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Il était une fois Tome 1 : Au Douzième Coup de minuit d'Eloisa JAMES

Genre : Roman

Série Il était une fois :

1. Au Douzième Coup de minuit

2. La Belle et la Bête

3. La Princesse au petit pois

4. Une Si Vilaine Duchesse

5. La Jeune Fille à la tour

 

Quatrième de couverture :

Réduite au rang de servante depuis la mort de son père, Kate vit sous le joug de sa belle-mère Mariana. L’odieuse femme va bientôt marier sa fille, Victoria, à un éminent parti, mais avant tout, la future épouse doit être présentée au prince Gabriel. Par un coup du sort, Victoria ne peut se rendre au château. C’est donc Kate qui est envoyée à sa place, déguisée en fiancée. Kate va rencontrer Gabriel, un prince aussi charmant qu’arrogant. Un prince pour qui son cœur vacille, mais que le destin s’acharne à lui dérober.

Et si un baiser avait le pouvoir de tout changer ? Et si les contes de fées existaient ?

 

Ce que j'en ai pensé :

J’aime beaucoup les réécritures de contes, aussi j’ai immédiatement repéré cette série à sa sortie et vu les commentaires sur les blogs, je n’ai pas hésité longtemps avant de l’acheter, malgré la collection dans laquelle elle est parue (Aventures et Passions chez J’ai lu) dont je me méfie un peu. Finalement, ce n’est pas si mal que ça. Bon, ce n’est pas de la grande littérature, on se rapproche beaucoup du Harlequin avec une histoire courue d’avance mais c’est exactement ce qu’il me fallait au moment où je l’ai lu : une bonne lecture détente, sans prise de tête. J’ai beaucoup aimé le prince Gabriel, son arrogance, son assurance et la conscience qu’il a de ses responsabilités, sa générosité qui le pousse à prendre en charge parents, amis et autres âmes égarées qui cherchent un abri après s’être faits expulsés du Marburg, son royaume d’origine, et notamment du château de son frère, Augustus. J’ai eu plus de mal avec Kate, sorte de Cendrillon « des temps modernes » (si l’on veut). J’ai compati à son sort (encore qu’elle ne soit pas non plus autant à plaindre que la Cendrillon du conte de Perrault) mais elle n’attire pas vraiment la sympathie. Je la trouve très dure avec sa demi-sœur, Victoria, alors que celle-ci est touchante, malgré son côté pleurnicharde, rien à voir avec Javotte et Anasthasie ^^ Elle est très moralisatrice, prompte à juger et loin d’être compatissante, elle semble toujours garder du recul avec les autres, ce qui s’explique peut-être par son histoire personnelle mais lui donne une certaine froideur aussi. Par contre, j’adore sa répartie, sa vivacité d’esprit : elle ne se laisse pas faire ! Pour continuer sur les personnages, je suis obligée d’évoquer Lady Wrothe, la marraine : je l’adore. Elle m’a beaucoup fait rire et apporte une véritable bouffée de fraicheur au récit. C’est une femme libérée, excentrique, peu conventionnelle et qui n’a pas la langue dans sa poche non plus !

Mon seul bémol concerne l’époque où se situe l’action, que l’on a du mal à déterminer au premier abord. J’ai dans un premier temps pensé à l’époque actuelle, les personnages notamment féminins me paraissant très émancipées, même s’il est question de chaperonnage mais je me suis dit que compte tenu qu’on était dans la bonne société, ça collait. Puis, il est question d’une sœur de Napoléon qui serait mariée avec un des personnages et là, j’ai commencé à cogiter. Il semblerait en effet que l’on soit dans les années 1800 mais les nombreux anachronismes (par exemple, le prince met un préservatif… Euh, comment dire, pas sûre qu’ils existaient à l’époque ????) font que l’on a beaucoup de mal à se projeter dans cette période. Ça manque un peu de cohérence point de vue historique mais encore une fois, ce n’est pas forcément pour cette raison que les lectrices (car je pense que le lectorat est majoritairement féminin) se tournent vers cette lecture mais bien pour l’histoire d’amour entre le prince et sa belle…