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Itinéraire d'enfance de Duong Thu HUONG

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Genre : Roman

 

Quatrième de couverture :

Fin des années 50. Bê a douze ans, sa vie dans le bourg de Rêu s'organise entre sa mère, ses amis, ses voisins et ses professeurs. Son père, soldat, est en garnison à la frontière nord. Mais parce que son caractère est déjà bien trempé et qu'elle ne supporte pas l'injustice, elle prend la défense d'une de ses camarades abusée par un professeur et se voit brutalement exclue de l'école. Révoltée, elle s'enfuit de chez elle, avec sa meilleure amie, pour rejoindre son père.

Commence alors un étonnant périple : les deux adolescentes, livrées à elles-même, sans un sou en poche, voyagent en train, à pied ou en autobus, à travers les montagnes du nord, peuplées par les minorités ethniques. Elles finiront par arriver à destination, après des aventures palpitantes et souvent cocasses : Bê la meneuse, non contente d'avoir travaillé dans une auberge avec son amie, tué le cochon, participé à la chasse au tigre, va également confondre un sorcier charlatan et jouer les infirmières de fortune.

Au fil des mois et des rencontres, l'adolescente grandit, mûrit, et fait l'apprentissage de la liberté. (…)

 

Ce que j'en ai pensé :

D'abord, j'aimerais revenir sur la quatrième de couverture : est-ce que son rédacteur et moi-même avons bien lu le même livre ???? Je l'ai reprise telle quelle car j'ai la flemme de faire un résumé de mon cru mais il y a pas mal d'inexactitudes.

Pour revenir à l'histoire, le lecteur fait la connaissance de Bê, douze ans, dans son quotidien rythmé par l'école et les sorties avec sa meilleure amie, Loan graine de jacquier, dans un petit village vietnamien. Chaque personnage est très bien décrit et paraît réel, que ce soit le bon vieux père Thê, le petit Ly, frappé par son père et sa belle-mère et que Bê va veiller pendant une nuit à l'hôpital, sa mère, tante Luu, la mère de Loan ou encore l'horrible chef Cân, la directrice Vinh et le professeur Gia. L'auteur prend le temps de poser le décor, de faire entrer son lecteur dans le monde de Bê, avant « l'incident » qui va tout changer (du moins c'est comme cela que je l'appréhendais au départ). La petite a un caractère bien trempé. Un vrai petit Zorro qui n'hésite pas à faire payer les injustices des adultes malveillants qu'elle est amenée à rencontrer. Mais voilà, elle va tomber sur plus fort qu'elle et se faire exclure de son école, sans possibilité d'en intégrer une nouvelle, la directrice a veillé à bien refermer toutes les portes sur elle. Bê décide alors d'entreprendre un long et périlleux voyage pour retrouver son père. Je m'attendais alors à une grande aventure semée d'embûches, comme la quatrième de couverture semble l'indiquer mais en fait à part le premier voyage en train qu'elles entament seules, Bê et Loan seront prises en charge par des étrangers bienveillants durant tout leur périple, que ce soit Cau, l'étudiant qui ne possède pas grand chose mais partage avec elles ses maigres provisions ou mademoiselle Mui qui leur offre le gîte et le couvert (bon d'accord, elle en profite un peu mais pendant ce temps, elles sont à l'abri...) ou bien le vieux Môc, vieillard attachant qui va les prendre sous son aile. Elles s'installent alors dans un nouveau train-train relativement confortable... Une impression de langueur qui n'est pas sans rappeler Yoko Ogawa se dégage de ce récit : les personnages prennent le temps de vivre, apprécient les choses simples, une vraie philosophie de vie à l'asiatique qui apaise, offre un moment de répit bienvenu. Il y a quelques longueurs, pas beaucoup d'actions, mais pourtant, j'ai beaucoup aimé. C'est exactement ce que je recherche en ce moment, pas sûre qu'il m'aurait plu autant si je l'avais lu à une autre période. Comme quoi, la lecture c'est aussi une histoire de timing...

J'en retiens une belle amitié entre Bê, la fonceuse, un peu casse-cou et Loan, l'amie fidèle, plus peureuse et naïve. Le duo deviendra trio lorsqu'elles retrouveront Dung, le maigrichon. Ils vont former une véritable famille avec Môc, qui retrouve ainsi un peu de ce que la guerre contre le colon français lui a arraché. J'ai vécu de très beaux moments avec ce livre et je trouve que tous les personnages, qu'ils soient principaux ou secondaires, bons ou mauvais sont très bien mis en valeur.

Je relirai d'autres titres de l'auteur avec grand plaisir et suis d'ailleurs un peu triste d'avoir terminé celui-ci, je serais bien restée un peu plus avec Bê et son entourage...

pom' 03/08/2011 15:51



"terre des oublis " est bien meilleur que celui ci



Les lectures d'Alexielle 04/08/2011 13:09



Merci, Pom. Je le note.



zazy 27/07/2011 00:32



Tu me donnes envie, mais j'ai "surfacé" ta critique pour ne pas être trop influencée !!!



Les lectures d'Alexielle 27/07/2011 21:05



En tout cas, j'espère qu'il te plaira autant qu'à moi ! Bonne lecture, Zazy