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L'Arche de Noël et autres contes de Romain SARDOU

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Genre : Contes

 

Quatrième de couverture :

Londres, hiver 1858. Amory, un garçon de huit ans, porte des seaux d’eau à travers les rues glacées. Pour survivre, l’orphelin doit assurer l’entretien des abreuvoirs dans un quartier élégant de la capitale. Le soir, Amory se réfugie dans les combles d’un club très select. Là, il a chaud, se sent en sécurité et peut sommeiller en écoutant les conversations des lords et des baronnets… Un jour, pourtant, (…) un brave homme (…) subit les invectives des notables déchaînés. Le sujet ? les fées, les lutins, tous les êtres magiques et leur subite disparition, mille ans plus tôt…

 

Ce que j'en ai pensé :

J’ai beaucoup aimé le premier conte, L’Arche de Noël, où l’on croise de nouveau la route d’Eliot Doe, le conteur fantasque avec qui le lecteur a fait connaissance dans Sauver Noël. Il revient sur la disparition des êtres magiques de la planète Terre, autrement appelé le Grand Départ, ce qui permet de mieux comprendre cet épisode juste évoqué dans les deux précédents livres de l’auteur. Le dernier conte, La Fessée du Père Noël, lui, permet de voir l’après apparition du célèbre personnage barbu qui vient distribuer les cadeaux aux enfants sages du Monde entier et revient sur ce qu’il advient d’un autre personnage célèbre, le père Fouettard, mis au chômage par ce nouvel arrivant. Tous deux sont un bon prolongement à la magie des histoires créées par Romain Sardou. On y retrouve cette complicité partagée avec le lecteur, qu’il n’hésite pas à apostropher et sa plume au style dickensien, même si ses prédécesseurs ont ma préférence.

En ce qui concerne les deux autres contes de ce recueil, je les ai aimé mais sans plus. Dans Les Petites Espérances de Duane Reilly, je n’ai pas vu le rapport avec Noël, si ce n’est à faire le parallèle entre le petit garçon et un autre nommé Harold Gui, tous deux orphelins mais ayant réussi à conserver leur droiture, leur honnêteté, sans jamais dévier, malgré leur entourage ou les obstacles rencontrés, malgré l’âme corruptrice des bas quartiers de Londres et de ses habitants. Enfin, Noël à Coldbath Fields nous conte la réussite et la déchéance de Barnabas Witham, victime de coïncidences  troublantes, dont le salut viendra d’une série de circonstances tout aussi étrange et à laquelle le Père Noël n’est pas étranger.

Pour résumer, un petit recueil rapide et agréable à lire, pour profiter de nouveau de la verve de l’auteur, sans toutefois égaler Une Seconde avant Noël ou Sauver Noël…