Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

The Book of illusions de Paul AUSTER

9780060784362.jpg

Titre français : Le Livre des illusions

Genre : Roman

 

Quatrième de couverture (traduction approximative) :

Six mois après avoir perdu sa femme et ses deux jeunes fils dans un crash aérien, le professeur du Vermont, David Zimmer, passe ses heures éveillées emmuré dans un nuage d'alcool et d'auto apitoiement. En regardant la télévision une nuit, il tombe sur l'extrait d'un film perdu d'un acteur de cinéma muet, Hector Mann. L'intérêt de Zimmer est piqué et il se retrouve alors embarqué dans un voyage à travers le monde, pour entreprendre des recherches afin d'écrire un livre sur ce mystérieux personnage, qui a disparu en 1929 et est supposé mort depuis 60 ans. Lorsque le livre est publié l'année suivante, une lettre arrive dans la boîte de Zimmer avec comme adresse d'expéditeur une petite ville du Nouveau Mexique et l'invite à rencontrer Hector. Partagé entre le doute et la croyance, Zimmer hésite jusqu'à ce que, une nuit, une étrange femme apparaisse sur le pas de sa porte et prenne la décision pour lui, changeant sa vie pour toujours.

 

Ce que j'en ai pensé :

Le narrateur est David Zimmer, un professeur du Vermont qui vient de perdre sa femme, Helen et ses deux enfants, Todd et Marco, suite à un crash aérien. Pour ne pas sombrer totalement, il se lance dans la rédaction d'un livre sur un ancien acteur disparu, Hector Mann. Les premières lignes nous expliquent comment il a entamé cette entreprise, décrivent Hector, sa façon d'être et les douze films qu'il a laissés à titre d'héritage. J'ai beaucoup aimé le début puis, le visionnage des douze films et leur description en large et en travers m'ont paru très long mais néanmoins nécessaires : ainsi, Hector nous paraît réel, je me suis plusieurs fois demandé s'il avait réellement existé, s'il s'agissait d'un acteur des années 20. De fil en aiguille, le lecteur s'interroge également sur son devenir : s'agit-il d'une disparition volontaire ou d'un meurtre ? Si elle est volontaire, pourquoi ? D'autant qu'il n'avait aucune raison de disparaître : sa carrière était en train de démarrer et il avait un contrat important sur le feu... Le suspense est donc total et l'on mène l'enquête en même temps que le narrateur. Le tout est assez sombre, empli de tristesse et pessimiste : à ne surtout pas lire lorsque l'on est déprimé, ce n'est clairement pas le livre qui va vous aider à voir la vie du bon côté !!!! Cette plongée dans la vie d'Hector Mann m'a souvent « dérangée », remuée, mise mal à l'aise : à chaque fois que l'on pense qu'il va enfin s'en sortir, il tombe encore plus bas ! Je comprends son sentiment de culpabilité mais je trouve qu'il va beaucoup trop loin dans l’auto flagellation, à la limite du malsain. J'ai trouvé de nombreuses longueurs, j'avais hâte d'en finir, de connaître enfin le fin mot de l'histoire et c'est uniquement cela qui m'a fait tenir, continuer ma lecture...

J'ai par contre trouvé David très touchant, c'est clairement LE personnage qui m'a le plus touchée, je n'ai eu aucun mal à me mettre à sa place, à ressentir de l'empathie pour lui. Tout comme Hector, on le sent au bord du gouffre mais il va se plonger dans la rédaction de son livre pour échapper à la terrible réalité, pour ne pas sombrer totalement. Sa colère et son chagrin sont palpables, le lecteur ne peut que compatir. Alma est également un personnage intéressant et sa rencontre avec David a un peu accru mon intérêt, même s'il a difficilement été maintenu jusqu'à la fin, fin que j'imaginais très différente, plus extraordinaire peut-être...

Un peu déçue par ce livre de Paul AUSTER, d'autant que j'avais beaucoup aimé The Brooklyn Follies  et je me faisais donc une joie de le lire. J'ai peut-être placé la barre trop haut...

 

 

Un extrait qui m'a plu car je partage entièrement l'opinion du narrateur (par contre, je ne traduis pas, désolée pour les non anglophones ...) :

"I liked them [the films] in the way that everyone else did - as diversions, as animated wallpaper, as fluff. No matter how beautiful or hypnotic the images sometimes were, they never satisfied me as powerfully as words did. Too much was given, I felt, not enough was left to the viewer's imagination, and the paradox was that the closer movies came to simulating reality, the worse they failed at representing the world- which is in us as much as it is around us."

LUENVO

Choupynette 12/03/2011 12:34



je crois avoir Brooklyn follies dans ma pal, je commencerai par celui-ci!



Les lectures d'Alexielle 15/03/2011 18:44



J'espère qu'il te plaira autant qu'à moi, Choupynette