucoup aimé ce livre aussi :)
je le relirais bien :)

Alexielle 01/11/2013 19:02

En plus il n'est pas très long ^^