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Peter Pan de James Matthew BARRIE

Genre : Littérature jeunesse (fantastique)

 

Quatrième de couverture :

Wendy, John et Michael n’auraient jamais imaginé qu’ils pouvaient voler. Ni qu’ils s’en iraient au Pays Imaginaire affronter les Indiens ou les Pirates du redoutable Capitaine Crochet. Seulement, un beau soir, Peter Pan a fait irruption dans leur vie tranquille. Et pour visiter le Pays Imaginaire, rien n’est plus simple : il suffit de bien connaître Peter Pan et de posséder quelques grains de poussière des fées.

 

Ce que j'en ai pensé :

Une très belle lecture qui fait la part belle à l’Imagination, à l’Enfance et au Rêve. L’écriture de James Matthew Barrie est parfois très poétique, notamment lorsqu’il décrit le Pays Imaginaire, fluide et moderne, ce qui m’a il est vrai beaucoup surprise (les préjugés ont la vie dure !). Il a un regard très acéré, objectif sur ses personnages et ses interventions créent une véritable complicité avec son lecteur. Peter Pan n’a rien d’une oie blanche, d’un chevalier au grand cœur ou d’un gentil pur et transparent comme de l’eau de roche. Il représente l’insouciance de l’enfance, son égoïsme et sa cruauté aussi. C’est presque la personnification de notre âme d’enfant oubliée, cette part de nous qui refuse de grandir et qu’il vient nous remettre en mémoire. Quant à Wendy, c’est une des figures maternelles marquantes de l’histoire. Le regard que l’auteur porte sur les mères est très attendrissant. Tous deux, accompagné de John, Michael, Clochette et des enfants perdus, vont vivre nombre d’aventures au Pays Imaginaire et le lecteur les suit avec entrain, qu’il soit enfant ou adulte. Comment ne pas être émerveillé devant tant d’inventivité ? Enfin, autre figure prépondérante du récit : le capitaine Crochet, bien loin du personnage éponyme vu façon Disney. Le côté ridicule du personnage n’existe pas ou peu dans l’œuvre originale et le pirate retrouve toute sa grandeur. Il est intelligent, cruel et tyrannique, fourbe, comme tout pirate qui se respecte. Serait-ce le pendant adulte de Peter Pan ? Je me suis souvent posé la question… qui restera sans réponse. Bref, un classique de l’enfance à lire et à relire sans modération…

 

 

Frankie 11/12/2013 09:54

Quand je lis ta chronique, je me dis que je suis passée à côté de ce conte ! :) En fait, la vision qu'il donne des mères, assez archaïque à mes yeux, m'a un peu bloquée. Ce que tu dis concernant le parallèle entre Peter et Crochet est tout à fait juste. J'y ai aussi vu, pour ma part, une certaine vision paternelle.

Alexielle 11/12/2013 13:05

Pour la vision des mères, je comprends ! En lisant tes commentaires dans le suivi Livraddict, je me suis dit qu'effectivement c'était une vision très étriquée, macho (la petite femme à la maison = Wendy qui fait le ménage et la popote pour sa famille) mais j'avoue qu'à la lecture, ça ne m'a pas choquée plus que ça : peut-être parce que je m'y attendais aussi un peu tenant à l'époque où il l'a écrit. Mais je trouve quand même qu'il a une certaine tendresse, indulgence pour les mères et objectivité aussi quant à leur amour pour leurs bambins qui ne leur le rendent pas toujours, qui se montrent parfois ingrats comme les enfants de Mme Darling... Après je suis douée aussi pour faire abstraction de ce qui me chiffonne lol ^^